‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 79 sur 205 · UHPH1SME · texte numérisé non relu

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régions des Enfers, ce qui dominait dans le culte qui leur était rendu, c’était leur caractère de puissances infernales. Là était la cause de leurs rapports a\ec les vivants, de leur autorité sur eux, de leur science de l’avenir, de leur pouvoir funeste ou protecteur. C’est là ce qui était consacré par les rites. Le reste, c’est-àdire les rêves épiques dont se repaissait si volontiers l’imagination des Grecs, ne faisait que contribuer à l’éclat extérieur des fêtes, au même titre que les légendes sur leur vie terrestre.

Le culte des héros était universel en Grèce ; il embrassait toutes les époques; partout et en tout temps il multipliait les liens qui rattachaient le présent au passé et le monde visible, au monde invisible. L’âge épique avait d’abord fourni un grand nombre de ces demi-dieux, soit aux villes qui s’honoraient de leur avoir donné naissance, soit à celles qu ils passaient, pour avoir fondées ou simplement visitées dans leurs courses aventureuses, soit aux pays qui avaient reçu . leurs descendants dans des émigrations postérieures, soit enfin à la Grèce en général dont ils étaient les héros nationaux. Les moindres d’entre eux recevaient ainsi des hommages traditionnels; par exemple Talthybius,le héraut d'Agamemnon, avait à Sparte un sanctuaire où il était honoré par ses descendants les Talthybiades, et les Spartiates éprouvèrent les effets de sa colère à cause du sacrilège dont ils s’étaient rendus coupables en faisant périr, à l’origine des guerres médi ques, les hérauts envoyés par Darius1. Pendant lecours même de ces guerres, on voit, à la suite d’un trem-

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