‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 67 sur 205 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LE PROGRÈS MORAL ET L’ÉTAT RELIGIEUX DES ESPRITS A LA FIN DU SIXIÈME SIÈCLE ATTESTÉS PAR LA POÉSIE ÊLÉGIAQUE.

Théognis. — Traits généraux de son caractère — Scs idées sur la destinée humaine comparées à celles de Solon.

Nous venons de dire que l’expression des idées morales fut principalement confiée à la poésie élégiaque : les noms illustres de Tyrtée, de Solon, de Tliéognis en font suffisammentfoi.il est impossible de se les rappeler, sans admirer combien le rôle de cette poésie fut grande et efficace. Soit que sur les traces vénérées d’Hésiode, elle règle pour chacun le détail de la vie pratique, soit qu elle s’adresse à tout un peuple pour lui faire entendre la voix de l’honneur ou de la justice, elle semôle et s'unit intimement à la vie des Grecs. Les chants deTyrtée ramènent au combat et à la victoire les Spartiates découragés, et lui survivent dans les mœurs guerrières de ce peuple , comme une institution nationale. Les vers de Solon réveillent dans le cœur des Athéniens le sentiment de la

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