KHeF, voir. L'arabe possède aussi ce verbe
5 C'est-à-dire dans la maison d'Apis, auquel le pronom *^-«*— se rapporte.
6. La forme pleine est (il .^^, A°SeW (de Rouoé, Ahmès, p. 80) ou (Iml ^p^». La traduction
de la première partie de ce membre de phrase laisse quelque place au doute, y ^iv» ^^^*^'» signifie plutôt être fort, et semblerait être ici employé adverbialement. On traduirait alors en mot à mot :
Regarde les divins membres dans Têtre sa maison beaucoup mauvaise dans ses parois.
Ce dernier mot, que j'ai traduit sarcophage sur l'autorité de la ligne 9 de notre stèle où il a évidemment ce sens, peut aussi s'interpréter par paroi (en copte, acoi, acoc, murus).
7. •'-' O^^îv » HeRou SA°M To. Quoiqu'il soit difficile de donner une analyse complète de ce groupe, il est certain qu'il est fréquemment usité pour désigner t ensevelissement, les funérailles (voyez Young, Hierogl., 48, 49). C'est ainsi qu'au lieu de la formule ordinaire l p | ^v ^, SAT NeTeR PeN eM Ho TeP eR A^'MeNT, a été amené ce dieu pour se réwnir avec r4me»2î,"fépitaphe de l'Apis
mort l'an 16 de Néchao donne O J==] ° -^i ° ^"^"^^^^ ^^^ ^'^***^ ^^ ®^ NeTeR PeN An NeTeR PeN eM HoTeP eR NeTeR KeR, le jour de l ensevelissement de ce dieu, est venu i'S^ - y dans "^?5^^i^ ^^^^ y ïK^ » 'l^i-ouôr^;) ce dieu pour se réunir dans V enfer. Le groupe HeR SA°M TO
désigne aonc Dieu le jour des funérailles. On remarquera d'ailleurs que, dans SA°M To, ^ ^\ est
verbe qui régit le substantif ^^w-r, puisqu'on trouve ^ (dans l'exemple ^^ A
un
» toutes les autorités veillaient pour ces cérémonies^ et le divin corps* était [ligne 8] » embaumé^; et les linges* étaient de Soten et de Menkh^y comme les portent tous >les dieux; [ligne 9] et les sarcophages étaient de bois At, de bois ifer, de bois
^ Ascii y de la perfection de [ligne 10] tous les bois; et leurs » Je ne crois pas
pouvoir risquer une traduction satisfaisante du reste.
Comme on le voit, le caractère de cette stèle n'est pas celui d'une épitaphe. On y reconnaîtrait plutôt une sorte de procès-verbal de la mise à exécution de l'arrêté royal qui ordonna le creusement des nouveaux souterrains. L'énumératîon des dépenses faites pour la sépulture de l'Apis n'enlève pas d'ailleurs son caractère propre à notre monument. C'est seulement en passant et à l'occasion des funérailles du taureau qui vint le premier occuper la nouvelle tombe que la stèle mentionne les magnificences du roi, et ce résumé ne dispensait pas de l' épitaphe, pour laquelle tous les détails particulièrement relatifs au dieu étaient réservés. Quoi qu'il en soit, la stèle dont ou vient de lire la ti-aduction est une des plus curieuses de celles que le Sérapéum nous a rendues, et c'est à ce titre que j'ai cru devoir la publier.
Contre l'ordinaire, le milieu de la chambre n° 1 des Grands Souterrains est occupé par une cavité rectangulaire de près d'un mètre de profondeur. Dans cette cavité avaient été déposés les cercueils de bois destinés à enfermer la momie , et qui ne nous sont malheureusement arrivés qu'en débris. La stèle précédente avait été encastrée dans la muraille en face. Du reste, que la dernière partie de cette stèle ait rapport, comme je le pense, aux funérailles du taureau, suffisamment indiquées par
Benkm, III, 112, d'où l'on a également iT^^ ^i SA**M, ou plutôt SeMA**). Une autre preuve de la
lecture SA*M se trouve dans le nom propre D <=> T , Pe HeR SA^M To, antigraphé ^PICOMTOrC (voy. Bruosch, Sammlung dern. Eigennamen, p. 13).