AVERTISSEMENT
Pendant le reste de la journée et une partie du jour suivant, Cartier, enfermé dans la chambre qu'il occupait à l'auberge de Saint-Abdon, attendit vainement que les Maubac le fissent appeler, selon leur promesse. Les Maubae, en effet, avaient bien d'autres soucis ! Après le dé- ' part du négociant, les découvertes d'or avaient continué dans les galeries supérieures, et, quoique moins impor^ tantes que celles du rez-de-chaussée, elles se composaient encore de sommes qui eussent été la richesse pour bien des familles. Aussi les héritiers se déterminèrent-ils à passer une nouvelle nuit dans leurs cellules délabrées, afin de veiller sur leur bien.
Le lendemain matin, on poursuivit les investigations,
mais avec mollesse et découragement, car on avait fouille jusque dans les caves, et les trouvailles devenaient de plus en plus insignifiantes. Enfin le bruit se répandit que le? travaux avaient cessé, et, en effet, on ne tarda pas à voir revenir les ouvriers, qui, après avoir reçu une bonne récompense, allèrent s'installer dans les cabarets de Saint-Abdon.
Néanmoins, les héritiers n'étaientp^s libres encore ; il restait à diviser l'or en trois parts égales. Compter pièce à pièce une somme de deux millions environ eût été folie; aussi envoya-t-on chercher des balances chez l'épicier du village pour peser le métal précieux. L'opération avait lieu en présence du juge de paix et du notaire, qui voulaient bien y présider, et, malgré cet arbitrage respectable, on prétendait que de fréquentes querelles s'élevaient entre les copartageants pour un poids trop faible ou trop fort.
Cartier, en attendant à l'auberge l'appel des Maubac, ne négligeait pas de prendre toutes les informations possibles au sujet de Bringas. Par malheur, il ne put se procurer aucune indication précise sur l'endroit où l'ancien intendant de Maubac avait cherché une retraite. On lui dit seulement que Bringas avait pris « la route du Midi, » et cette disparition subite n'était pas le moindre souci du négociant au milieu de ses graves préoccupations.
Enfin, il sembla que tout fût bien fini au Prieuré. Les valets de M. de Morangis revinrent à l'auberge et préparèrent la voiture pour aller prendre leur maître et leur maîtresse. Des ordres analogues étaient donnés à la chaise de poste qui avait amené César et Urbain, mais elle devait servir à César seul. Quant à Urbain, 1 faisait demander à Rupert une vieille carriole, appar-
tenant à la Poste-Royale, pour le conduire jusqu'à Lyon. Ainsi chacun des Maubac comptait voyager seul avec son trésor.
Cartier commençait à s'alarmer de ces dispositions qui annonçaient le départ immédiat des héritiers, quand un vieux laquais poudré, qu'il savait être le valet de chambre du duc, s'approcha de lui respectueusement et lui annonça que « la famille » l'attendait. Il s'empressa donc de se rendre à l'ancienne demeure de son oncle.
L'affluence ne diminuait pas autour du sombre édifice, et les voitures qui arrivaient à la file vinrent encore augmenter l'agitation; mais ce n'étaient pas surtout les héritiers que les gens du pays désiraient voir, c'était la malle pleine d'or que chacun des Maubac devait emporter. On se poussait, on causait avec chaleur , et les gendarmes avaient peine à maintenir l'ordre dans cette foule turbulente.
Sans doute des ordres spéciaux avaient été donnés à l'égard du négociant, car il fut admis dans la maison sans difficulté, et il se dirigea vers la salle à manger, où la famille Maubac était réunie. Là aussi on discutait chaleureusement, comme si les héritiers, après s'être contenus à grand'peine pendant plusieurs jours, croyaient pouvoir enfin lâcher la bride à leurs passions, et Cartier entra sans que personne parût d'abord s'apercevoir de sa présence.
La salle, ainsi que toutes les autres pièces du logis, offrait un spectacle de destructioD. Les lambris avaient été arrachés, et des planches rompues encombraient le passage. Au milieu de ces débris, les deux Maubac et leur noble beau-frère étaient assis chacun sur sa malle, en attendant que l'on vînt enlever ces précieux fardeaux.
La duchesse et Laugerot occupaient les seuls sièges qui fussent encore intacts. .
— Je vous répète, monsieur César, disait le duc en s'efforçant de donner des inflexions majestueuses à sa voix chevrotante, que je ne souffrirai pas davantage voi grossièretés... Par respect pour Mme la duchesse, j'ai été patient jusqu'ici; mais il ne faudrait pas trop compter sur la longanimité d'un Morar gis-Lautrec... même quand on n'est pas de son monde.
— Si je ne suis pas de votre monde, beau-frère, reprit César d'un ton goguenard, vous ne pouvez disconvenir qu'en épousant ma sœur vous êtes entré dans le nôtre. Voyons, mon cher duc, malgré le double de dont s'affuble maître Urbain, nous ne sommes que des bourgeois, vous ne pouvez l'ignorer; je soupçonne même le papa d'avoir été autrefois un peu jacobin avec son confident Bringas... Mais les bourgeois ont de l'argent, ce que n'ont pas toujours les ducs, et vous eussiez difficilement trouvé dans « votre monde » une dot qui se composât de tant de terres, de vignes, de coupons de rente, de créances hypothécaires... sans compter les six cent mille francs d'or qui vous servent de siège en ce moment.
M. de Morangis était furieux.
— Ceci passe toute croyance ! s'écria-t-il. Vous me rendrez raison de ces insultes ou je vous ferai jeter dans un cul de basse-fosse. J'obtiendrai un ordre du roi...
— Allons donc, beau-frère, vos menaces n'effrayent personne. Vous êtes mal en cour et l'on a le mauvais goût là-bas de vous reprocher certaines peccadilles...
— César, dit Pascaline indignée, la passion politique et la brutalité de votre caractère 'vous rendent tout à fait insociable. Je ne vous reverrai de ma vie !
— Ingrate! je voulais piquer d'honneur ton noble
époux, qui est capable encore de croquer ta part d'héritrge... Eh bien, pour te punir, je n'accepterai pas sa provocation, et tu n'auras pas la chance de devenir veuve de sitôt.
Le duc et la duchesse étaient au comble de l'exaspération. Urbain eut l'air d'intervenir dans une intention conciliante :
— Voyons, mon cher duc, et toi, Pascaline, reprit-il, allez-vous faire attention aux sarcasmes de César? Le cynisme estpourlui, comme pour Diogène, une sorte de profession, et c'est par là qu'il compte arriver...
— Morbleu! monsieur de Saint-Abdon, il vaut mieux arriver par le cynisme que par l'hypocrisie, comme vous.
— Hypocrite, moi!
Le notaire Laugerot s'empressa d'interrompre la discussion.
— Messieurs, dit-il en désignant le négociant, voici M. Joseph Cartier qui vient pour l'importante communication dont il vous a parlé, et je soupçonne qu'elle est vraiment digne de tout votre intérêt.
En même temps, il offrit son siège à Cartier et alla fermer la porte, à laquelle il s'adossa, afin d'éloigner au besoin les indiscrets.
— Ah çà ! de quoi diable s'agit-il encore? demanda César; n'en finirons- nous pas? on doit pourtant comprendre quelle impatience nous avons de partir...
— Et de ne plus nous trouver en certaine compagnie, ajouta Pascaline avec une intention haineuse.
— Messieurs, dit Cartier, je n'abuserai pas de votre patience; mais je ne peux me dispenser de vous apprendre un fait extraordinaire arrivé à ma connaissance depuis quelques heures.
En même temps il rappela, ce que les héritiers Maubac
savaient déjà, comment il avait donné asile au mystérieux Guillaume, et il exposa comment il venait d'acquérir la certitude que le jeune homme inconnu avait passé ses longues années de captivité à Saint-Abdon, dans la demeure même de Maubac. Il énuméra les circonstances qui semblaient rendre l'événement incontestable et finit par produire, à l'appui de son opinion, le livre trouvé dans le cabinet du défunt.
Les assistants l'avaient écouté avec attention et en silence. Les frères et la sœur ne pouvaient méconnaître, à part eux, combien les suppositions de Cartier étaient probables, mais ils sentaient la nécessité d'une extrême réserve. Le srime dont il s'agissait pouvait compromettre d'une manière grave le nom de Maubac; qui sait même s'il n'était pas de nature à diminuer l'énorme succession dont ils venaient d'opérer le partage? Ils n'échangèrent aucune parole, et cependant il fut évident que, malgré leurs querelles récentes, ils s'entendraient à merveille pour défendre la considération et l'argent de la famille.
Le fougueux César lui-même comprenait le dat ger d'un mot lat ce sans réflexion, et ce fut le duc de Morangis qui parla le premier.
— Voilà, monsieur, dit-il d'un ton un peu dédaigneux, une fort belle histoire; mais enfin, à supposer qu'elle soit vraie, quelle conclusion en tirez-vous, et qu'attendezvous de nous?
— J'attends tout simplement de vous, monsieur le duc, et de messieurs Maubac, que vous vous joigniez à moi pour découvrir la vérité, pour réparer une grande injustice, si, comme je le crois, une grande injustice a été commise.
Urbain, qui était en train de feuilleter l'Histoire d'Hippolyte, dit à son tour, de son ton mielleux :
— Sans vouloir discuter pour le moment votre opinion, mon cher Cartier, je vous ferai remarquer qu'en justice la production de ce livre ne prouverait pas grand'chose... Quand même les mots qui manquent seraient précisément ceux dont se compose la lettre trouvée sur Guillaume, un magistrat timoré pourrait s'étonner que ce livre fût présenté par vous, le protecteur et l'ami de Guillaume, et soupçonner,.. A Dieu ne plaise, ajouta-t-il, que je n'aie pas une confiance entière dans votre affirmation; cependant vous auriez dû faire constater par procès-verbal authentique que ce bouquin avait été réellement trouvé dans le cabinet de notre honoré père...
— Mais vous l'avez tous vu au moment où le hasard Ta fait tomber entre mes mains ! s'écria Cartier en reprenant le livre, qu'il glissa dans sa poche ; d'ailleurs, il ne s'agit pas encore de justice, monsieur Urbain, il s'agit seulement de bonne foi, et la mienne est 'au-dessus de toute atteinte.
— La découverte de cette salle voûtée, ajouta César d'un ton plus posé qu'à l'ordinaire, ne serait pas non plus un argument décisif. Elle a pu servir à autre chose qu'à renfermer un prisonnier ; et, quant aux jouets, il nous serait difficile de leur attribuer l'origine romanesque dont on parle, puisque nous les avons reconnus pour ceux dont nous nous amusions pendant notre enfance.
— Et ces vêtements, ces provisions encore fraîches?...
— Tout cela appartient sans doute à Bringas, qui seul pénétrait dans ces pièces abandonnées.
— Et en ce qui concerne la voix mystérieuse que certaines personnes prétendent avoir entendue dans le Jardin -du-Prieur, ajouta la duchesse, on a pu être trompé par quelque effet singulier d'acoustique ou même par un tour d'espièglerie de quelque mauvais plaisant.
Cartier trouvait ces explications peu plausibles ; aussi n'ébranlèrent-elles en rien sa conviction ; elles lui prouvaient seulement que les Maubac ne se souciaient pas de reconnaître comme constants des faits si peu honorables pour le chef de la famille.
— Je m'explique, dit-il, que vous ayez quelque peine à admettre cette étrange histoire, car, ainsi que moi, vous ne voyez pas q els mobiles aurait eus votre père pour se rendre coupable d'un acte de ce genre... Son confident etpon agent Bringas pourrait seul nous renseigner sur ce point; mais, en attendant que Bringas soit retrouvé, j'adjure devant vous M. Laugerot de nous dire s'il ne connaîtrait pas quelque circonstance capable de nous mettre sur la voie des découvertes.
Tous les regards se portèrent sur le notaire, qui parut fort troublé. Il répondit de sa voix éteinte :
— Je ne sais rien ; feu M. Maubac me consultait uniquement sur ses affaires d'intérêt... Je ne peux donc fournir aucun éclaircissement. A la vérité, il m'est venu parfois certaines idées vagues, mais...
— Communiquez-nous ces idées, s'écria Cartier; ditesles, je vous en conjure ; elles seront peut-être pour nous un trait de lumière.
— Avec votre permission, monsieur, répliqua Laugerot, mes idées n'appartiennent qu'à moi... Et comme elles sont confuses, dénuées de preuves, absurdes peut-être, je me garderai bien de les exposer en présence de l'honorable famille Maubac.
En même temps, le notaire s'essuya le front, comme s'il venait d'accomplir un douloureux effort.
— Bah ! reprit César, je ne vois rien de sérieux dans tout ceci. Le fait de séquestration attribué à notre père n'est nullement prouvé ; et quand même Je vieux aurait
nourri par charité, dans un coin de sa maison, quelque pauvre garçon idiot, où serait le mal, je vous le demande?
— Ce serait même, ajouta Urbain , une bonne action, d'autant plus méritoire qu'elle serait cachée.
— Et puis, reprit la duchesse, notre père n'aurait-il pas réparé ses torts, s'il en avait, en rendant 3a liberté à ce jeune homme et en lui donnant un rouleau de cent louis... générosité, ajouta-t-el e avec un sourire, dont nous l'aurions tous cru incapable?
Cette argumentation, pas plus que la précédente, ne changea l'opinion bien arrêtée de Cartier. Il se leva.
— 11 suffit, dit-il. J'aurais voulu examiner cette affaire en famille, afin d'aviser en commun aux mesures à prendre dans certaines éventualités... Mais, puisque je ne dois compter sur l'appui de personne, je compterai seulement sur moi-même.
— Qu'allez-vous faire, monsieur Cartier? reprit le notaire; vos suppositions n'ont peut-être aucun fondement, mais elles sont de nature, si elles s'ébruitent, à causer un grand scandale.
— Je ne chercherai pas le scandale, et je l'éviterai de tout mon pouvoir; mais si, à la suite de l'enquête à laquelle je vais me livrer, je découvre un crime, chacun, mort ou vivant, devra être responsable de ses actes.
— Monsieur, je vous supplie de considérer...
— Ah çà! canut du diable, répit César avec sa rudesse ordi aire, quel rôle jouez-vous donc ici? Nous vous connaissons à peine, et notre parenté avec vous n'est pas incontestable; cependant, nous vous accueillons bien, nous vous témoignons toute confiance, nous ne nous plaignons pas que notre père ait distrait de sa succession un gros legs en votre faveur et à aotre détriment ..Puis, quand nous vous avons admis dans notre intimité, vous
nous fabriquez un roman à l'ancienne mode que vous voulez nous faire prendre pour une réalité!
— Et si le roman se changeait en procès, aj outa Urbain, je peux assurer que, dans l'état actuel des choses, notre considération n'aurait pas beaucoup de risques à courir.
— Encore une fois, messieurs, répliqua Cartier avec fermeté, il ne s'agit ni de roman, ni de procès, mais d'un fait obscur encore, je l'avoue, et pour l'éclaircissement duquel j'aurais voulu vous voir unir vos efforts aux miens... Quant à votre intimité, je ne l'ai pas recherchée, et si feu M. Maubac, votre père, a jugé à propos de me nommer son légataire, c'est, personne ne l'ignore, par un scrupule de conscience et parce que je suis aujourd'hui seul survivant de la famille de Jeanne Brtaux, sa première femme, morte si jeune et si prématurément.
En entendant ce nom, le duc de Morangis se redressa et une certaine émotion se manifesta sur ses traits flétris*
— Jeanne Bertaux! répéta-t-il; n'était-ce pas la fille d'une bourgeoise veuve qui habitait, il y a vingt-cinq ans environ, le village de Blossac, près du château de la Morière?
— En effet, monsieur; mais la veuve Bertaux avait deux filles : Louise, l'aînée, qui a été ma mère ; puis la cadette, cette pauvre Jeanne qui épousa M. Maubac... Auriez-vous donc connu la famille de ma mère, monsieur le duc?
— Cela serait possible, répliqua le duc en affectant une indifférence dédaigneuse. A l'époque dont je parle, en revenant de rémigration, je passai quelque temps à la Morière, chez le marquis de Pardaillan, et je rencontrais alors parfois cette demoiselle Jeanne Bertaux, que je remarquai, car elle était assez jolie personne... Mais
ces souvenirs sont aujourd'hui très-confus dans ma mémoire.
Peut-être M. de Morangis attachait-il à ces souvenirs plus d'intérêt qu'il ne voulaiten montrer, car, en voyant les yeux de la duchesse fixés sur lui, il détourna la tête avec embarras.
Tout le monde s'était levé.
— Allons! dit César résolument, nous n'avons pas pour le moment à nous occuper de l'affaire dont Cartier fait si grand bruti, ni à prendre de mesures en conséquence. Si M. Cartier, après de nouvelles informations, arrivait à des résultats plus positifs, il voudra bien nous en prévenir et nous agirons de concert... N'est-ce- pas aussi votre avis, messieurs?
Le duc fit un signe d'assentiment.
— César a raison, dit Urbain; pour ma part, j'éprouve les sentiments les plus bienveillants à l'égard du protégé deM. Cartier, et peut-être...
— Mon protégé vous en remercie, monsieur, interrompit Cartier avec froideur, mais sans doute il n'aura jamais besoin de les invoquer... Enfin, il suffit; j'ai averti la famille Maubac et rempli mon devoir.
Il salua cérémonieusement et quitta la maison.
Après son départ, les Maubac se consultèrent à voix basse; puis Urbain s'absenta un moment, et quand il revint, il dit quelques mots à ses cohéritiers.
— A la bonne heure! s'écria César d'un ton joyeux ; nous voilà enfin redevenus libres... Maintenant chacun pour soi et le ciel pour tous!
Moins d'une demi-heure plus tard, les Maubac quittaient l'ancien couvent, sans doute pour n'y plus revenir. Ils n'avaient pas négligé d'emporter le moindre louis provenant de l'héritage, mais aucun d'eux n'était
allé verser une larme ou prononcer une prière sur la tombe de celui qui leur laissait une fortune de cinq millions.
Toute la population forma encore la haie pour voir partir les trois voitures dont chacune contenait une malle pleine d'or ; des gendarmes à cheval les escortaient, afin de prévenir les tentatives que des malfaiteurs auraient pu faire pendant le voyage, aux approches du soir.
Du reste, les curieux oubliaient combien ces richesses qui s'en allaient représentaient de ruines, de larmes et peut-être de sang; ils étaient comme éblouis par Ténormité de la somme; l'admiration stupide étouffait. l'indignation légitime. L'épicier du village, qui avait prêté ses balances, les conserva avec grand soin, et pendant de longues années il exposa à la vénération de ses pratiques l'instrument qui avait servi à peser « deux millions d'or. »
Cartier ne partit qu'assez longtemps après les Maubac dans son modeste cabriolet, et, chemin faisant, il se disait avec tristesse :
— ■ Pauvre Guillaume! je ne sais par quels liens tu tiens à la famille de mon oncle, et peut-être à la mienne... Mais, j'en suis sûr, tu as des droits à ma tendresse, à ma protection, et je n'abandonnerai pas ta cause, quoi qu'il arrive !