LES MÊMES , LE COMTE D'ESTÈVE , FERDINAND
AlDES-DE-CAMP , OFFICIERS.
( Le roulement cesse à un signe du Comte, )
LE COMTE
Grenadiers , je vous présente mon neveu Ferdinand de Lasalle, qui vient d'être nomme' votre lieutenant. FERDINAND , d'un air distrait.
J'espère , mes amis , que nous n'aurons qu'à nous louer les uns des autres.
LE COMTE ^ à Ferdinand , dont il a remarque' V air pensif.
Ferdinand! . . . encore cet air triste. . . Songe à ta prétendue , à la jeune Lina.
FERDINAND
Vous avez raison , mon oncle , et je remplirai mon devoir ( à pari. ) D'ailleurs, celle que j'aime ignore mon départ, et sans doute je suis oublié.
LE COMTE, à Ferdinand.
Allez prendre le commandement de votre compagnie , et veillez à ce que ces conscrits soient promptement incorporés dans un régiment delà division; avant huit jours, je veux avoir en eux, des soldats.
MULOT, s' avançant.
Va, comme il est dit. Général. (^ à part.) Bon ^ çà va bien. . . j'ai parlé à un général. . . j'suis ami avec le sergent Mathieu , on va me faire marcher au pas . . . j'avancerai, c'est sûr.
LE COMTE , aux officiers.
Messieurs , continuez la visite des avant-postes.
( Ferdinand sort et les conscrits défdent. )