‹ Le séquestre des biens ennemis sous la Révolution françaiseChapitre 46 sur 68 · AL · texte numérisé non relu

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Le RECÈS DE 1803 ET LA Lor DU 21 FLORÉAL AN XII

Dans le courant de l’été de l’ar: X (1802), aussitôt la paix conclue, l'affaire des indemnités germaniques et la réorganisation de l’Empire faisaient le sujet des préoccupations diplomatiques de toutes les puissances. La Prusse et l'Autriche y étaient intéressées au point de vue de leurs propres possessions : pour l’équilibre de l'Empire et leur influence personnelle, le problème était d’importance. Pour le jeune Empereur de Russie, qui avait l’ambition de gouverner par lui-même et d’être l'arbitre de l’Europe, pour Napoléon Bonaparte, plus qu'un autre attentif à l’organisation de l’Empire, notre voisin, pour tous les Etats enfin, il semblait urgent d'aboutir. « Cette affaire, entamée au congrès de Rastadt, après la paix de Campo-Formio, abandonnée par suite de l’assassinat de nos plénipotenitiaires et de la seconde coalition, reprise depuis le traité de Lunéville, souvent commencée, jamais terminée, était une grave affaire pour l’Europe, question qu’on poussait devant soi, ne sachant comment la résoudre » (1).

Si l’on voulait aboutir, il fallait manifester une ferme volonté et empêcher toute discussion : jamais les intérêts particuliers n’eussent pu s'entendre, et il était nécessaire qu’un médiateur préparât un plan d'indemnisation: rendu possible par de larges sécularisations ; le plan une fois arrêté, à la suite de négociations diplomatiques, il le présenterait à la Diète de Ratisbonne, qui n'aurait plus dès lors qu'à l’entériner.

On s’occupa d’abord des territoires qu'il converait d'assigner aux grands Etats de l’Allemagne : après diverses négociations

(1) A. Thiers: Le Consulat et l'Empire, tome IV.

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