‹ Le serpent vert [microform];Chapitre 12 sur 28 · TT · texte numérisé non relu

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masses charriées par le Fleuve. Le mystère n'a jamais cessé d'avoir ses hiérophantes et ses fidèles, les uns et les autres trop souvent réduits à ne rien discerner au milieu des ténèbres sacrées. Tel fut longtemps le cas de la Franc-Maçonnerie, issue de corporations architecturales du moyen âge qui prétendaient se rattacher aux plus anciens groupements constructifs. Dès le xvii« siècle, un esprit nouveau pénétra peu à peu la très vieille organisation qui semblait vouée à disparaître. C'est alors que Tor dédaigné par renseignement officiel (le Passeur) tomba dans la crevasse où somnolait le Serpent. Celui-ci se hâta de faire siennes les doctrines humanistes de la Renaissance, qui auraient dangereusement agité le Fleuve. Puis, ainsi préparé, il rejoignit les Feux Follets, autrement dit les Encyclopédistes et les beaux esprits raisonneurs, jamais à court d'explications sur tout ce qui semblait mystérieux.

Ces rationalistes, dont le domaine est la verticale (abstraction, théorie, transcendance), éblouissent la pauvre Couleuvre, condam-

née à ramper horizontalement, sur le sol du positivisme, du concret et du réalisable. Cependant, comme elle demande aux Flammes légères de la renseigner sur la provenance de Tor, qu'elle suppose tombé directement du ciel, les Feux Follets s'esclaffent, tout en se secouant pour faire pleuvoir des pièces d'or, qu ils s'amusent de voir dévorées par le Serpent.

Devenu 'lumineux en cette compagnie folâtre, celui-ci se hâte de regagner la montagne et de se faufiler dans la crypte dont le secret ^intrifi:ue^

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