‹ Le Service Public de la Distribution de l'ÉnergieChapitre 4 sur 64 · SIN RES · texte numérisé non relu

SIN RES

maine. L'homme, par sa science, arrive à connaître les moyens de diriger à son gré celte matière dont il a un usage presque illimité. À mesure que ses connaisances s’accroissent, évolutivement il parvient, par la nature, à satisfaire de mieux en mieux toutes ses aspirations. La nature se compose ainsi de deux éléments, la matière, d’une part, qui en est l’élément passif et l'énergie, d'autre part, qui en est l’élément évolutif.

Une analyse poussée plus avant, lorsque nous aurons une science plus étendue, arrivera peut-être à ne plus séparer la matière et l'énergie, la matière n'étant plus elle-même considérée que comme un agrégat d'énergie encore indissociée. Sans en arriver là, nous voyons la place prépondérante que prend, dans notre étude économique, cet agent : l’énergie.

2° Le concept de l'énergie n’est pas sans agir d’une manière très effective aussi sur ces autres facteurs le travail et le capital, qui interviennent dans la production des richesses.

Le capital, notaminent, ne vaut que comme stock de richesses soit pour attendre les biens, que l’homme veut dégager de la nature, ce qui nécessite de sa part, l'entretien d’une vie à laquelle il doit pourvoir momentanément, soit pour dégager, aux dépens d'une attente supplémentaire, une somme plus considérable de biens. À ce point de vue, la notion du capital est donc inséparable de la notion de temps, et l'importance du capital doit être proportionnée à l'importance que l’on accorde au facteur temps dans le production des richesses. On peut en déduire que toute amélioration apportée par l'intelligence humaine dans un emploi plus rapidement actif de l’énergie qui diminue l’importance accordée au temps,

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