‹ Le sergent Frédéric comédievaudeville en cinq actesChapitre 23 sur 83 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Memes, FRÉDÉRIC.

(il paraît *ur le mur du fond, couvert d'un manteau, comme Keitl, et ne peut voir les deux personnages, séparés de lui par un massif.)

FRÉDÉRIC, assis sur le mur.

Je trouve que le lioutenant fait un peu trop attendre son exsergent... Jo suis son collègue, que iliablo I je suis lieutenant cuoiuie lui... etjs suis même un peu prince... au moins jusqu’à la frontière... Qu'est-ce que dirait la dynastie des Brandeboürg, si elle me voyait tenir les chevaux comme un palefrenier?... elle ne serait pas flattee do cela, la dynastie des Brandebourg I... Ab ça Iquodiabloesi-il devenu ?... je ne voisrien, je n’entends...

KEITT, à Louise.

Qui, je le jure I

Ah I si... j’entends quelque chose.

LOUISE

Gustave !

Une voix de femme I... Ah ! coquin 1 jo dovine pourquoi eu me laisses tenir les chevaux si longtemps.

LOUISE

Vous ne m’ooblieraz pas?

KEITT.

Oht jamais I

FRÉDÉRIC, regard»^

Où sont-ils donc fourrés?... Est-ce qu’ils auraient fait nn nid dans les branches ?... Voyons... (il regarde.) Non... Ma foi I avançons. (Il tourne autour de l’arbre.)

KEITT.

Oui, je jure do n’aimer jamais une autro que vous !... jo lo jure, par cette main I... (il foi baife la main.)

FRÉDÉRIC. s'arrêtant.

Aie!... il y est I... je l’ai entendu résonner.

Air de fa Sentinelle.

Ce bruit soudain, ce doux écho d'amour.

Produit sur mol l'âmoiiun nouvelle Que la trompette et le tambour Font au MUtrit qui veille en sentinelle.

Quand on entend, amoureux ou soldais,

Bruit de baisers 'ou de mitraille,

(Soupirant-)

C’est dur de rester l'arme au bras (OU.)

(JfonJranf Keiit et Limite . I

A deux pas d'un champ de bataille.

[Keitl balu encore ta mais de Leuite.)

Encore !... Eh bien, et moi donc ?... est-ce queje vais rester là, tranquillement, à écouter ces ohoses-Ià ?... (cherchant.) Ou diable sont donc ces... (Les voyante! reculant.) Oh I f A demi-voix.) Scélérat, va ! égoïste!... Voilftlesatnis...lesvoilàL. lldévore despetites mains, sans se dire seulement : J’ai laissé là nn pauvro prince, qui n’a pas un petit doigt de femme a »e mottre sou# la dentl

LOUISE

Laissez-moi 1... partez I

FRÉDÉRIC, s'asseyant au pied do t’arbre, et se croisant les bras.

Mais ce n’est pas juste, cela J... il faut que tout le inonde vivel... mémo lo# héritiers présomptifs de la couronnol... (S'animant.) Ah 1 si j'avais la un joli visage, une jolie lad e, une jolie main... toutes sortes de jolies choses !... ah! quelle partie carrée, à nous quatre !... Mais nous ne sommes que trois..* c’csl incomplet.

KEITT, très -pressant.

Nob !... jo no veux plus partir I... Louise, je vous aime 1

FRÉDÉRIC, électrisé.

Oh !... ob 1... oh 1 (Avec force.) Louise, je vous... Non, Louise, c'est la sienne... Christine ! Charlotte I je vous aime !... Nom- Elisabeth I ma chère inconnue, ma séduisante commère, je vous aimo!... Jet’aime.batb I...Tu es là, n'est-ce pas?... lu m écoutes ?... Ont... elle doit y être, elle y est... (Feiguantdo l'entourer de scs bras.) 0 mon Elisabeth !

KEITT, baisanl la main de Louise.

Encore! encore !... pour la dernière fois I

FRÉDÉRIC, imitant le bruit des baiser*

Echo I... Tiens, tiens I (Louise se relève, et repousse Rlett qui la retient.) Tu me repousses?... tu me fuis?... Ah I je tombe a tes genoux... (La cherchant.) Ou es-tu donc?... (Se retournant de l’autre côté.) Ah I par là... Dis-moi qoe ta me comprends... Dis-moi que tu m'aime* I... Dis-mo» tout ce qui te passera par la télel... Ce sera toujours bien, en passant par la bouche I

Louise I...

Elisabeth!...

Air nouveau de M. DËJAZET.

le t'aime I oh I oui, Je t’aime D'un amour insensé.

Plus que le diadème Que pour toi J'ai laissé!

Appalssc ta colère Et laisse-toi charmer I Prince, je veux te plaire, boldtl, je veux t'almcr!

Pourquoi cette colère ?

Pourquoi donc, cotre nous,

Ce regard »l sévère,

Avec cc» yeux si doux ?

Le ciel, qui pour la terra Se plut à le former,

Te fit belle pour plaire I . bonne pour aimer I

l.K SERGENT FRÉDÉRIC.

(il presse contre son sein sa maîtresse imaginaire, puis, sc relevant tranquilfcnimt.)

Ah !... c’est égal, ça m’a fait du'bien.

LOUISE, vivement.

Chut!... écoutez 1... ces pas qui so rapprochent !... (Elle eniiatne Kcitt vers le food.)

FRÉDÉRIC, sur le point d'être surpris.

Oh I (Il sc cache derrière un arbre.)

UNE VOIX . derrière le mur.

Tenez-vous là... c'est l'ordre de Stolbach.

LOUISE

Du monde derrière ce mur !.. arrêtez !

REITT.

Eh I que m’importe?... je saurai bien...

LOUISE

Non! je ne veux pas !... Ab! tenez !...dans ce pavillon ! . entrez vite!

KCITT.

Je vous reverrai, n’est-ce pas ?

LOUISE

Oui. (Il entre dans le pavillon et Louise en enlève ta clé, au moment où stolbach parait. Elle demeure Immobile.)

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