‹ Le Serpent en Matière MédicaleChapitre 38 sur 60 · TP M EE AL RE ELA LE · texte numérisé non relu

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Ii est constitué par un mélange, en proportions variables, de protides, de lipides, de sels (chlorures et phosphates de chaux, de magnésie), de débris épithéliaux, et de 65 à 85 % d’eau.

Les substances protéiques sont mises en évidence par leurs propriétés physiologiques. Il existe :

— une neurotoxine,

— une phosphadiastase,

— une bactériolysine,

— üne cytolysine,

— une hémolysine (en faible quantité), — une diastase protéolytique,

— une hémorragine (en faible quantité), — une trombase (en faible quantité), — une kinase.

Le zinc, enfin, paraît posséder un pouvoir de catalyseur. Parallèlement, donnons l’analyse physico-chimique du plasma de Vipère, abordée par P. DonEL et P. FEBVRE, en

— point cryoscopique : 0,62.

“viscosité aur Hess a 20%: 1,0.

— sodium : 3,90 G.P. 1.000.

— potassium : 0,30 G.P. 1.000.

— calcium : 0,19 G.P. 1.000.

— glucose : 0,10 G.P. 1.000.

Plus récemment le Professeur DASTUGUE et Maurice MAss4- RANI (1940) ont montré la richesse de ce plasma en lipides totaux et en cholestérol.

Lipides totaux : moyenne, 7 gr. 6 p. 1.000.

Cholestérol total : moyenne, 3 gr. 4 p. 1.000.

Enfin, le Professeur DASTUGUuE et Mme Joy ont déterminé la teneur en :

— Chlore globulaire : 1,85 G.P. 1.000.

— Chlore plasmatique : 4,92 G.P. 1.000.

— Glycémie : 0,21 à 0,29 G.P. 1.000.

— Protides totaux : 59 G.P. 1.600.

— Urée: 0,117 G.P. 1.000:

— Acide urique : 0,25 G.P. 1.000.

— Cholestérol de la bile vésiculaire : 0,20 G.P. 1.000.

Les venins se dissolvent, partiellement, dans l’eau distillée. (leur solution présente un louche encore mal identifié) ; intégralement dans l’eau, même légèrement salée. Ces solutions ne sont pas stables et s’altèrent très vite. En effet, le venin contient des auto-ferments qui, en milieu humide, conservent toute activité.

Le venin, laissé à l’air, donne des bulles d’air persistantes et rappelle une émulsion de blanc d'œufs, Il s’altérerait ainsi ; il est donc indispensable de le conserver. La dessiccation à la température ordinaire, qui lui conserve toutes ses qualités, et évite son altération, est un moyen excellent. Le venin est desséché rapidement dans le vide ou dans un dessiccateur à chlorure de calcium. Alors il se craquèle dans tous les sens et forme de petites paillettes jaune or, translucides. La dessiccation le réduit à 30 % de son poids initial, mais seul le résidu sec contient les principes actifs.

Le venin desséché est parfaitement soluble dans l’eau et retrouve ses qualités initiales.

Ainsi, mis en présence de gaz inerte, le venin se conserve longtemps.

Les échantillons de venin sont ensuite, éventuellement, utilisables et, le cas échéant, expédiés à l’Institut Pasteur par voie aérienne,

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