LES MÊMES, FERDINAND
( En voyant Ferdinnnd, Eveline fait un mouvement de crainte y Mathieu la rassure du regard. )
FERDINAND
Mon oncle , vos ordres sont exe'cntés.
MATHIEU , au Comte qui a redescendu la scène. Pardon, mon Général, mais le Lieutenant ne peut accompagner Mademoiselle.
LE COMTE
Pourquoi?. . . Aurais-tu quelque défiance ?. . . Un autre officier conduira Pescorte.
MATHIEU
Je vous remercie , mon Général. . . Peut-être qu'un jour vous me remercierez aussi î
LE COMTE, à Eveline.
Partez , Mademoiselle ; vous remettrez de ma part ce billet à madame de Lasalie , et vous recevrez d'elle un accueil digne de vous.
EVELINE , à Mathieu.
Adieu ! . . . désormais , c'est votre souvenir seul qui remplira mon cœur.
( Elle lui presse la main, )
MATHIEU
Bien. . . je suis content de vous ! adieu.
FERDINAND, reconnaisant Eveline, à part.
O ciel! qu-'ai-je vu.
MATHIEU, ha^^à Eveline.
11 vous a reconnu.
( Il jette un regard sévère sur Ferdinand. Le général offre la main à Eveline et sort avec elle suivi de deux officiers. L'orchestre joue une marche en sourdine ; les soldats reprennent leurs armes et les déposent après la sortie. Eveline fait quelques signesd^adieu à Mathieu qui y répond.