‹ Le Sérapéum de MemphisChapitre 60 sur 73 · Genèse, x · texte numérisé non relu

Genèse, x

dencc^ ce qu'avec M. Birch j'ai appelé le sémiticisme de la XXIP dynastie. Mais si, dans ce dédale de peuples qui nous montre si souvent confondus les fils de Sem et les fils de Cham, il est possible de remonter jusqu'à la source de l'un d'entre eux, on voit que nous appellerons les Nemrod de l'Egypte des enfants de Coush plutôt que des descendants de Sem. Le rédacteur des Paralipomènes, qui donne à Sérakh le titre d'Éthiopien, n'entendait donc pas que Sérakh régnât sur une partie du continent africain au delà des premières cataractes du Nil; fidèle aux traditions qui avaient cours de son temps, il prouvait seulement que le chapitre X de la Genèse ne lui était pas inconnu, et qu'il savait qu'à la cour d'Egypte vivaient des Nemrod, des Sargon, qu'il ne séparait pas, quant à l'origine, des Nemrod et des Sargon de la cour d'Assyrie. La Bible a, par conséquent, pu donner à Sérakh la qualification d'Ethiopien, et elle n'a fait par là que confirmer le témoignage des monuments égyptiens qui nous introduisent dans les palais des Bubastites et nous y font rencontrer des personnages qu à leurs noms nous saluons comme des Coushites. — Maintenant Tahraka était- il aussi un de ces Coushites? Je n'en doute pas. Il s'agit seulement de distinguer. Les Scheschonk, étrangers à l'Egypte, ont pu en effet y pénétrer par le désert oriental, et, remontant le Nil de Péluse à Memphis et deMemphis à Thèbes, venir dans cette dernière ville sculpter leurs noms sur les pylônes de Karnak. Avec eux s'implantèrent en Egypte les noms propres que nous voyons portés par un grand nombre de personnages : les Takelot, les Nemrout, les Osorkon, les Ouasaroken^, les Maouasen^, les Pouaroma*, les Kéromama, Les Bubastites semblent ainsi les branches d'un tronc qui cacherait ses racines dans les mystérieuses profondeurs ou la Bible place le berceau du premier Nemrod. Sabacon, au contraire, fils de ces Ethiopiens qu'avaient domptés les Pharaons, et qui, en se soumettant, avaient adopté la religion, les arts et l'écriture des vainqueurs^ Sabacon, dis-je, avait suivi le cours du Nil au lieu de le remonter, et de Gébel-Barkal était descendu à Thèbes. Il formait, à la vérité, un rameau distinct de celui qui, deux siècles plus tôt, avait donné les Scheschonk à l'Egypte, et les noms propres usités après lui, Nastosenen (Actisanès?),

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