‹ Le ShinntoïsmeChapitre 14 sur 44 · îS LE î>^l^^TOl^M · texte numérisé non relu

îS LE î>^l^^TOl^M

rirht*-se> *** : " le faisan. Sful messiiper » ■ : autant de dictons {iDpuIairi's qui, parloir, romnie dans le cas du Taisan, ^eInl>lont oiTrir un lim rct.*! a>ei* la h'^irnde, mais qui, le plus soii\iMil, comuif dans lesexeniph^s de la llèche, de réclielle, ou «It» la pitMiv df ri\rt>u'n«*. n»^ >«inl que des observations griirrali^s rallachées par arliliro à un myllio parliculier\

(le proc'rdt!' triomphe cnliii, d*une manière encore plus visibl«'. dans un derniiM* f^roupt» de mythes explicatifs : ceux qui (»nt pour ohjet les clunulof:ies. C*est ici surtout qu*on voit so manifester les mille bi/arriTiosque peuvent produire, soit h's confusions dt^ mots*, >i faciles a commettre en japo-

II' proverjif d"!iij.' ■ «iîii::.«» c.>!ic!ur.oM i!c Cf rcni s appliquerait à ceux qui, i*8[""-r.aM UM" r«' ■'•1 ;■»•:.!?»•, •■:'l!en:*i'fiî un cdâtiiuei.t.)

1 A ! i m II 1".. 1;.:.:j. 'ifi-' ullf -••■■iifr-'usi* &\'ial>.il enlre »os tils Oii-sazAki vi «M .-:. .'• >.i li^. i al: jIxj, • !'. i .,u «iVux ^ 'U inl idisser à l'autre la dii^nilê iinp-'i a'f. « Ti'nl s j!j»- .»•- li'ux i.v: is \irrc< fLiietit occupes â vouloir se céder inuiui'.îi'!ii'-!«t l' tiijiii*, vi:il uit p'i-h -ur. puir pri'-sentv-r do beaux poissons au Suuvi'rain. l)«'no, rt.n in -Irs i\vkix f .r.-s ''.«-sir.i les al>anilonner à l'autre; en jnrt" ']ii'' i' i.îi l's r-!u.-::iit ri Ir? ijî^iii .iiÎTif .1 soTi Ci'letJ et le cadet les refuîr:iil«l .--fi.-tit •.''.] c.T 1 S- -M n.iii' ; ct [«'Ml \i:i\ 'vU'rnps.buTi îles Jours s'écoulèrent. El ouiniiu' cel .ii«;i:i:u:k miuIu*v ii'avâ:i pas ■;•' :;iii seiilement une ou deux fois, W p***i:l»vur, .vvmImi'' •!'' iH v:i-ot-v;.n:, !in:l ;»r pleurer de falitrue. » (K, 257- 2UH. b- j-rovi-rlif ir; I ju- eii5u;l»* «îL'n.lnT.t.l. [►■«ur M'jIo -ri, que Undis qu'on se l.imoiile il'ur<li'iiLiri' p'tur l's c:ius'*s *\<w i un n'a p:is. le pécheur au contraire pleurait à ciust> ilo.-^ p. .a:? >n:^ '\\x'i\ avail et qui lui d<jiinaient tant de mal.)

'2 Li's ' fux iii J/t'i ti:.i i:iVi«y»' <-ir t-rrt* iri faisan, cÎKirgé d'un important 1111'."^ i-'*", uii\à •'(• ^- au a rit; lii'-. I> • . !•' •! iru'fT, as»ez c.airement indique par !•> P'* <■;>■! il-, il<- •uinpîrr >:i: uuv a:i.lM<«r.L le 'j-i: in' comprend pas plusieurs t-Mv-ty»'.- I\, '.'7: l'J cî. .iu.->i l.i v- r^.-.-îi, u . p- i •iiilerenl»', «lu N, ï, 91»).

I. T"us ;■■- ii«>iiui--.' i-r; :.iii s mM «li fi 7" .i 1 .■iilourouso expérience qu'une 11'-.':.", p -.!■.!■■ v- :l ■■ i.'-:;.i'fii o:i à'.i.:. i»-: ■:: i- {- il ■■.> >'jr ceiui qui l'a lancée. — Av'.: ;• - ::. '; :.> appi'.»j'r;f-, i.:! urriv.- a i-i^t. — Les pas d'un ivrogne ne >'.i':'":' M' :.i< ;iM.x ■■ii?l i-'e-^. — *Jia:i'. -ij p:o\-'r:)-.- i!f> lnj-juliers, pcut-Otre s'i'xp.i ,-i"-i- . j'-âi .1 ^i îijiîi' ol>5-.Tv.ii. ■ j .|.i- '■••: MiaT-jurs do ^ul)stances prér;ru<«'s s ►*!» l'-r li:ia.ri' l'.us r.i'îi-.'s ^-'i o . ■.— ^ n\ ■:• ..•■n's -jaV:! terrains; et le • licl ■■i .-• .;■ !<• }••■■.'■ Ji -. .i i i ■ =11 ' if! i> 'I ; i . . ■ ::i i''ii i:. li** ipii s'allore

il i-n- l.:i,i-: ::. -■: .••' r • i ... î i p! l'iiissciil des - i!:i;;is, t.. !'■ . •: .i.'<*r .'i:ii?;:.e •!•.* la soie. Il url'.nna <i.i:i: -l u:i cori ii:i S-ijkiroii -i'.i ..t ro : i '■..•: >1.'S V'.ts â âj;o dins tout U* piyà, M lis Sjukiro j s* Lro3ij>iel fil ai-^ i:>' K*i\ir.i h ojjj?, quM vint pré-

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nais *, soil l'invenlion voulue de récits destinés à élucider des nojns quelconques. Je néglige les fantaisies relatives aux noms de plantes ou d'animaux % aux noms même de dieux ou de héros*, de personnages individuels ou de clans illustres*, et j'arrive tout de suite aux noms de lieux, qui jouent dans nos mylhes un rôle très imporlanl. En effet, toute la géographie^primilive, depuis le pays lui-même*, ses

senler à l'empereur. L'empereur ril grandement, et donna les bébés à Soukarou, en lui disant : « Nourris-les toi-même. » En conséquence, Soukarou les élevait à grand'peine, près de l'enceinle du palais. Il reçut un titre et fut appelé Tchihisako Bé no Mouradji. » (N, 1, 3i7, qui attribue le fait à )*an 4ô2 après J.-C, c*eBt-à-dire à une époque où les événements racontés commencent à avoir des dates certaines : voy. Aston, Early Japanese Hiatonj^ dans T, XVI, part. 1, p. 67). Le malentendu reposait sur le mot kahiko, qui signifie ver à soie, mais qui peut aussi se décomposer eu kafii, nourrir, et ko, enfant. Tcliihisako veut dire « petit enfant 9.

1) Voir Satow, T, VII, part. 4, p. 412. Cf. aussi N, I, 326.

2) Voir plus haut, p. 234, n. 4 et p. 235, n. 2.

3) Exemple : le divin prince \ma-tsoU'hi-daka'hiko-nagkisa-také'OU'ijaya» fouki-ahézou no A/ /Aofo, c'est-à-dire <« Hauteur du soleil du ciel, prince, rivage, brave, cormoran, roseaux, chaume, incomplet », ainsi appelé parce que sa mère, la princesse marine, Tamis au monde au bord de Tocéan, datis une huile couverte de plumes de cormorans eu guise de chaume, et avant m-'uie que ce toit fût achevé (K, 126-127; N, I, 93, U8, lui). Le nom du pcrsuniiage résume ainsi sa légende ; mais on peut se demander si ce n*est pas la légende elle-même qui a été inspirée par un nom mystérieux qu'on ne comprenait plus. (Pour Tapplication aux nouveau-:iés d'un nom rappelant les faits relatifs à leur naissance, ▼oy. H. Spencer, 1, 5i0.)

4) Exemple : l'histoire des clans qu'aurait fondés rempcreur Souïninn, après la guèrison miraculeuse de son lils muet iK, 197).

5) L'empereur (Djimmou) monta sur la colline de Ouuki Kamou no llotsouma ; et là, ayant contemplé la forme de la terre de tous les cotés, il dit : u Oh 1 de quel beau pays nous sommes d»ivcnu muiire ! Bien que ce soit la terre bénie de la fibre intérieure de l'arijro ^c.-à-d. de i'écorce du mûrier, mat ère des vêtements), cependant eile ressemble à une libellule léchant ses parties de derrière. » Et c*est amsi que, pour la jiftiiniére lois, ce pays recul le nom d'Akidzoushima {l'Ile de la Libeilulo). >> N, 1, i3i. — Autre r»;cll, len-lant a la mémo éiymo'.ogie : u Le Céleste souverain (Youriakou;, ulant aile dans la lan i«j d'AkiJzou pour y chasser augusleinonl, sii'goaitsur un augusl».* tfôii-' (ajourUy sans doute un léger siège portitif). A ce momenl, un -uslre piqua son auguste bras; mais aussitôt vmt une libellule, «[ui mordit l'œstre, puis s'envola. Alors il composa un auguste chant. Ce chant disait : <( Qui donc dit, en noire granie presemîe, qu'il y a du gibier sur le pic de Ouooiouro a Mi-Yeshinju? iNoLre Grand Sei-

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grandes régions ' et ses anciennes capitales ' jusqu'aux plus

gneur, qui paisiblement conduit le gouvernement, étant usis lur le trône pour attendre le gibier, un œilre arrire et pique la partie charnue de son bras bien entouré <i*uiie manrhe de blanche iHotTe; et une libellule, rapide, mord cet œstre. Et afin qu'elle |>ût porter son nom d'une manière appropriée, le pays du Yamato fout appelé Akidzou-sbima. i> C'est depuis ce temps que cette lande fut nommée Akidzou-nou (la Landt? de la Libellule). ■ (K, 317-318; et cf. larersion, un peu difTH^ent^ du .\, I, 342*343). — D'après Tanecdote du K, le nom d*lle de la Libellule n'aurait été choisi qu'en soutenir de cette intenrentioD loyale de Tinsecte ; et c'est ce que confirme une variante du N, I, 343 : « Afin que de la sorte il devint fameux, la terre du Yamato, qui remplit le Ciel ^e.-à-d., qui s'étend jusqu'aux horizons les plus lointains), fut appelée la Terre de la Libellule )>. La version principalf du N indique Tidée d'une comparaison entre la forme du pays et celle de l'animal : « Même un insecte rampant veille lur le Grand Seigneur. II portera ta forme, A Yamato, terre de la libeilule! » Enfin, le ri'><:it concernant Djimmou précise mieux encore cette explication : la libellule. •]u'un voit souvent se replier sur elie-m''*me en touchant sa bouche avec sa queue, est assimila»' à la plaine du Yamato, enfermée dans son cercle de montagnes; en attendant que, plus tard, les Japonais, transformant la comparaison, représentent leurpay» comme une libellule aux aiUs étendues. Si AkidsoU'Shima signifiait vraimnit l'Il^ de la Libi'llult\ il semblerait plus naturel de penser que l'idée de ce nom fut suggérée par le spect.i'Ie familier des innombrables lit>ellules qui, là-bas, sont pour ainsi dire la poésie des rizières. Mais il est plus prudent de décomi^oser le mot en Aki-t^ou-shima, et de traduire par : llle des automnes, c.-à-d. la Terre des moissons (cf., en eiïel, ci-dessus, p. 120, n.7).

1) Yamato-daké, voyag<>ant en mer, a été assailli pir une tempête furieuse, et son épouse, la princesse Olo-tatrhibana, s>st ji'lée aux flots pour apaiser la cob'ïre des dieux. Quelque temps après ce sacrifice, le héros fait l'ascension du défilé d'AstiiiK'ara. « Arrivé au sommet, il san^'Iot.i par trois fois, et il parla, disant : «< Ah'uma fui ya\ J>h! m:i fivnrn*'!) » Kt depuis lors, cette terre fui appelée A'îzoum't, » (K, 2\:V . Kn elT.-t, aujourd'hui encore, les poètes japonais désignent sous ce nom les pleines du .la['On oriental. -^ Pour d'autres étymologies tirées p.ireillement d'une exclamation quelconque, voir le N, 1, 199; Vldzoum'j Fuwioki, Irai. Florenz, loc. tit., p. 28'.*; etc.

2) « T.iiiiiis quo les troufios impériaN's (de S mijinn campaient (sur le mont Nara), elles fouién>nt les herbes et les arbrtM; de là, cette montagne reçut le nom de mont Nara. ». (N, I, 157;. lu- «ai «m h, niv.»K'r. Mais il est infiniment plus probable i]uo ce nom de la fdiH'Uisi' cip tiN.' du viii* siècle vient d*une espèce de «^liéue (/jinr, le qnercit< ylinluhf ra , *\\i\ abonde en c^-t endroit. (C^ <^iiamberl.iin, surK, 191.) — Même Hx:r:oalio:i ribuleuse pour A'aniioa. le nom poétique de la grande ville moJerue d'Oiisaka : « Q>iand la flotte impériale (de Djimmou) atteignit le cap Naniha.elle eut à affronter un courant très rapide. Ce lieu fut donc appelé .Varni-^ya [vagues rapides) ou Sami'hana (ragues*

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humbles endroits*, est représentée par une nomenclature légendaire. Le sens primordial des noms de lieux, oublié ou jugé trop simple, a été partout remplacé par un sens nouveau, tiré des aventures héroïques. Toute la lopographie s'est faite mythologie. Si vous examinez aujourd'hui les noms de lieux ainsi traités, beaucoup demeurent obscurs*; d'autres

fleurs). Oa l'appelle maintenant, par corruption, Naniha. » (N, I, 112-113; et cf. K, 132).

1) Pour ne citer qu*un seul exemple : « Le jour où la construction du tr.ûa' saghi (de Ninntokou) fut commencée, un daim se leva soudainement de la lande et se mit à courir parmi les ouvriers; puis il se coucha et mourut. Cette mort subite leur paraissant étrange, ils regardèrent pour voir où Tanimal était blessé ; mais aussitôt, un lanier {mozou, espèce de faucon) sortit de roreilie du daim et s'envola. Hs examinèrent donc son oreille, et trouvèrent que la peau était toute déchiquetée. Cest pourquoi ils appelèrent cet endroit: la lande de l'Oreille du Lanier {Mozou no Mimi), » (N, I, 298 ; et cf. K, 286;.

2) L'empereur Ritchiou, menacé par son frère, le prince Nakatsou, qui veut s'emparer du pouvoir, a chargé son autre frère, Midzou'-ha^ouaké, de supprimer le rebelle. Midzou'-ha-ouaké fait exécuter l'assassinat par un guerrier du prince Nakatsou, Sobakari, auquel il a promis la situation de premier ministre. Le crime accompli» Midzou-ha-ouaké est sur le chemin du retour. <( En ani- ▼ant, avec Sobakari, à l'entrée de la montagne d'Ohsaka, il pensa : « Sobakari a bien mérité de moi; mais il n'en a pas moins tué son seigneur : c'est inique. Pourtant, si je ne récompense pas son acte, je puis être appelé trompeur ; et d'autre part, si je remplis complètement ma promesse, ses intentions sont à craindre. Aussi, tout en récompensant son action, je ilètruirai sa personne. » Il dit donc à Sobakari : « Je vais m'arrôter ici aujourd'hui, pour te conférer le rang de premier ministre; et demain, je continuerai mon voyage. » On fit halte à l'entrée de la montagne ; un palais provisoire fut aussitôt bâti ; une fête copieuse, improvisée; le rang de premier ministre, conféré sur le champ à l'homme d'armes; et tous les fonctionnaires eurent à lui rendre hommage. Le guerrier, ravi, croyait ses espoirs réalisés. Alors, l'auguste Midzou-ha-ouaké lui dit : u Aujourd'hui, je veux boire la liqueur à la même coupe que le premier ministre. » Et lorsqu'ils burent ensemble, un bol de métal assez grand pour cacher toute la figure fut rempli de la liqueur présentée. Le prince but d'abord; puis, l'homme d'armes; et tandis qu'il buvait, la grande coupe couvrait son visage. Alors l'auguste Midzou-ha-ouaké tira un sabre qu'il avait plac<3 sous les nattes, et coupa la tète du guerrier. Des le lendemain, il se remit en voyage. C'est pourquoi l'endroit fut appelé Tchikatsou-Asouka (Asouka plus proche). En continuant sa route et en arrivant au Yamato, il dit : u Je vais m'arréter ici aujourd'hui, et, après m'élre purifié, je repartirai demain, pour aller adorer au temple de la divinité (d'Iso-no-Kami). C'est pourquoi l'endroit fut appelé Toho-tsou-Asouka (Asouka plus éloigné), » (K, 28^-291.) Quel rapport peut-il y avoir entre ces noms et l'histoire qui les

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