COTON
reuse aussi parce qu'elle fixe de suite un taux d'iniérèt au moment où parfois l'argent a la plus faible valeur d'achat, et alors c’est un jeu. Les secteurs qui ont en ce moment à satisfaire des obligataires d'avant guerre au taux de 4 % sont certainement heureux. Mais cembien seront malheureux ceux qui, dans quelques années, devront servir des intérêts à sept pour cent nets d'impôts qu'ils ont été obligés de promettre pour des émissions d'obligations lancées durant ces dernières années ? Nous voyons toutefois un grand avantage au système obligataire. L'obligation s'accompagne d’un service d'amortissement forcé de la créance qu’elle représente par la nécessité d’éteindre annuellement un nombre donné de titres. Elle fait ainsi échapper les Sociétés au danger d'augmenter la part des dividendes en présence des. bénéfices réalisés et de diminuer encore la part d’amortissement pour laquelle en esi loujours tenté de réserver portion congrue. 7
Quel que soit le genre de consolidation de ses créances, dès son entrée en période d'exploitation, le distributeur se trouve en butte à de grandes difficultés financières qui tiennent au genre même du service qu'il doit satisfaire et il est obligé de consentir toutes les pertes que réclament de telles difficultés : faire accepter à son banquier en paiement de ses créances. des actions à un taux plus bas que le taux d’émission, frais de banque et de courtage, primes à la souscription des obligations, ete... Nous sommes encore loin de l’époque où il sera possible d’assurer les amortissements convenables aux capitaux investis.
Dans le cas des obligations cet amortissement se fera sans doute d’une façon presque automatique. Mais il ne commencera d'ordinaire qu'après quelques années de la date de souscription. Pourtant, dès
IC début les matières que représentent les sommes avancées sous forme obligalaire sont sujettes au vieillissement. Il arrive d'ordinaire que la durée du
remboursement est plus longue que la durée pen-
dant laquelle la prudence devrait exiger Famortissement des ouvrages effectués. Il ne faut pas oublier, de plus, que nous avons un relard d'amortissement sur toute la période antérieure. Enfin les obligations ne forment qu'une part et d'ordinaire la plus petite de l’ensemble du capital engagé. L'amortissement, obligaloire est donc fort loin d'être suffisant.
Or, on doit noter que plus que tout autre Société, une Société d'électricité doit amortir largement. En fin de concessions ellé perdra la plus grande partie de son actif : d'une part, tous les travaux exécutés dont la remise doit être faite gratuitement aux autorités concédantes, d'autre part, tout l’achalandage que représente la clientèle desservie. I ne faut donc pas compter trop sur l'actif réalisable.
4° Supposons que la Société de distribution soit enfin venue à bout de toutes ces difficultés, que ses dividendes ne soient pas fictifs, qu’elle ne soit pas obligée à des emprunts pour assurer cette part
d'amortissement que représente le remboursement
obligataire, qu’elle puisse enfin songer aux réserves complémentaires. Sur le bénéfice net quelle part accordera-t-on comme loyer du capital ? Quelle part aux amortissements P Il faut reconnaître qu'elle agira dans une mesure très éloignée de la valeur à donner aux amortissements.
Dans les affaires, où tout progresse avec la rapidilé que nous voyons dans les sciences appliquées, il faut compter sur deux ordres de vieillissement. Le premier est un vieillissement matériel. Beaucoup se trompent en ne comptant pas assez vite la durée