‹ Le Séro-diagnostic de la Syphilis Son importance pour le diagnostic et le traitementChapitre 10 sur 26 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

La lésion que l'on constate actuellement n’est pas dela syphilis, car le foie accrocherait certainement (or on a 7).

D'autre part la maladeest indubitablement syphilitique (Desmoulière 0}, soit qu'il s'agisse d'une syphilis latente, soit qu’on ait affaire à une hérédo-syphilitique.

Et maintenant quel résultat pratique adopter ? faut-il oui ou non trailer la malade ?

La question en fait ne se pose pas, puisqu'on a diagnostiqué syphilis. Mais quel traitement convient-il de suivre ?

Il n'y a pas lieu d'instituer une thérapeutique très aclive, puisque le fait que l’antigène foie est négatif démontre qu’on n'a pas à craindre des accidents immédiats. ;

On pourra donc se borner à pratiquer une série de benzoate de mercure ou encore (ce que l’on fait dans le service du D' de Beurmann) prescrire une série d'hectine. Mais il ne faut pas négliger de faire revenir la malade quatre ou six mois plus tard, afin de procéder à un nouvel examen de sang. Suivant les renseignements fournis par celte seconde séro réaction on agira en conséquence,

Ous. 17. — Mme X... est envoyée de Lariboisière pour qu'on lui fasse une séro-réaction. Elle n’a actuellement aucune manifestation cutanée et n'en a jamais eu, mais elle vient de faire une fausse couche.

Or c'est la troisième, et ce qui est plus troublant, c’est qu'elles se sont faites à des périodes de plus en plus tardives comme cela se voit dans la syphilis. Ve

La première a eu lieu à 3 mois, la deuxième à 6 mois, la dernière à 7 mois.

L’interrogatoire ne révèle rien.

La réaction donne:

LARGE SRE PRE PRE 1 AusDesmonlière. ins: ,. 0

Done syphilis en évolution : par suite traitement énergique.

Oss. 18. — Mme X... vient consulter pour des lésions d'apparence ecthymateuse: s'agit-il de pyodermile banale, de lésions syphililiques ou bien encore y a til association des deux ? Par l’inlerrogaloire on apprend que la malade a déjà

consulté à Broca pour des lésions de même nature et qu'elle a été traitée localement par des pommades,

La réaction donne:

OR Are er De, + 1,5 AuDésmeulièrese are = 1 Donc syphilis et traitement actif: ce qui n'empêche pas d’ailleurs d’instituer une thérapeutique locale.

Ogs. 19 et 20. — Fréquemment on voit à la consultation des hommes, des femmes qui n’ont aucune manifestalion culanée, mais se croient alleints de syphilis: il s'agit de syphilophobes. Ou bien ils ont été en rapport avec des syphilitiques et en ont été fâcheusement impressionnés ; ou bien, craignant d'attraper la maladie, ils ont lu dans des livres de médecine des descriptions qui les ont affolés. Viennent quelques vagues symptômes, tels que : douleurs thoraciques, maux de gorge, céphalée, diminution de l’acuité visuelle, etc... ces malades sont pris de peur: leur imagination vagabonde, ils se croient syphilitiques et vont trouver le médecin pour qu’il les traite.

Ces cas sont embarrassants: dire aux malades qu’ils

n’ont rien, c'est risquer de commettre une erreur grave, car après tout ils sont peut-être syphilitiques, et d'autre part les trailer comme tels, c'est certainement augmenter leur déséquilibre mental.

Heureusement qu’à l'heure acluelle, grâce à la séroréaction on peut agir de façon très efficace sur des individus de ce genre. Si la réaction est négative, ce qui est fréquent, on leur démontre ainsi preuves en main qu'ils se forgent des chimères : sielle est positive, on essaie de les réconforter moralement tout en les trailant.

Parmi les nombreux malades que nous avons pu observer, nous citerons les deux cas suivants:

M. S... dont la réaction a donné :

NUMOTE RER RE Sr 6

An-DesmoauRere ee eee 0 Et Mad. O... dont la réaction a donné:

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