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diminue proportionnellement l’#mportance du capital.
En ce qui concerne le travail, toutes les considérations sur le travail manuel que l'économie politique retient si volontiers dans l'étude du rôle du travail pour la production des richesses doivent être atlachées, en réalité, aux concepts de l'énergie. L'énergie physique de l'homme n'est qu'une des formes multiples de l'énergie agissante. On peut considérer que ne doit être retenu dans le facteur travail de la production, que le travail de l'intelligence humaine qui est seule, en réalité, créatrice.
De ce qui précède, nous pourrions conclure que l'introduction intégrale du concept-énergie dans l’étude de la production des richesses est capable de modifier entièrement l'ordre didactique suivi normalement par cette éude. Elle nous amènerait à modifier le choix des éléments constitutifs de la production. Ces éléments seraient, en premier lieu la matière, en second lieu l'énergie, et en troisième lieu, l'intelligence, caractère sublimal du travail. Le capital, sans perdre de sa très grande importance, n'apparaîtrait plus que comme un coefficient de valorisation en quelque sorte des autres éléments. Ce coefficient perdrait peu à peu lui-même de sa valeur au fur et à mesure que l'intelligence donnerait à l'homme le moyen de développer davantage l’énergie à l'utilisation de la matière.
— On voit donc ce que l'introduction d’une concep-, tion étendue de l'énergie apporte ou peut apporter de nouveauté dans l'étude de l’économie politique et on doit reconnaître que l’énergie est un des premiers facteurs du développement économique, Nous n’a: vons, au surplus, étudié que son rôle dans les questions de production. Il est possible de faire un effort
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de conception supplémentaire qui donne à l'énergie, en insistant sur sa forme abstraite, un rôle plus général encore et qui s'étend à la circulation et imême à la répartition des biens. En se plaçant à un point de vue très général, production, circulation et répar- Uilion se réduisent, en réalité, à des échanges. Ces échanges exigent, quels qu'ils soient, une dépense d'énergie et peuvent, à la rigueur, se mesurer par l'énergie dépensée à les satisfaire. La totalisation des échanges qui s'effectue en un temps donné, et qui figure l’activité économique d’une population, peut donc se mesurer par la somme des énergies dépensées dans Île même temps. Toute application qui donnera la facilité de libérer de plus grandes sommes d'énergie aura donc une répercussion générale dans toutes les branches de l’activité économique. Il y a quelque plaisir à révolutionner ainsi le domaine tranquille des doctrines classiques. Nous sentons toute notre hardiesse et sommes bien persuadés que différents points de ce que nous avons avancé sont certainement contestables ou tout au moins doivent certainement être contestés. Mais nous estimons que, pour employer un terme déjà utilisé par nous, ce survol de la portée économique de l'énergie donc de lélectricité qui n’en est qu’une des faces dans le domaine pratique est nécessaire pour ramener en pleine lumière dans le champ de l'économie politique l'importance d’un agent, qui est appelé à ÿ jouer un rôle de premier plan, et qui paraît être resté jusqu’à ce jour dans une position trop modeste.