N^ 580 (suppléant
Lxii INTRODUCTION
demeurent qui, affiliés de fait aux communes et certainement présents à Versailles, refusèrent de signer. Voici leurs noms : Guégan, recteur de Pontivy ; Loaisel, recteur de Redon; Bodineau, curé de Saint- Bienheuré de Vendôme ; MaroUe, curé de Saint- Jean-Baptiste de Saint-Quentin ; Mougins de Roquefort, premier curé de Grasse ; Bertereau, curé de Teiilé ; Laurent, curé d'Huillaux ; Clerget, curé d'Onans ; Lompré, chanoine administrateur de la cure de Champlitte ; Rousselot, curé de Thienans ; Joubert, curé de Saint-Martin d'Angoulême ; Lucas, recteur de Minihy-Tréguier *.
Nous avons déjà dit quelques mots de la situation des députés de Saint-Domingue à TAssemblée nationale*. Si Ton rapproche les noms des députés de cette colonie s'étant présentés aux communes avant le 20 juin, de ceux qui signèrent le Serment, on remarque qu'il en est deux qui manifestement refusèrent leur adhésion : le chevalier de Dougé et Levasseur de Villeblanche. Leur présence à Versailles à cette date est prouvée, non seulement par leurs démarches ultérieures, mais par leur adresse qui figure sur la seconde des listes imprimées '. Bien qu'ils appartinssent pour la plupart à la noblesse, les députés de Saint-Domingue se trouvaient entraînés dans le parti du tiers état par Tardeur de leur lutte contre le despotisme ministériel qui, disaient-ils, était néfaste à la colonie. Il y a lieu d'observer aussi que la distinction des ordres n'existait pas à Saint-Domingue, et qu'en particulier leurs réclamations pour être admis à remettre leurs pouvoirs le 13 juin les engageaient très nettement dans la cause du tiers état.
Les députés suppléants nommés par un grand nombre de bailliages reçurent fréquemment la mission précise de se rendre à Versailles et d y suivre les débats de l'Assemblée pour être en situation de remplacer, le cas échéant, les députés titulaires. Tous ceux du tiers état qui étaient à Versailles le 20 juin ont-ils signé le Ser* ment? La recherche ne manquerait pas d'intérêt, mais avec les données actuelles, elle serait absolument vaine ; nous n'aurions d'autre élément de contrôle que la liste d'adresses publiée en septembre 1789; nous n'avons pas cru dans ces circonstances qu'elle dû être poursuivie.
1. Les trois premiers de ces ecclésiastiques s^étaient réunis au tiers le 14 juin, MaroUes et Mougins de Roquefort, le 15 juin, les sept derniers le 16 juin.