‹ Le Séro-diagnostic de la Syphilis Son importance pour le diagnostic et le traitementChapitre 8 sur 26 · ENT · texte numérisé non relu

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Le malade est traité par le néo-salvarsan et les résultals Thérapeuliques sont manifestes.

Dès la première piqure et surtout à partir de la seconde, la cicatrisation marche rapidement.

D'ailleurs la clinique est venue aussi confirmer les données du laboraloire. Le malade à été examiné par un spécialiste laryngologiste, D' Egger, qui grâce à son instrumentation particulière, a pu découvrir au sommet de la luette, presque à l'entrée du pharynx, une petite ulcération ayant des caraclères objectifs nettement syphilitiques.

O8s. 11. —M X..., qui a dépassé la cinquantaine, présente, outre de la leucoplasie labiale, une ulcération de la langue.

Il y a deux mois, il est allé consuller dans un service de chirurgie : on a fait le diagnostic d'épilhélioma, et le malade a même subi une pelile intervention. Comme à ce moment il n’y avait pas d'adénopathie, on s'est borné à lui réséquer un coin de l’organe attemmt.

Actuellement l’ulcération est très élendue et profonde; la salivation est intense; mais, bien que la masticalion soit gênée, il n’y a pas de vives douleurs, pas d’otalgie. On constate au niveau du cou une masse ganglionnaire volumineuse, ce qui fait supposer, élant donnée son apparition rapide, une infection banale surajoutée. -

En somme l’examen clinique ne laisse guère de doute ; cependant on se trouve en présence d’un fait assez troublant.

Le malade, sur la foi d’un conseil amical, est allé se faire faire une séro-réaction qui a donné un résultat complèlement positif comme s'il s'agissait d’une lésion

tertiaire.

On ne peut donc écarter d'emblée l'hypothèse de syphilis, d'autant plus que l'état actuel du malade est au-dessus des ressources du chirurgien.

Bref, il paraît y avoir contradiction entre le laboratoire et la clinique. Connaissant la technique parfaite suivie chez le D' Sabouraud, M. de Beurmann fait faire un nouvel examen du sang. La réaction donne :

AUOT NE een Re 6 AU DESMOULÉrEUt "EC RER 6 Il s’agit donc bien d’un épithélioma.

Oss. 12. — Mlle X... vient consulter pour une ulcération siégeant au niveau du tiers inférieur de la jambe droile, ulcération taillée à pic, comme à l'emporte-pièce, suintant médiocrement et présentant les dimensions d'une pièce de 2? francs.

Il n’y a pas d'autre lésion el on ne relève à l'interrogatoire aucun antécédent spécifique.

La clinique hésite entre deux diagnostics également plausibles : ou bien il s’agit d’une ulcération banale de nature ecthymateuse, ou bien on se trouve en présence d’une lésion tertiaire gommeuse.

Dans ce dernier cas, il faudrait admettre, étant donné l’âge de la malade (14 ans), que l'on a affaire à une hérédo-syphiliüque. Il n’y a cependant aucun sligmate révélateur de cette affection : tout au plus pourrait-on signaler la mauvaise implantation d'une dent, mais ce n'est guère caractéristique,

Pour trancher le différend, on fait une séro-réaction qui donne :

AUTOÏS: +, 7 COMME É:

Au Deëmouhérer es eee 2

Donc lésion spécifique. Si la réaction n’est que par-

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