‹ Le serment du roi et les catholiques [microforme]Chapitre 2 sur 4 · DAT · texte numérisé non relu

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Mais il faut faire une distinctio’, entre cette déclaration et le serment du couronnemeut proprement dit.

Le serment du couronnement, dont la formule fut établie par une loi, durant la première session tenue sous le règne de Guillaume et de Marie, ne contenait absolument rien d’insultant pour les sujets catholiques de Leurs Majestés. Vu que l’on confond si universellement ce coronation oath avec la déclaration odieuse souscrite par les souverains, à l’ouverture de leur premier Parlement, nous croyons utile d’en donner ici le texte, tel qu’on le trouve dans les anciens statuts. Voici quelles devaient être les questions posées par l'archevêque ou l’évêque otticiant, et les réponses du monarque :

“ Promettez-vous et jurez-vous solennellement de gouverner le peuple de ce royaume d'Angleterre et de ses dépendances suivant les statuts du Parlement, les lois et les coutumes ?—Je le promets solennellement, — Voulez-vous user de votre pouvoir suivant la loi et la justice? Voulez-vous conformer à la loi et à l'équité tous vos jugements ?—Je le veux. — Voulez-vous user de votre pouvoir pour maintenir les lois de Dieu, la vraie profession de l'Evangile, et la religion protestante réformée établie par la loi? Voulez-vous également protéger les évêques et le clergé de ce royaume & ‘-s Eglises confiées à leurs soins ainsi que les dro: t privilèges qui leur sont accordés par la loi ?—Je promets tout cela.”

Puis, posant la main sur l'Evangile, le souverain devait ajouter : “ Ce que je viens de promettre, je le

tiendrai et je l’ en aide.” Et ; Marie, session

ACCOmplirai, Dieu me soit

l'baisait l'Evangile (1 Guillaume et [, chapitre 6).

Par ce serment du couronnement Je SOU Verain devait s'engawer À Maintenir ]a religion Protestante, Mais i] n'insultait Pas ses sujets catholiques. C’est encore cette formule de 1688 qui est en Usage, avec quelques légères Variantes de dé

Comme on Île voit, la décla ation Contre Ja transerment

substantiation et le du Couronneme n différentes,

Ainsi que

tails,

nt sont deux choses bie

Avec ]

à déclaration Outrageante Pour la foi catholique, exigée du SOUvVerain en 1689, le point Culminant des mesures préventives Contre un retour offensif du Papisme où du rOManisme si 2 en Pour nous servir des expressions Protestantes, était attoint. Il ne Manquait plus un anneau aux

chaînes Qui, dans Je domaine Politique, allaient

Sarotter leg catholiques Pendant un siècle et demi.

Il ne manqu

ait plas une Maille À Ja cotte Protectrice du Protestantisme établi, E

Positions Statutaires, qui empirèren l’ordre civil et social, sous les ré de George Let de George EP] restés fidèles à l'Eglise romaine, laissa plus rien À désirer Menaces, déc

411 Yäjoutant quelques dis.

t encore, dans nes d'Anne Stuart, à Sifi ation des Anglais l’ostracisme ne : Défenses, presc nts, incapacité

riptions,

larations, serme 8, restric-

+ œ de

nr É Ren en

tione, pénalités, tout était complet dans ce vaste et tortueux système de persécution, de tyrannie religieuse et politique. Les atholiques, chassés de partout, exclus de l'administration, de l'armée, de la marine, exilés de la vie publique, ployés sous le carcan des statuts implacables, étaient devenus des parias dans leur patrie. Ils ne pouvaient risquer un mouvement en dehors du cercle étroit où ils étaient parqués, sans aussitôt sentir la pointe d’une loi pénale leur entrer dans la gorge.

Cette situation dura pendant un long siècle sans aucun adoucissement, Mais à mesure que s’affaiblit le souvenir des luttes civiles et des conflits sanglants, à mesure que s’évanouirent les sujets ’appréhension pour la dynastie protestante, un esprit nouveau finit par se faire sentir dans les hautes sphères de l'Etat. Lorsque les tentatives des prétendants Stuarts eurent finalement échoué, lorsque la maison de Hanovre se vit définitivement établie sur un trône non disputé, lorsque le loyalisme fut devenu le drapeau commun de tous les partis, on commenca par trouver parfois embarrassant le sombre et pesant appareil des lois pénales, héritage des époques troublées et des révelutions violentes. Petit à petit les idées de tolérance r ligieuse reconvrèrent quelque crédit. Un historier srotestant, May, écrit :

“ Le règne de George III s’ouvrait sous des auspices favorables À la liberté religieuse. L'esprit intolérant du parti de la haute Eglise avait été bien abattu depuis le règne de la reine Anne. Les excès

frénétiques de Sacheverell et d’Atter baissé pavillon devant la philosophie libérale de

Milton et de Locke, de Jérémie Taylor, de Hoodley, de Warburton et de Montesquieu. L'Eglise jouissait de la paix et l'Etat avait cessé d catholiques et des non-conformistes, Jamais depuis la Réforme, AUCUN monarque n’était monté sur le trône dans un Moment aussi exempt de discordes et d’embarras religieux, Etant donné l’état de l'Eglise et des autres corps religieux, il fallait enfin

Oucissement général du de plus de deux siècles,

ité religieuse, lorsque la

Le progrès des hommes d'Etat les plus judicieux de tous les partis contre quelques-unes des

Stalent toujours en force contre les

ient, u’importe À quel moment, être réveillées Par la bigoterie des fanatiques, la

cupidité de certains Parents ou dénonciateurs avides. Plusieurs prêtres avaient été poursuivis pour

neY, ayant X, fut fatalement con-

emprisonnement pert très embarrassé de

avoir dit la messe. L'un d'eux, M. Malo été traduit devant les tribunau

damné, en vertu de Ja loi, à l” pétuel. Le SOuvernement fu

bury avaient

aient ce de Îley, ouisdes puis r le s et de fin du

cette mise en lumière de la loi, et le roi n'ayant osé gracier le condamné, les ministres se déterminèrent à faire libérer le malheureux prêtre sous leur propre responsabilité. ” (May, Constitutional History of England, vol. II, pp. 324, 329, 335.)

Ce fut en 1778 que le Parlement anglais commenca à défaire l’œuvre d’ostracisme élaboré pendant deux siècles par la passion religieuse et politique, Sir George Saville proposa une mesure de soulagement en faveur des catholiques. Avant l'introduction de ce bill, une loyale aaresse fut présentée au roi par dix lords et cent soixante-trois autres citoyens catholiques, exprimant leur dévouement à la constitution et au souverain. Le roman catholie relief act de 1778 Passa ans encombre. On démontra au Parlement qu’en vertu des lois pénales, les prêtres célébrant les oflices de leur Eglise étaient passibles d’emprisonnement perpétuel ; que les héritiers catholiques, envoyés par leurs parents à l'étranger pour y recevoir leur éducation, étaient déchus de leurs droits de succession, au bénéfice des plus proches héritiers protestants ; que les catholiques ne pouvaient acquérir de propriétés par achat: et ainsi de suite. En présence d’une telle démonstration, le bill de sir George Saville fut adopté rapidement par les deux Chambres. C’était le premier pas dans la voie des réparations,

Le second pas fut fait en 1791. M. Mitford présenta un bill par lequel une nouvelle formule de serment d’allégeance était substituée à l’ancienne,

Pour les Catholiques, En SOusCrivant cette formule, les catholiques 8e

lois pénales, Tel que bill laissait beaucoup à était encore sujet À de

nouvelle trouvaient libérés des présenté aux Cemn désirer, Le sernient proposé graves objections, au point de vue de notre foi. I] imputait à l'Eglise catho. lique des doctrines qu'elle ne Professe pas, Heureu. sement, dans Ja Chambre des Lords amélioré, grâce aux efforts de deux Cans,— disons-le à leur honneur Canterbury et l’évê sans être Parfaite, était tolérable, vant, les catholiques recouvraient ] et d'éducation, obtenaient acc débarrassés de règlements t:

leurs droits de Propriétaires. Les pairs catholiques, Sans obtenir le droit de siéger et de Voter, rentraient dans leur privilège de Communiquer librement avec le roi.

Cependant, ce L'était pas encore |} l'émancipa.

tion politique. La vie Publique restait fermée aux catholiques anglais, Et ce f

Se POsa aux hommes d'Etat britanniques, dès le COMmMencement du sià i

lementaire de l’An sommée, Doy Vait-0

sentation des milliers de catholi cette r' présentation de

lunes, Je

ès au barreau, étaient iCassiers qui gênaient

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noÿyée dans une imm Protestante, au sein du Purlem

ense majorité ent uni des trois

ouvelle és des nes, le roposé point catho.

‘ureut fut ugli- @ de aule, scriulte lent lent es, ent rec

royaumes? Le grand ministre qui s'appelait William Pitt ne le crut pas. Au lendemain de l'Union, il proposa un projet d’émancipation qui aurait épargné à l'Angleterre bien des maux et des embarras. Ce projet eût ouvert aux catholiques le Parlement et les fonctions publiques, vingt-huit ans avant la mesure mémorable qui ne devait être obtenue, en 1829, que sous la poussée gigantesque d’'O'Connell.

Mais le refus péremptoire du roi George III barra le chemin À M. Pitt, qui se retira du pouvoir.

Toutefois, l’idée avait été conçue, elle avait pris corps par l’initiative du plu ‘lustre des hommes d'Etat anglais, elle était entrée dans le domaine des questions vivantes et actuelles, et elle ne devait plus en sortir, jusqu’à ce qu’elle triomphât sous le ministère de lord Wellington, en 1829.

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