LÉ DRE
tiellement positive (au lieu de donner 0 0), c’est que l’on a affaire à une infection atlénuée.
Celte formule est en effet caractéristique des lésions tertiaires, qui ne se manifestent que par un seul élément ou quelques rares placards disséminés.
Il n’en est pas moins vrai que la malade doit être traitée énergiquement.
O8s. 13. — M. X... montre à la consultation, au niveau de l'extrémité supérieure de la cuisse gauche, une région violacée, luméfiée, douloureuse, percée d'une série d'orifices plus ou moins profonds, plus ou moins larges par où s'écoule un liquide purulent.
Le malade interrogé nie tout antécédent.
Des caractères objectifs de l’affection, on ne peut rien conclure.
Il peut aussi bien s'agir d'une lésion tertiaire gommeuse que d’une affection mycosique, tuberculeuse ou inflammatoire.
D’autres données sont nécessaires pour faire un diagnostic. La réaction donne:
AU ROME RD AS ES SLR 0e 0 Au Desmoulière. . : . . .. 0
Donc syphilis.
O8s. 14. — M. X... présente un chancre de la verge fort suspect.
La clinique hésite. D’après les caractères objectifs, il semblerait bien qu'il s’agit d’un accident primitif ; sans doute, l'induration est tout à fait minime, mais d'autre part on constate une adénopalhie inguinale assez nelle.
Dès les premiers jours on a fait un ultra-microscope qui a été négatif.
OA
On a alors recours à la séro-réaction; elle donne: AU foie PR ARE S 6 Aû Desmouliére er een 7 Donc chancre mou, analogue à celui décrit dans l'observalion 4. L'évolution de l'affection avec un traitement purement local a pleinement confirmé les données du
laboratoire.
Os. 15, — M. X.. vient consulter « pour des glandes » on constate une adénopathie cervicale et inguinale.
En l'interrogeant, on apprend qu'il a eu récemment un chancre, mais la personne qu'il est allé consulter a éliqueté la lésion chancre mou et il n’a fait aucun traitement général.
Le diagnostic clinique est fort hésitant.
Sans doute il existe de l’adénopathie multiple à la période secondaire ; mais cette adénopathie n’a de valeur qu’autant qu’elle s'accompagne des autres manifestations du secondarisme ou qu’il y ait en même lemps un ganglion épitrochléen hypertrophié, ce qui ne se voit pas dans le cas présent.
D'autres affections, et notamment la tuberculose, peuvent donner lieu à ce syndrome dénommé : polymicro-adénopathie.
On fera donc une séro-réaction ; elle donne :
er SCENE AT 4 DO Etre 0
Ce résultat signifie : syphilis atténuée, néanmoins en pleine évolulion.
ATRLOICS se Au Desmoulière.
O8s. 16. — Mme X..., âgée de 36 ans, présente une érup- Lion atypique. Celle éruption consiste en une série de petits éléments arrondis, recouverts de squames assez épaisses, à peine prurigineux, légèrement saillants et disposés irrégulièrement sur le trônc et la partie supérieure des cuisses : on en constate très peu au niveau des membres,
À première vue, on croirait qu'il s'agit de psoriasis, d’autant plus que certaines papules donnent naissance par le grattage au piquelé hémorragique, caractéristique de cette affection.
À un examen plus attentif on est dérouté, car en regardant plus soigneusement les éléments on observe qu'ils affectent une certaine modification à mesure qu'ils sont plus bas situés.
Ils n’offrent plus qu’une mince squame et ne donnent plus le signe du coup d'ongle. En même temps ils prennent une coloralion quelque peu cuivrée.
Il ÿ a alors lieu de se demander si l'on n’a pas affaire à une syphilide psoriasiforme.
L'interrogaloire poussé. dans ce sens ne fournit aucun renseignemenl.
On fait une séro-réaction qui donne:
TRES ES ae D um Je 7 Au-Desmoulfière 5", 21" 2 0
Ce résultat est quelque peu troublant: les deux antigènes donnent des renseignements contradictoires, nettement opposés : la séro-réaction est négative au foie, positive au Desmoulière. Comment raisonner, et surtout quelle conclusion tirer ?
D'après M. le D' Sabouraud, 1l ne peut y avoir aucun doute : une réaction qui donne 0 au Desmoulière indique qu'il y a syphilis.
Mais d'autre part il faut tenir le plus grand compte de l'indication donnée par l’antigène foie, surtout lorsque l'on a affaire (comme nous l'avons dit plus haut) à un antigène dûment éprouvé.
Le séro-diagnoslic de la malade en question signifie :