‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 3 sur 66 · PR ENET CRU ES · texte numérisé non relu

PR ENET CRU ES

COUNC ALEEUTTENS

costume rouge assez ét range, le marquis recula d'un pas

en os . et porta la main à la garde de son épée, ÿ — Bonsoir, marquis !

— Bonsoir, comte !

ce Les deux gentilshommes se saluèrent comme se save luent deux adversaires, . — —Je ne vous savais pas à Paris, comte, ricana Île . marquis.

in À —J’y suis depuis une heure.

à —Ah!

à — Et vous devinez que jy suis venu pour vous. à / J. de $ — Naturellement, 1 — Allons, fit inconnu d'un ton railleur, je vois que e À vous me comprenez à merveille, on, 1 —Certainement, Quelle est votre heure, comte? — Celle-ci, —Et... le lieu?

ï —La place est déserte, Nous v serons chez nous. à —Ah! pardon, dit le marquis, j'aimerais assez re- . : mettre la partie à demain.

—(C'est impossible, marquis.

—Cependant, j'ai promis à ma femme de la conduire au bal de POpéra cette nuit.

L’inconnu répondit sèchement.

rop

eut —J’en suis désolé; mais voilà quatre ans que je vous ler cherche, en Bohême, en Autriche, en Espagne, partout,

et je suis pressé de vous tuer. :

Le — Ainsi, vous me refusez ?

ent — Positivement,

—Mais nous n'avons pas de seconds.

qui — Nous nous en passerons. Venez, marquis, et uis flamberge au vent, s’il vous plaît!

mé Le marquis avait déjà oublié Tony, qui, à deux pas

de distance, avait assisté à cette provocation. —Eh bien, soit, dit le marquis avec colère, venez!

Et tous deux se prirent à marcher d’un pas rapide et gagnèrent l’angle le plus obscur de la place.

Tony avait toujours entendu dire, dans le quartier Montmartre, par les bourgeois de sens que les petites gens ne doivent pas se mêler des querelles des grands. Aussi se tint-il prudemment à l'écart. Cependant comme la prudence n’excluait pas chez lui la curiosité, il ne perdit point de vue le marquis et son adversaire,

L'un et l’autre mirent l’épée à la main st le cliquetis du fer froissant le fer arriva jusqu'à l'oreille de Tony.

Le combat fut long: chacun des deux gentilshommes laissa échapper à diverses reprises une exclamation de colère qui attestait une blessure; puis tout à coup, le commis de mame Toinon entendit un grand cri...

Et tout aussitôt l’un des deux adversaires chancela et tournoya un moment sur lui-même puis tomba à la renverse,

Quant à l’autre, il remit son épée au fourreau, s’enveloppa soigneusement dans son manteau et s’éloigna d’un pas rapide, comme si de rien n’était.

Alors Tony accourut,.

Le client de mame Toinon gisait dans une mare de sang.

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