‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 58 sur 205 · I. Hymne à Afollon · texte numérisé non relu

I. Hymne à Afollon

corps divin tombent dénoués, et soudain Phébus- Apollon dit aux immortelles : « Que la lyre et l’are recourbé soient mes attributs aimés. Mes oracles annonceront aux hommes les infaillibles desseins de Jupiter. » Ayant ainsi parlé, Pbébus à la longue chevelure, dont les traits volent au loin, marcha sur la terre aux larges voies. Et Délos tout entière se chargea d’or à la vue de l'enfant de Jupiter et de Latone; heureuse de ce que ce dieu l’avait choisie pour sa demeure parmi toutes les îles et toutes les terres du continent, elle se sentit pénétrée d'amour pour lui. . . Elle se couvrit de fleurs... »

Apollon s'avance dans l'Olympe, et les dieux euxmèuies tremblent à son approche quand ils le voient entrer dans le palais de Jupiter tenant tendu son arc étincelant '.

Lorsque Gérés, errante et affligée, accepte l’hospitalité que les filles de Célée lui offrent de la part de leur mère, les jeunes vierges viennent la chercher en courant, « pareilles à des biches ou à des génisses qui au printemps rassasiées de pâture bondissent sur la prairie : elles ont relevé leurs voiles gracieux, et autour de leurs épaules leurs cheveux flottent semblables au crocus fleuri’... » La déesse les suit : « Derrière elles, contristée en son cœur, elle marche la tète enveloppée d’un voile sombre qui descend et tournoie autour de ses pieds immortels. »

On pourrait multiplier les exemples de cette nature. Par quelques-uns de ces efl'ets , la poésie voulait fixer les détails consacrés d’une tradition religieuse;

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