‹ Le Serpent en Matière MédicaleChapitre 27 sur 60 · C) INDICATIONS · texte numérisé non relu

C) INDICATIONS

Capillarites et rétinites circinées. — Le venin de Cobra est un traitement de choix, on note 90 % de succès. Le gain d’acuité visuelle oscille de deux à six dixièmes et se maintient par des injections tous les vingt jours.

Hémorragies rétiniennes. — Les résultats se montrent aussi constants et dignes d'intérêt. Le venin de Cobra espace les rechutes et enraie les récidives,

ST La

Thromboses artérielles et veineuses. Rétinites proliférantes. — Si le traitement ne succède pas à des lésions trop avancées, une grosse amélioration d’acuité visuelle se produit.

Nous citerons encore parmi les affections favorablement influencées :

Glaucomes chroniques.

Excavation du nerf optique.

Chorio-rétinites.

Rétinites hypertensives.

Œdèmes de la pupille.

Rétinites diabétiques.

Rétinites azotémiques.

Rétinites pigmentaires.

Hémorragies

Certains venins, par leur pouvoir coagulant, sont susceptibles d’arrêter les écoulements sanguins,

A) PARTIE EXPERIMENTALE

Les venins des Vipéridés et les venins des Colubridés protéroglyphes manifestent une action coagulante.

La Vipera Daboïa l’a très puissante, LaMB, MARTIN et plus près de nous Houssay et SORDELLI étudient cette propriété in vitro : le venin de Daboia coagule les plasmas citratés et oxalatés. |

En 1922, Houssay, OTÉRO, NÉGRETE et MAzzocco nous font remarquer un « parallélisme absolu entre les pouvoirs hypotensif et coagulant in vitro. Tout venin, qui produit une forte hypotension, est coagulant in vivo, si on injecte une dose . suffisante ».

En 1936, M. HaANuT, à l’Université de Bruxelles, effectue des expériences sur le lapin avec le venin de Bothrops atrox. Il conclut :

« Les solutions fort diluées du venin de B. atrox sont donc dépourvues de toxicité, tout en restant très coagulantes, le plus souvent même en dehors de l’intervention de ions calcium, et elles ne provoquent pas d'incoagulabilité secondaire dans les cinq heures qui suivent l'injection. Or, dans les effets des substances hémostatiques peuvent intervenir deux facteurs principaux : l’un sur les vaisseaux, l'autre sur la coagulation, ce dernier agissant

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