‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 16 sur 66 · RASE · texte numérisé non relu

RASE

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—Pardonnez-moi, me dit-elle, de ne m'être poiut ÿ trouvée moi-même au rendez-vous que je vous ai donné. ». Ce n'est point ma faute, en vérité; c'est celle des cir- ÿ constances, J'ai craint que nous ne fussions surpris... 4 et j'ai préféré ce lieu, {

-Qu'importe! lui répondis-je, puisque j'ai le bon- ï heur de vous voir. L |

Elle eut un triste sourire et me demanda : :

—Par où étes-vous venu ? À

Par... là... fis-je en me retournant vers le mur. î et en reconnaissant avec surprise que ce mur m'avait 1 aucun indice de porte, #

Elle tira tout à fait la portière qu’elle avait soulevée : pour entrer, :

—C'est mon boudoir, me dit-elle; il dépend de la maison de ville que nous possédons à Fraulen, mais au lieu dy pénétrer par cette porte, vous v êtes venu par : un autre, que moi seule et la femme qui vous a amené ï

connaissons,

—Mon Dieu, ajouta-t-elle avec tristesse, savez-vous que si on vous surprenait ici, vous seriez perdu.

J'eus un fier sourire de dédain.

—Et moi aussi peut-être, ajouta-t-elle en courbant le front.

Alors seulement je frissonnai et jetai un regard inquiet autour de nous. La comtesse Haydée vint s’asscoir auprès de moi, prit ma main et me dit:

—Monsieur le marquis, laissez-moi vous répéter que vous êtes le seul homme en qui j'aie foi.

—Oh! répondis-je, permettez-moi done alors d’être Je plus fier des hommes.

—J’ai osé venir à vous, me dit-elle, car vous êtes brave et loval et me l’avez déjà prouvé,

—Comtesse...

—Ah! poursuivit-elle, tous ceux qui me voient jeune. belle, couverte de pierreries, adorée de tous, s’imaginent

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