CHARBONNIÈRE
Nous avons ainsi terminé le cycle des développeinents auxquels nous a amené l’étude de la crise charbonnière. Les détails d'ordre technique que nous avons donnés ne viennent que confirmer les notions d'ordre plus général que l'opinion semble s'être faite de la question.
Cette opinion, en effet, est fixée. Dans son ensemble, sans considérer les variantes qu’elle peut réclamer, suivant le parti auquel elle appartient, sur les moyens d'exécution, elle est persuadée que la disitribution de l'énergie est vitale dans le développement de notre économie, que cette distribution doit répondre à tous les besoins et doit aller les chercher dans toutes les directions, qu'un secteur s'étendant en mailles aussi serrées que possible sur tout le territoire est le seul moyen d'aboulir au résultat visé, qu’il faut chercher l'énergie non plus tant dans la produclon que dans la captation de l’ensemble des puissances naturelles hydrauliques ou autres rencontrées sur le passage et que le premier pas doit bien être donné au moyen naturel, le second étant réservé au secours que l’on peut attendre très économique par
suile de l'établissement de supercentrales thermiques installées géographiquement aux points les plus opportuns. Les événenients ont ainsi singulièrement aidé l’évolution de l'idée service public dont nous avons entrepris l'historique.
0° IL EXISTE UNE CRISE AGRICOLE QUI ATTEND DE L'EXÉCU- TION D'UN VASTE RÉSEAUX RURAL ET D'UN PROGRAMME D'ENSEMBLE UNE PROMPTE RÉSOLUTION ET LE PLEIN RENDEMENT DE LA TERRE. ae
La crise agricole pendant la guerre contribua elle aussi à montrer tout le prix que l’on devait attacher à un service organisé et centralisé de la distribution de l'énergie et elle vint renforcer les vues que nous venons d'exposer en les étendant.
Elle trouvait ses germes dansunesituation d'avant guerre qui certes avait retenu l'attention, mais à laquelle les circonstances n'avaient pas conduit à attacher l'importance qu’elle méritait. Cette situation pouvait se traduire par deux caractéristiques très nettes. La première était le dépeuplement prooressif des campagnes. IL était dû à plusieurs raisons. La concentration industrielle avait appelé dans son mouvement une population sans cesse accrue el enlevée aux travaux des champs. Le service militaire rendu obligatoire avait fait goûter à la population paysanne les plaisirs que réservent les grandes agglomérations. L’éloignement des conceptions religieuses, en matérialisant les aspirations, n'avait fail qu’accroître la rapidité d’un mouvement déjà irrésistible. C’est qu'il est vrai de dire la vie de la terre est bien pénible comparativement à la vie tourmentée mais pleine de plaisirs des villes. Elle présente, d'avtre part, un assujettissement et des labeurs en