SCÈNE III
ÉLISABETH, «autant « terre.
Prenez garde, cher oncle, allez doucement, vous n avez pas le pied marin.
LE COMTE
C'est parfaitement vrai. ma... ma nièce, et cola vous prouve mon extrême complaisance, de me prêter a tous vos petits caprices, sur terre cl sur mer.
ÉLISABETH
Vous êtes un hoiumo charmant, mon cher comte.
LF. COMTE.
Aussi, j’espère que vousdaignerezme récompenser de mon zèle cl que nous ne prolongerons pas notre séjour dans ce moulin, fou agréable, sans doute, mais ou jo mo trouve un pou hors de mes habitudes.
ÉLISABETH
Est-ce que vous ne trouvez pas co site pittoresque ?
LE COMTE, a#»c« froidement.
Je vous demande pardon ; c’est ce que la Prusse a do mieux comme paysage... mais je vous avouerai bien franchement qu’à mon âge, a l’approche do l’hiver, ce que l’on trouve de pluà pittoresque au monde... c'est le coin du feu.
ÉLISABETH
Voyons, ne soyez pas un oncle bourru et maussade... je ne vous demande plus que deux jours.
LE COMTE
En voilà déjà quatre que nous sommes ici, faute d’une auberge.
ELISABETH, plus décidée.
Notre voiture n’est peut-être pas complètement réparée... d’ailleurs, je n'ai pas encore vu tout ce que jedésire voir à Sans-Souci.
Les Mêmes, Gens convié# pour io baptême, pui# LE BARON DE KOPPEN N1CKEN, eu petito tenue.
LB BABON.
Qu’ost-ce que c’est quo des drôles, dès manants, des bélîtres,
3 ni n ' on t pas Pair d’y faire la moindre attention, quand le baron o Koppen Nicken, chambellan do Sa Majesté, les honore assez pour se montrer dans leur lanière! (Tout le inonde #c range avec plu# de crainte que de respect.)
ELISABETH, #c trouvant presque lira à WM avec le baron. — A pari.
Oh! la drôle de figure l... (Haut, ironiquement.) Excusez ces pauvres paysans, monsieur le baron, ils s'attendaient peu, sans doute, à l’honneur de voire visite, et, sur l’apparence, iU vous ont pris pour un homme ordinaire... (nas au cumie.) fort ordinaire même.
Très-bien, je veux le croire, (aux paysan*.) Eloignez-vous an peu, vilains... Je viens ici en mission... j’ai des renseignements a prendre, et il est inutile quo vous jouissiez de ma conversation.
CHRISTINE, à Jean.
Mais va dooc passer ton habit!
JEAN
C’est juste, j'y cours, (il entre dan# le moulin.)
LB BARON à Ctirlvline, qu’il prend à part.
C’est vous qui êtes la mattrossiWe co moulai?
CHRISTINE
Oui, monsieur le baron.
LB BARON, plus ba*.
Quel» sont ces étrangers ?
CHRISTINE, confidentiellement.
Il parait que co sont des voyageurs.