‹ Le serment des hommes rouges [microforme]Chapitre 37 sur 66 · SR D NE : PA AIN SE · texte numérisé non relu

SR D NE : PA AIN SE

ed ee ee

Ainsi c'était son mari, son mari

ment, que la marquise venait de

Elle Je perdait au moment où il accourait pour Ja ‘ Sauver !

sauvé miraculeuselivrer au magnat.

Cependant les muets étaient acharnés à Ja poursuite de Vilers.

Surmot:&int son émotion. Ha Magna pour implorer sa pitié.

Mais il Ja lEPOUSSa avec un ricanement Satanique,

— Ah! dit-il, madame, vous m'avez fait la part trop belle pour que Ty renonce !

Alors la marquise, folle de douleur, tour dans les corridors secret

ydée se jeta aux pieds du

s’élança à son

s, résolue à mourir avec son mari, Dans ce couloir, la chasse continuait effrénée, fantastique, Les serviteurs du comte avaient

allumé des torches dont les lueurs rougeâtres flamboyaient. projetant sur les murs couverts de moisissures des ombres gigantesques qui semblaient autant de démons faisant leur partie dans cette poursuite infernale.

Vilers et La Rose fuyaient devant ] serraient de près.

Le marquis voulait arriver il était entré.

Là, le couloir s’étranolait At Asvan

es muets qui les

jusqu'à l'issue par laquelle

ne pouvait passer qu'à deux.

Si La Rose et lui parvenaient à gagner ce passage, ils

— Dit —

étaient sauvés. Tis y tiendraient tête au magnat et à toute sa bande, si nombreuse qu'elle fût.

Mais, pour y arriver, il ne fallait pas se laisser entourer.

Et les muets gagnaient du terrain.

À un détour du couloir, l’un d’eux faillit saisir le man. teau du marquis qui flottait derrière lui, soulevé par la rapidité de la course,

— Nous n’arriverons pas... dit tout bas le marquis à La Rose sans cesser de courir.

—Sacredioux, répondit le Gascon, si nous en décousions un ou deux, cela ralentirait peut-être les autres. Faisons-nous tête ? ,

— Allons ! À

Les deux hommes se retournèrent den de à les épées flambovèrent à la lueur des- “torches : * des muets tombèrent, la poitrine trot. sn

Un troisième étendit vers le marquis # Mmafd-4rmée d'un pistolet... Mais La Rose le (o svint{èt, d’uncoup de revers lui fendit le crâne. pPn 4 — Merci, dit simplement le conte Mai gants ga-

lop.

par les échos, accourait secourir SE ts: où wraurir avec Jui, <t où —Ah! s'écria Vilers, voici de l'ajde, à nous Sÿbore, mon brave La Rose! je Pour la seconde fois, La Rose et luse ruèrent sur les muets et tuèrent les deux premiers qui se trouvèrent devant eux, Le Normand étendit également son homme. Il y avait de nouveau une barrière de trois cadavres entre eux et leurs ennemis.

Ils se postèrent, prêts à se défendre.

Mais tout

f 4 coup, derrière le Normand. résonnèrent # LE de nouveaux pas, lan + -Qui vient là? demanda La Rose inquiet, | pins We Tony certainement.

JE Il 'amènérait donc quelqu'un avec lui?.., On dirait au h les Pas de plusieurs personnes, rec L'AT Tant mieux! Du renfort ne sera pas de trop, pour - Œ en finir avec cette canaille. . tie marquis, en plantant k ( {à son épée dans la gorge d’un des muets qui tomba. du Là A nous! à nous! cria La Rose... en se retournant Ho 4 vers CeUX qu'ils supposait être Tony et ses amis, | 1 Mais il poussa un rugissement de fureur, arr «+ Ce n'était pas Touv qui arrivait défendre. x 1 : C’étaient les Hommes Rouges qui venaient d'entrer 4 SA k À dans le passage et qui accouraient attaquer. ri] f Le marquis, La Rose et le Normand se trouvaient pris DE | entre le smuets et les ITommes Rouges. - NN Ne -Î1 faut, dit Vilers, en prendre son parti. Mourons, rivi LE mais au moins vendons cher notre vie.

Et le Marquis fit face aux Hommes Rouges et les deux gardes-françaises tinrent tête aux muets. me : Ces derniers s'élancèrent avec de rauques glossements de joie. bie La Rose enfonca son épée dans le ventre d’un des as- $ saillants, le Normand broya deux têtes avec le pommeau mu x de son sabre, mais il n'y avait pas moyen d’arrêter le flot : ent qui débordait.

Dans la bagarre, les torches s'étaient éteintes. | Malgré l'obscurité, la lutte continua plus acharnée, Cor plus horrible encore, ( On ne pouvait plus jouer de l'épée, on se trouvait trop rep les uns sur les autres. qui Mais on se cherchait dans les ténèbres. on s’étreignait, pai on s'étranglait, on s'étouffait. ….

Fout à coup, un mouvement se fit parmi les assail-

lants... On entendit un bruit de chairs trouées, des sou- { pirs et la chute de plusieurs corps... pit es — En voilà toujours un de moins, deux, trois, quatre... l irait au hasard! dit une voix fraîche que les gardes-françaises 13 reconnurent bien, if pour — Tony! s'écria La Rose. l tant C’était en effet l’ancien commis à mame Toinon qui, * du poste où on lavait laissé seul, avait vu entrer les 44 ant Hommes Rouges, ; Etonné que ni le Normand, ni La Rose ne les eussent arrêtés, il s'était précipité dans les couloirs. | Mais connaissant moins bien que Maurevailles les pasrer sages secrets, il avait fait un détour et débouchait derrière la bande du magnat.

VER — Tony! s'écria La Rose, c'est toi ?

—Le Gascon! dit joyeusement Tony. Allons, je n’ar- 1e rive pas trop tard! Mais où donc êtes-vous ? —[ci, au milieu, avec le marquis de Vilers!

de —Le marquis de Vilers! s'écria Tony stupéfait comme les autres. Le marquis de Vilers!...

nts Mais ce n'était pas le moment de s'étonner, il avait bien autre chose à faire!

nds Surpris d’abord par la brusque attaque de Tony, les she muets n'avaient pas eu le temps de se défendre contre cet lot ennemi inattendu.

Mais ils se ravisaient et se retournaient contre lui. ; Et Tony n'osait plus frapper au hasard, dans le tas, ét comme tout à l'heure. Il craignait de blesser ses amis.

Cependant, cette diversion avait permis à Vilers de °P reprendre un peu haleine. Repoussant du poing Lavenaÿ qui s'était avancé jusqu’à le toucher, il alla s’adosser à la paroi du couloir.

Cette paroi céda sous ja pression...

Vilers la sentit tourner doucement: il y avait là une voie nouvelle, inconnue certainement aux Hommes Rou-

ges.

La Rose, Normand. dit-il, à de chant, venez. :

Et il les entraîna dans le passage qu’il venait de découvrir,

mi-voix et en se pen-

Mais à ce moment le magna arrivait avec

de nous tarches.

veaux hommes portant de

Les torchos firent voir le

appaient, Les Hommes Rouges, los lui-même,

marquis et les deux gardesfrancaises qui s’éch muets, le magnat et Tony

Mais ce dernier dans un but différen

t, —s'élancèrent après eux, Ah! cette fois, Jos fugitifs avaient de sonne ne pouvait leur barrer | — Tue ! tue! hurlait le vie ple lui-même et en | nemis,

l’avance, a pere chemin...

UX comte en donnant l’exem-

âchant deux coups de feu sur ses en-

Mais le couloir faisait de nombreux détours ; les balles S'aplatirent sur Jos parois...

Les fugitifs continuèrent Jeur route.

Tout à coup Vilers, qui marchait Je premier, poussa un grand cri et disparut...

—Qu'avez-vous, capitaine ? Où êtes- Rose en avançant vers l’e quis se trouvait.

Mais lui-même sen

vous ?demanda La ndroit où il croyait que le mar-

tit le sol se dérober SOUS ses pas, I disparut à son tour.

La galerie qu'ils avaient prise s’étendait l'immense réservoir dont l’e les fossés du château.

au-dessus de au pouvait au besoin combler

Dans quel but ce réservoir avait-il été creusé? Peutêtre pour servir d’oubliettes et permettre aux seigneurs du château de se débarrasser ainsi sans danger d’un hôte Incommode où d’un témoin dangereux,

Certes, les malheureux qu'une justice ou une vengean-

ce confiait à ce gouffre ne devaient jamais revoir la lumicre,

et qu’ U bor \ pre { [ les ten vou

de ] Mai nou.

nai avec M que dans eux, E:

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