‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 80 sur 205 · HcibilolÈ, VII, 1 .14 et l3i · texte numérisé non relu

HcibilolÈ, VII, 1 .14 et l3i

ANTÉCÉDENTS DE L'üHPHISME.

blement de terre, les Grecs envoyer chercher à Égine les statues des Éacides et puiser dans ce secours une plus grande confiance'.

Il y avait, en outre, une foule innombrable de héros fondateurs ou éponymes, sortes de personnifications de la patrie, souvent faites après coup, moins par un calcul que par une illusion de la vaniténationalc, et autorisées par une consécration religieuse. Venaient enfin les héros historiques, déifications de personnages connus, qu’avaient pu voir ceux qui les adoraient et qui avaient reçu les honneurs divins à une date déterminée, le plus souvent par une décision politique ou complaisante de la Pythie. C’est elle qui, au témoignage d s Plutarque ’, fit rendre un culte par les habitants d Astypalée à leur compatriote, l’athlète Cléomède, dont l'unique titre à cet honneur était une disparition mystérieuse. Au cinquième siècle, 1 illustre tyran d’Agrigente, Théron, est honoré après la mort par son peu- , pie comme un héros. Plutarque raconte’ comment, sur la réponse de l’oracle de Delphes, les Argiens et les Sicyoniens vinrent prendre à Ægium le corps d’Aratus et le portèrent en pompe à Sicyone avec un accompagnement religieux d’hymnes et de danses, puis, après lui avoir fait des funérailles solennelles comme au fondateur et au sauveur de la ville, instituèrent en son honneur des sacrifices annuels qu’on lui offrit aux jours anniversaires de sa naissance et de la délivrance de la patrie. Ces faits ont un certain rapport avec les apothéoses adulatrices qui signalèrent 1a décadence de

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