‹ Le Sérapéum de MemphisChapitre 61 sur 73 · Btdl. archéol., 1" année, p · texte numérisé non relu

Btdl. archéol., 1" année, p

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6, Lepsius, Digcoveries in Egypt, Ethiopia and the Peninsula of Sinai, p. 161, 227, etc. — Abeken, Rapport aur les rénUtatê de Vexpéditwn prutêienne dans la haute Nubie, imprimé dans la Bévue archéol., t. III, p. 171, 178.

AspartOy Atarnarosa, Sanamounasken, Amatary Sekhrnakhy Alaro, Palakfij Amentàkeh\ n'ont rien de commun avec ceux que la XXII® dynastie introduisit en Egypte. Mais ce n'est pas là une raison pour conclure que Sabacon ait été, moins que Scheschonk, un fils de Coush. Tandis que Scheschonk représente les descendants plus ou moins directs du Nemrod auquel la Bible attribue , dans un verset spécial , la fondation de Babylone, Sabacon paraît une dérivation de la branche antique et plus primitive que la Genèse fait sortir en première ligne de Coush. Son nom f^l^^îLJj, SCHeBaKa, n'a d'ailleurs que l'aspiration finale qui le distingue de l^D^, fils de Coush*; le nom de son successeur, (HîÎ^^jDJ SCHeBaToKa, est, lettre pour lettre, identique à celui d'un autre fils de Coush que la Bible nomme R^^ÛD^ et le nom de Tahraka lui-même se retrouve parmi ceux des rois de l'un des royaumes Coushites de l'Asie occidentale (le Taracus de la Susiane). Sabacon et ses successeurs sont donc, au moins autant que Scheschonk et les rois de la XXIP dynastie, des fils de Coush. Seulement quand les uns, à une époque que nous connaissons, c'est-à-dire vers le x® siècle avant notre ère, arrivaient en Egypte par le nord, les autres, anciennement établis au sud, prenaient leur revanche des défaites que leur avaient infligées les pharaons des dynasties conquérantes et venaient à leur tour régner à Thèbes. Par conséquent, en donnant à Tahraka le titre de roi d'Ethiopie

1. Ces noms ont été portés dans la famille des rois qui, après avoir été expulsés de TÉgypte, continuèrent à régner en Ethiopie parallèlement à la XXVF dynastie égyptienne et aux suivantes (voy. Denkm, Abth. V, pi. I, 16). Les noms éthiopiens déjà connus, Aitaptu, Astarofxu, Astosaba (noms des branches du Nil), Aêbabo, Pasaho, Candace (Kantaki), présentent avec les noms hiéroglyphiques des personnages éthiopiens un certain air de parenté qu'il est di fficile de méconnaître. Je ne crois pas d'ailleurs que, dans le

nom Senanienesken, écrit f ^^^ [) ^^ ^^""^ ], le taureau ^ÎQ figure avec sa valeur KA°. Senamcnesken

étant, ce me semble, un nom analogue à Sennachérib, SanbaUat et autres, il faut prendre la syllabe initiale SeN pour le nom propre du dieu San (Rawlinson, OuUine of the hiatory of A»êyria, p. 7), auquel le taureau servirait ici de déterminatif. L'emploi du caractère ^^ prouverait donc tout au moins que le dieu assyrien San, inconnu jusqu'ici, était un dieu tauriforme. Du reste, la présence de ce nom dans un cartouche hiéroglyphique ne prouve pas du tout que le roi éthiopien auquel le cartouche app<artenait fût un adorateur de San. L'hiérogrammatc chargé de transcrire en hiéroglyphes le nom éthiopien du roi aura tout simplement fait suivre la syllabe SeN du déterminatif ^^ pour attirer l'attention sur le hasard qui, dans un nom propre éthiopien, ame nait le nom d'un dieu assyrien. C'est à cette recherche de style que, dans le nom

propre déjà cité \ )^ {BuU. archéol., I" ann., p. 97), nous devons le hasêin d'eau i — r après le

nom du Tigre. Dans Senamcnesken, comme dans Takeîot, le taureau et le b€usm sont donc en quelque sorte une superfétation, et, dans l'intention de ceux qui les employèrent, diffèrent complètement des exemples

que fournissent les mots j[Jtl '^^ ^^^^ ^~ T> SCHaRaMa (hébreu, D*?D), nP/?^, SeS (hébreu, D1D, cheval), "^^^^^CnJ^fl? ReHBOU (hébreu, an»?, flamme), J ^J^*"^^ """"^^^^^ BeT-A°NeT (la ville

ms;? n^a, Beth-Anoth), dans lesquels les caractères ^, /r^7 lA ®* ^""-^ déterminent des mots étrangers employés par les hiérogrammates pour leur signification propre.

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