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ET DANS IIÊSIODE.
récompenses et de châtiments où éclate également la puissance d'une divinité aussi merveilleuse dans sa bienfaisance que terrible dans sa colère. Les justes n’ont rien à envier à l’âge d’or :
« Ceux qui rendent, pour les étrangers comme pour les citoyens, des arrêts équitables et ne transgressent en rien la justice, voient fleurir leur cité et prospérer les peuples qu elle renferme. Dans le pays règne la paix, nourricière des jeunes gens; jamais Jupiter, qui voit au loin, ne leur envoie la guerre cruelle; jamais ces hommes justes n’ont pour compagne la famine ni aucune calamité; mais ils jouissent dans les festins des produits de leurs champs. La terre leur donne généreusement leur subsistance; sur les montagnes, le chêne porte des glands en haut et des abeilles au milieu ; les brebis sont chargées d’une épaisse toison ; les femmes mettent au jour des enfants semblables à leurs parents. Chez eux fleurit une abondance de biens perpétuelle; ils ne voyagent pas sur la mer, mais la campagne féconde leur prodigue ses fruits*. »
En face de ces promesses de félicité idéale, se place le tableau des conséquences de l’injustice, qui s’étendent comme une contagion sur la société où vit l’homme injuste :
« A ceux qui ont à cœur l’injure mauvaise et les actes coupables, le fils de Saturne, Jupiter, qui embrasse tout de son regard, envoie un châtiment. — Souvent une cité tout entière a recueilli le fruit de la perversité d un homme qui se livrait au mal et méditait le crime. Du haut du ciel le fils de Saturne lui a