‹ Le service de santé de notre armée. Les réformes urgentes. Observations présentées... le 7 juillet 1915 à la Commission de l'armée du Sénat... et à la Commission d'hygiène de la Chambre des DéputésChapitre 5 sur 20 · A BORDEAUX · texte numérisé non relu

A BORDEAUX

Arrêté au cours de mes opérations par une infection streptococcique qui m’est survenue ^ malgré mes gants de caoutchouc, perforés par des esquilles osseuses tranchantes et à la suite de laquelle j’ai dû m’opérer moi-même une première fois à Granville, je partis en mission à Bordeaux, pour exposer à la 7° Direction l’état déplorable des formations chirurgicales de l’intérieur et pour proposer des réformes urgentes. C’était aux premiers jours d’octobre. Le Ministre refusa de me recevoir; le Directeur du Service de Santé, après un entretien de quelques minutes, où je lui demandai de me désigner pour appliquer sur les tétaniques, alors nombreux à Bordeaux, le traitement de cette maladie par les injections intrarachidiennes de sérum, ne me donna aucune réponse ; il me fît renvoyer par ses bureaux, sans m’accorder une nouvelle audience, à Paris, où il me signifia ultérieurement, sous un prétexte futile, le retrait de ma mission.

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