SCÈNE XI
Les Mêmes, LE BARON KOPPEN NIKEN.
F1NALI.
Air <U M . DeisztT fll*.
(.Quatre officiers entrent derrière le baron, un d'eux porte tin coussin sur lequel est une aiguillette.)
Allons, bon I que nous veut encore Ce trouble fête de baron ?
LE BARON
prince, un ordre dont je m'honora M'amène ici...
FRÉDÉRIC, arec humeur.
Que me veut-on?
LE BARON
le roi, demain 1 la parade,
Veut que son fils, i tous les yeux,
. Forle ces objets précieux.
Insignes de son nouteou grade.
(Peniant la reprise, Keitt attache C aiguillette sur l'épaule ' de Frédéric.)
FRÉDÉRIC, radouci.
Remercie* pour moi Sa Majesté.
LE BARON , se tournant vers Elisabeth.
Une autre mission, dont je suis moins Qallé,
Veut que madame la comtesse,
A l'instant, s'éloigne d’ici.
ÉLISABETH
Au roi Guillaume grand merci T le m'attendais à plus de politesse ;
Mais en ce lieu ma présence le blesse.
Je quitte à l'instant Sans-Souci.
(Elle fait une révérence ironique au baron et s’apprête h sortir .) FRÉDÉRIC, courant A elle. — Pailé.
Voua me fuyez ?
ÉLISABETH
Il le faut bien t
FRÉDÉRIC, très-animé.
Oh ! je vous reverrai !
ÉLISABETH
Hélas I je l'ignore. (Elle sort ave te comte, nn entoure le baron.) FRÉDÉRIC.
Ah! c’en est trop!... Un mariage, à présent!... avec, une femme que je ne connais pas !... tandis qu'on chasse indignement celle que j’adore déjà!... iBas A Keitt.) Tiens I vois-tu, il y a trop longtemps que ce joug me pese I... je para, je m'en vais... KEITT.
Où?
Partout où elle ira ! et plus loin encore! ... en France»... à Paris!... Si longue que soit la canne de mon père, elle n'atteindra jamais jusque-là... C'est dit! c'est décidé!... Keitt, veux-tu me suivre ?
KF.iTT, vivement.
Oui !... si vous me permettez de m’arrêter à quelques lieues d'ici... j'ai des adieux à faire à...
A qui?
REITT, avec réserva.
A quelqu’un.
J’ai compris t... Nous partirons ce soir.