RE PORTES REP
l'administration le 22 décembre 1810, et vendu comme bien national pour 138.400 fr. (1).
La terre d’Aubigny, appartenant au duc de Richmond, lui avait été rendue par la paix d'Amiens ; et, en l'an XIII, lors de la reprise des hostilités, l'Empereur avait décidé que le séquestre ne serait pas rétabli et que le due en garderait la jouissance. Mais un arrêté du 12 janvier 1807 HR le duché sous la main du Domaine, et il s’ y trouvait encore à la fin de l'Empire, Néanmoins il avait été spécifié que rien ne serait changé au mode d’adminis- tration, et que tous les régisseurs, gardes et agents conserveraienti leurs fonctions. En 1812, le château devint la gendarmerie ; certains bâtiments se trouvaient alors en mauvais état, et la verrerie était en « péril imminent de ruine et d'incendie ». Le ministre des finances à cette époque invitait le Domaine à faire estimer les terrains et immeubles en dépendant, à l'effet de les vendre le plus rapidement possible. Cependant, lorsque la paix revint, peu de terres avaient été réalisées ; en 1812, 13 lots avaient été adjugés, pour 34.320 francs : or les biens du duc avaient été évalués au moment de la Révolution à 563.154 livres (2).
Enfin il faut signaler qu’en: 1814 les papiers et titres du banquier Boyd restaient encore confisqués. En l’an XI et l’an XII, nous l'avons vu réclamer sa radiation et l'envoi en possession de ses biens. Sa demande avait été deux fois ajournée par le Gouvernement, qui refusait de le faire jouir du bénéfice de l'avis. du 9 thermidor (3).
Par l'effet des décrets de 1806 et 1810, le séquestre fut maintenu : en 1812 et 1813, l'administration opérait encore quelques recouvrements de créances et estait en justice au nom de Boyd. Elle intenta un procès au négociant Haller, ancien associé de la maison de banque Girardot et Haller, qui er: 1793 faisait
(1) Archives de Seïine-et-Oise Q 718.
(2) Archives du Cher Q 605, I1 semble d’ailleurs que Charles Lennox avait été inscrit sur la liste des émigrés, ce qui était une autre raison pour que ses terres restassent confisquées.
(3) Voir pages 260 et 283.