‹ Le serment de collégeChapitre 4 sur 30 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MELBEKT, STELLA, ,nM.s FRIEnLIN.

MR(,nEKT, allant au-devani de .Stella.

Ma chère Stella!

srKi.i.A.

Vous ici , monsieur !... que je suis eonlente

îi'Ho

de vous voir!... J'étais si triste ce matin on quittant la ville de n'avoir pu vous dire que ce n'est pas moi qui vous ai refusé ; on n'est seulement pas venu me consulter ; j'aurais bien vite répondu... oui !

:mei.rert.

Ah ! combien cette tendresse si naïve ajoute à mes regrets !

.STEI.I.A.

Jugez de mon cbaj^rin quand j'ai su tout ce qui s'était passé , et que nous allions partir |iour la campagne du prince... Le prince !... il est bien bon sans doute et bien aimable... mais je ne sais pourquoi je me sens tout embarrassée en sa pré.«ence... ah ! ce n'est pas comme avec vous... Mais pourquoi madame de Liebnau a-t-elle refusé la main d'une pauvre orpheline à un homme d'un grand talent , premier ministre enfin ?

MEI.BERT

Peut-être ne le serai-je pas encore longtemps... mon défaut de naissance nous a perdus... elle ne tue pardonne pas uneélévatiori que je ne dois qu' .à moi-même. Vous êtes alliée à \p>n; jy Fjiebnaii,vous, et comme son époux, elle est sans doute aussi d'une trop grande famille!...

STELLA

lyjme Je Liebneau?... mais je ne sais pas... je ne lui ai jamais entendu parler de ses parents , ni à M. de Liebnau non plus...

MELBEli'r.

Oli !... cela va sans dire... Mais Stella, il est possible que je quitte bientôt ce château , et pour n'y jilus revenir.

STELLA

N'y plus revenir !...

MELBERT.

Je dois m'attendre à tout ; dans peu d'instants, mon sort va se décider; une première entrevue avec le prince m'apprendra peut-être une dis{'race. Je souffrirais trop s'il fallait m'éloigner sans vous revoir... Si je dois partir... un mot de moi vous demandera un moment d'entretien, ici; viendiez-vous V

STELLA

Oli ! sûrement!. . |)ourrais-je vous refuser? avec vous je n'ai rien à craindre, et s il existait d'autres dangers, je les braverais pour vous revoir (encore , pour nous consoler ensemble. Ain :

Conipicz sur moi, toujours je fus sincère, Kl, j'ose ici tout Ii.iul le déclarer, Kn vain, hélas! la fortune contraire Veut à jamais de vous nie séparer.

Chassant la iléliance, Dans l'avenir je révc l'espérance :

l'!lle sdiilii'iit et ranime mon cœur; Oui , l'espérance , .le le sens là, c'est du bonlicur.

MELBEIlT, avec tran.spotl.

,'\li ! ipioi ipi'il puisse arriver... à vous pour la

vie!...

( Il lui haisc 1.1 nuin.)

FRIEDLIN , arrivant par le fond à gauche du spectateur.

Absolument comme dans Marie Stiiart de Schiller, acte troisième , scène quatiième.

STELLA

Ali ! mon Dieu !...

(Elle s"enfuit.)

MELEKnT, sortant du côté opposé.

Au diable l'importun !

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