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jour dans le tissu sous-cutané de la région fessière une injection de 1 cmc. de benzoate de mercure et cela pendant 15 jours.
On s'arrête alors quinze jours et l’on recommence ainsi avec des intervalles de quinze jours pendant 3 ans.
Au cours de la troisième année, le traitement peut varier surtout si le malade est atteint d'accidents terliaires. On associe alors l’iodure de potassium au sel mercuriel et l'on fait chaque mois dix piqûres de benzoate de mercure; les dix jours suivants le malade prend de l’iodure et la fin du mois il se repose.
Quand, pour une raison ou pour une autre, le malade ne peut pas venir régulièrement faire faire ses piqüres, on prescrit des pilules mercurielles, dont la formule est donnée par le professeur Gaucher.
Voici donc deux sortes de traitements bien distincts mis en œuvre contre l'infection syphilitique et tous tes donnent-des résultats heureux.
Comment la séro-réaction, en intervenant au cours de cette thérapeutique, va-t-elle la faire varier ?
Reprenons ce qui se passe dans le service du docteur de Beurmann.
Le traitement abortif est loin d'être toujours efficace ; bien souvent l'affection continue à évoluer, mais silencieusement, à bas bruit, sans manifestations apparentes. I ne faut pas parler de syphilis guérie, alors qu’il s'agit seulement de syphilis latente.
Et pourtant il est du plus haut intérêt de savoir à quoi s’en tenir; avons-nous un moyen certain d’être renseignés ? Oui, par la séro-réaclion.
Des nombreuses expériences déjà failes, on peut conclure que si la syphilis continue son évolution, {a séroréaction (qui était devenue négative la troisième ou quatrième semaine du traitement abortif) redevient positive du cinquième au huitième mois qui suivent le traitement.
Donc six à-sept mois après le traitément abortif, bien qu'il ne présente pour l'instant aucune manifestation, le sujet traité devra faire faire sa séro-réaction.
Suivant que l’on a affaire à une forme de syphilis légère, moyenne ou grave, le séro-diagnostlic diffère et il pourra être :
1° Ou bien négatif ;
2° Ou bien positif atténué ;
3° Ou bien complètement posilif.
Que conclure de ces divers résultats et surtout quelle conduite tenir ? |
1° Séro-réaction négative. — Une réaclion négative, lorsque la syphilis est certaine, est loin d’avoir cette valeur absolue qu'elle possède lorsque la syphilis est douteuse (Cf. diverses observations de la première partie). La constatation d’une seule séro-réaction négative ne veut pas dire guérison.
D'une première séro-réaclion négative, on ne peut conclure qu'une chose: c'est que pour l'instant le malade n’est menacé d’aucun accident ; car, si la séro-réaction positive est l’accident syphilitique le plus tenace, c'est elle aussi qui précède toutes les manifestations morbides (le chancre excepté).
Une première séro-réaction négalive, au point de vue
Perrin À
AR IPN
thérapeutique, indique qu’il n'y a pas besoin à l'heure actuelle d'établir un traitement quelconque.
Mais la persistance d’une réaction négative a autrement de la valeur (1).
Un malade qui a subi le traitement abortif et qui six à sepl mois après ce trailement a une première séro-réaction négative, doit revenir quatre mois plus tard pour se faire examiner le sang de nouveau. |
Si la réaction est encore négative, il devra se soumettre à de nouveaux examens tous les quatre mois la première année, tous les six mois la deuxième année.
Si, pendant les quinze à dix huit mois qui suivent le premier séro-diagnostic, la réaction est toujours négative, de façon constante, on peut alors parler de stérilisation.
Et ce qui paraît l'indiquer, c’est la possibilité des réinfections dont plusieurs auteurs ont cité des cas (2).
En somme une séro-réaction négative ne signifie rien ; mais une série continue de réactions négatives, faites à intervalles éloignés, a la plus grande valeur pronostique.
2 Séro-réaction positive atténuée. — Les cas où un seul traitement de vingt-deux semaines suffit à stériliser le malade sont malheureusement les plus rares.
D'ordinaire, quand on fait la réaction le sixième ou le septième mois après ce traitement du début, on constate que le séro-diagnostic est redevenu positif. Mais au lieu d’être posilif complètement, il peut ne l'être que partiel-
- (:) Gurarp, Syphilis el blennorragie.
(2) Guianp, loc. cit.
à 2 Sat
Ph de :
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lement et l’on se trouve alors en présence d’une séroréaction positive atténuée.
La réaction donne:
ARE LE a AR EE ir et soubou6 AU DeSMONRErSs un", Te. 2 où 3 ou 4
Que conclure de ce résultat, et surtout que faire ?
Une réaction positive atténuée indique que le traitement abortif a échoué et que l'on n’est pas parvenu à juguler l’affection. ;
Elle montre donc que la syphilis continue à évoluer ; cependant il n’y a pas à craindre des accidents immédiats, ceux-ci étant toujours précédés à échéance plus ou moins lointaine d’une réaction complètement positive.
Néanmoins, dans l’état actuel de la question, on ne sait pas (et il est probable qu'on ne le saura jamais) combien de temps l'affection restera ainsi atlénuée.
Üne réaction faible peut précéder de quelques jours seulement une réaction forte et le développement de lésions importantes. D'ailleurs une syphilis atténuée peut être une syphilis grave, quand elle atteint des organes importants, l'œil par exemple. ;
Bref une réaction positive atténuée doit être considérée comme un véritable cri d'alarme, dont il faut tenir le plus grand compte sous peine de s’exposer à des complications irrémédiables.
Donc la constatation d’une réaction positive alténuée amène le clinicien à poursuivre le traitement, mais il n’est pas besoin d’instituer un traitement intensif.
M. le D'de Beurmann donne la préférence à l’huile grise et fait faire une série de 10 injections (mêmes doses