‹ Le serpent vert [microform];Chapitre 7 sur 28 · L'ÉSOTÉKISME DU « SERPENT VERT · texte numérisé non relu

L'ÉSOTÉKISME DU « SERPENT VERT

|0NNER d'une production littéraire une traduction rigoureuse est toujours une tâche ingrate. Ce qui s'exprime dans une langue en une forme heureuse se heurte, dans l'autre, aux rencontres les moins esthétiques. C'est à peine si j'ose relire le conte de Goethe, dit du Serpent Verl^ tel que je me suis efforcé de le rendre accessible au lecteur français.

M'écartant de toute préoccupation de forme, je me suis borné à fixer des images dont la haute signification m'avait frappé. Il me reste à les interpréter, sans que je puisse ambitionner cependant de mettre au jour toute la pensée du grand poète allemand, car cette pensée se perd dans des profondeurs insondables. Je ne consignerai donc ici que les interprétations qu'il m'aura été possible de discerner, en

m'appuyant sur la connaissance générale du symbolisme.

D'avance, je me déclare incapable de rendre compte de tout. Mais il est des choses qui me semblent claires, et, les prenant comme points de repère, j*espère arriver à m'orienter dans un labyrinthe, à première vue inextricable.

Les indications déjà fournies par divers commentateurs me seront précieuses, en particulier Tarticle du D"" August Wolfstieg, intitulé : GœChes Màrchen von der grûnen Schlange, paru dans les Monalshefte der C(hmenins Gesellschaft de janvier 1912. Je bénéficie également d'un résumé des interprétations de Bielschowsky que j e dois à Tobligeance du D"^ G. Lauer. Enfin, j'ai reçu communication, de la part de M. Karl-Friedrich Laux, de Mannheim, de l'exégèse théosophique du D^ Rudolph Steiner. Ainsi armé, j'ose affronter une tâche ardue, que j'espère mener à bien avec le concours de mes lecteurs. Car je compte être aidé dans mon travail de divination, par les esprits intuitifs, habiles à percevoir ce qui

aurait pu m'échapper. Et mon entière reconnaissance leur serait acquise, si grâce à eux je parvenais à trouver la solution définitive d'une énigme qui a tant intrigué les admirateurs de Goethe.

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