CES
La réaction donne :
ANT-fOTeLE AM ESRI ER RORRES 0 AU DÉSMOUlLERE FANS PAR (0) On a bien affaire à une alopécie syphilitique.
Ogs. 35. — (Cette observation nous est communiquée par le professeur L. Perrin, de Marseille). — M: M..., habitant à Oran, présente depuis longtemps sur le corps une éruption caractérisée par des taches pigmentées et décolorées. Divers médecins l'ont examiné, ont conclu à une syphilide et l'ont traité comme tel (traitement mercuriel).
Au bout de quelques mois, le malade est atteint d'iritis et va consulter un spécialiste. Celui-ci, étant donnés les antécédents et le traitement suivi, pense naturellement à une manifestation syphilitique ; néanmoins les signes objectifs ne devaient pas être caractéristiques, puisque l’ophtalmologiste prescrit un examen de sang.
La réaction est négative.
L'ophtalmologiste embarrassé, sûr d'autre part de la techaique employée pour la séro-réaction, adresse le malade au dermatologiste marseillais. Gelui-ci fait déshabiller le sujet et constate l’éruption signalée plus haut ; mais au lieu d’en faire une syphilide, ce qui paraît illogique étant données la longue durée de l’éruption et sa persistance en dépit du traitement soi-disant approprié, il pense à une lèpre, variété maculeuse.
Poussant plus loin ses investigations, le D' Perrin observe au niveau dé certaines taches des zones d'anesthésie, et le cubital examiné se trouve ètre augmenté de volume.
Le dermatologiste marseillais interroge alors minutieusement son malade et découvre qu'il fait du commerce, étant établi à Oran, avec des Espagnols : or l'on sait qu’il y a des foyers de lèpre en Espagne.
Ron