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de ces sortes de vieillissement. Mais il y a en plus un autre vieillissement extrêmiement imporlant et qui s'exerce souvent avec une grande rapidité : c'est le vieillissement scientifique. Telle machine est remplacée par telle autre machine, d’un meilleur rendement ou répondant à de nouveaux besoins d'applications. Tel tracé de ligne doit disparaître devant tel autre tracé, sous la pression de considérations géographiques ou économiques ou techniques, augmentation de-sections, changement de tensions. Une objection ne manquera pas d'être faile, c'est que, pour apprécier le rendement, donc l’économie d'une nouvelle machine ou d’un nouveau tracé, il faut ajouter aux immobilisations nouvelles que leur adoption impose toute la somme des immobilisations non amorties que l'on doit sacrifier. Mais il ne faut pas oublier que sous peine de perdre sa clientèle qui peut, aussi bien que lui, profiter des améliorations scientifiques, entraînant une baisse de prix, ou une économie dans l'application d’un système, un secteur doit s'imposer comme loi de suivre toujours la science dans ses dernières applications. Nous mettons le vieillissement scientifique avant même le vieillissement matériel et tous les faits sur ce point nous donnent raison. ?

Or, sur quelle durée de vieillissement les secteurs ont-ils tendance à baser leurs amortissements. Non pas même sur le vieillissement matériel, mais, et combien n'ont pas cette prudence, sur la durée de leur installation, c’est-à-dire en général sur la durée d'une concession, ce qui a faussé beaucoup de calculs établis avec une vision insuffisamment sage des réalités. Nous .estimons que la durée d’amortissement ne devrait pas dépasser plus de 15 ans, sauf certains amortissements pour capitaux investis dans des tra-

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vaux d'aménagements de chutes d'eau que nous pla- Çons parmi les travaux d'un ordre public et presque national. Ils intéressent, en effet, la mise en valeur à peu près définitive d’une richesse qui échappe en partie aux obligations normales des amortissements. Aussi, demême que nous avons calculé que les réseaux d’une façon assez générale étaient dans l’impossibilité d'amortir, nous pouvons presque assurer que les secteurs sont incapables de servir de tels amortissements et qu'ils sont en pleine crise d’immobilisations alors qu'ils s’en douieraient le moins et qu'ils pourraient se conformer aux usages courants.

5° Nous allons nous appuyer sur une construction graphique que nous proposons et qui permettra de suivre d'une façon assez simple les difficultés d’amortissements rencontrées en pratique par les secteurs.

Nous partirons du facteur suivant : La recette nette par 100 francs du capital engagé dans une entreprise « a ». Elle correspond au pourcentage de bénéfice d'exploitation y/100, c'est-à-dire bénéfices %, tous frais généraux déduits, multiplié par le chiffre des recettes brutes d'exploitation par 100 francs de capital investi. Supposons que le bénéfice d’exploitation soit de 25/100 et que les recettes soient de 20 fr. par 100 fr. engagés, la recette nette pour cent sera de 25/100 x 20 = 5 fr. Or, il est possible de tra: duire le chiffre des recettes d'exploitation par 100 francs investis au moyen de la fraction 1/x qui représente ce chiffre. C’est ainsi qu’il est indifférent de retenir dans le cas envisagé le facteur 20 ou le facteur 100 divisé par 5. Nous pouvons alors énoncer que la recette nette pour cent du capital est égale au pourcentage de bénéfice divisé par l'inverse du pourcentage des recettes brutes pour 100 francs. Ceci peut s’écrire a = #. En donnant à chacune des let-

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