ND
que précédemment) suivie d'une nouvelle série de 8 injections après un repos de deux mois.
Après cette nouvelle série d'injections mercurielles, on s'arrête encore deux mois et l’on procède à un nouvel examen de sang.
La réaction sera :
Ou négative et l’on suivra la marche indiquée plus haut ;
Ou positive alténuée, et la poursuite du traitement s'impose. | ;
3 Séro-réaction positive complète. — (Juelquefois, dans les formes sévères, la première réaction est redevenue complètement positive.
Dans ce cas il faut instituer aussitôt un traitement énergique. M. le D' de Beurmann emploie l’une ou l’autre des deux thérapeutiques suivantes :
Tantôt, lorsque le bon état de la dentition et des gencives le permet, il prescrit une série de cyanure: pendant 21 jours, on fait chaque jour au malade une injection intraveineuse de 0 gr. OL à 0 gr. 015 de cyanure de mercure, et cette cure est suivie immédiatement d'une série de 10 injections d'huile grise.
Tantlôt il met le malade à une nouvelle série arsenicale (néo-salvarsan où galyl) aux mêmes doses que plus haut et la cure arsenicale est suivie immédiatement d’une série de 10 injections d'huile grise.
Deux mois après la fin du traitement, on pratique un nouvel examen du sang, et l’on retombe alors, suivant le résullat, dans un des cas précédents. D’après les renseignements que donne le laboraloire, on agira comme il a été dit plus haut.
AC RNE
Gette pratique rigoureusement mise en œuvre avec séro-réaclions au moment opportun ne donne lieu à aucun déboire ; Landis qu'en négligeant de faire le sérodiagnostic on s'expose fatalement à des mécomptes.
Nous avons plusieurs observations personnelles qui montrent la nécessité de faire en temps voulu la réaction des malades traités de façon à obtenir l’abortion.
O8s. 37. — C’est Mme X... qui a eu son premier traitement (cyanure, galy}, huile grise). Soit négligence, soit ignorance de l’évolution de la syphilis, la malade n’est plus venue consulter. Aussi au bout d’un an et demi se présente-t-elle dans le service avec des lésions secondaires : roséole, plaques vul- vaires.
Os. 38. — Mme X... a subi un traitement par le galyl, puis on l’a perdue de vue ; se croyant guérie, elle a cessé de venir. = = Deux ans après elle rentrait dans le service et l'on pouvait constater l'existence de plaques vulvaires.
Ogs. 39. — Mme X... a eu une série de cyanure et d'huile grise : elle n’a plus rien fait ensuite et sept mois plus tard on pouvail observer des plaques vulvaires et des plaques buccales.
Ilest bien certain que dans ces diverses observations, tous ces accidents auraient pu facilement être évités si l’on avait pratiqué à temps la séro-réaction. Elle aurait été positive et l’on aurait alors poursuivi le traitement.
Nous venons de voir l'utilité de la séro-réaction lorsque l’on suit la technique de M. le D' de Beurmann; mais la séro-réaction rend des services tout aussi impor-
tants lorsque l’on traite la syphilis par les sels solubles.
Comment peut-on procéder dans ces cas ?
Il est bien évident que pendant le minimum de temps nécessité par la méthode lente pour être efficace, on n’a pas à faire d'examen de sang. Or cette thérapeutique dure trois à quatre ans, pendant lesquels l'organisme se trouve en quelque sorte saturé de mercure.
Ce laps de temps écoulé, le malade peut-il se considérer comme guéri, ou du moins comme stérilisé ?
C’est la séro-réaction ici encore qui va renseigner le clinicien.
Les trois ans écoulés, on laisse reposer le malade pendant trois à quatre mois et l’on fait alors un examen de sang.
Comimne il a été dit précédemment, on obtiendra une réaction :
1° Ou bien négative ;
2° Ou bien positive atténuée ;
3° Ou bien complètement positive.
1° Une seule réaclion négative ne prouve rien (V. plus haut). On suspend provisoirement tout traitement, et l’on fait revenir le malade tous les quatre mois la première année, tous les six mois la deuxième pour faire de nouveaux examens.
Si la réaction demeure constamment négative, on peut au bout de quinze à dix-huit mois considérer le malade comme guéri ou tout au moins stérilisé.
S1 elle devient positive atténuée, on se comportera comme nous allons l'indiquer.
2° Une réaction positive atténuée prouve que le syphili-
tique n’est pas complètement stérilisé, il faudra donc reprendre le traitement. On prescrit de nouveau des séries de benzoale de mercure comme il a été dit plus haut.
Au bout de deux ou trois mois on cesse ; on laisse le malade au repos trois ou quatre mois et l'on fait un examen de sang.
Ce nouvel examen donnera soit une réaction négative et l’on agira comme dans le premier cas, soit une réaction positive atténuée et il faudra de nouveau reprendre le trailement avec de nouveaux arrêts suivis de séroréactions.
(Nous verrons plus loin s’il y alieu de poursuivre indéfiniment ce traitement.)
3° Une réaclion complèlement positive montre que la syphilis revêt chez le malade une forme particulièrement tenace ou que le terrain sur lequel elle évolue est très défavorable. Dans ces cas, il faudra agir énergiquement et le traitement au benzoate de mercure sera poursuivi 8 mois. un an sans arrêt. Ensuite repos de 4 mois et nouvelle séro-réaction.
On agira en conséquence d’après les nouveaux renseignements donnés par le laboratoire.