‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 63 sur 205 · I . Vers 124 et suiv · texte numérisé non relu

I . Vers 124 et suiv

franchise de ses allures exercent un charme irrésistible sur ses concitoyens, qui se demandent encore quel est ce dieu ou ce héros inconnu, lorsqu’arrive précipitamment, sur son char traîné par des mules, le tyran soupçonneux et inquiet, Pélias.

Nulle part on ne trouverait une scène d’un plus b 'au style, une expression plus frappante de la simplicité et de la noblesse héroïques, des images plus vives et plus éclatantes, où l’impression morale se fonde mieux avec l'effet plastique. Lisez la suite du récit, et vous verrez, au milieu de ce luxe d'une poésie constamment noble et expressive, se détacher nettement des tableaux du plus grand caractère. Tel est, par exemple, le départ des Argonautes :

« Lorsqu'ils eurent suspendu les ancres au-dessus de l’éperon du navire, le chef, debout sur la poupe, une coupe d'or dans les. mains, invoque Jupiter, le père des dieux celestes, celui qui brandit la foudre, et les élans rapides des vagues et des vents, et les nuits, et les routes de la mer, et les jours heureux, et la douce destinée du retour. Du sein des nues lui répondit la voix favorable du tonnerre; l'éclair lança les jets brisés de ses rayons étincelants : les héros respirèrent, confiants dans les signes du dieu. Le devin leur cria de laisser tomber leurs avirons, en leur disant d’espérer le succès, et leurs bras infatigables imprimèrent aux rames un mouvement rapide '. »

Au terme de l’expédition, voyez Æétès et Jason dans l’épreuve qui décide du succès :

« Æétès plaça au milieu des héros une lourde

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