‹ Le Siam ancienChapitre 12 sur 30 · C U L L A K A S E TT H I - J À TA K. A , N · texte numérisé non relu

C U L L A K A S E TT H I - J À TA K. A , N

(Estampage N° 14).

Sujet: La pierre presque entièrement fruste ne montre plus que, à droite, les traces d’une figure nimbée.

Quatre lignes d’inscription en haut et à gauche :

1 rc ligne.

«91 chulok xàdok 0 2 phothisattva pen lük sresthî lien hnû twa.

ning ching liai

ning

1 Ce signe se trouve au commencement de toutes les inscriptions.

s Ce signe, petit zéro, est une ponctuation qui se rencontre dans tous les jatakas et sépare le titre du récit. Il se trouve également à la fin de l'inscription et quelquefois dans le corps de celle-ci comme ponctuation.

LES RUINES DE SAJJÂNALAYA ET DE SUKHÔDAYA

TRADUCTION

ire liçme.

„9 le Cullaka jâtaka, le Bodhisaltva être d’un homme riche vit une souris.

alors la donner

un

ANALYSE

LE JATAKA DE CULLAKASETTIII 1

Au temps de Brahmadatta, roi de Bénarès, un homme de famille pauvre avait ramassé un rat mort et l’avait vendu pour une somme minime ; ce qui lui avait permis d’acheter des rafraîchissements pour les revendre aux gens qui revenaient de la forêt où ils étaient allés faire des guirlandes. Il avait ainsi gagné 8 sous; il avait doublé ce nombre en se chargeant d’enlever et en vendant les rameaux abattus par un coup de vent dans les jardins du roi. S’étant mis en bons termes avec une foule de gens par son petit commerce, il avait profilé de l’avis qu'on lui avait donné de la prochaine arrivée de cinq cents chevaux à vendre, pour acheter toute l’herbe de la ville et la revendre avantageusement.

De même informé à l’avance de l’arrivée de grands navires, il avait acheté en gros toutes les marchandises et les avait revendues en détail aux cent négociants de la ville. Il avait ainsi gagné en 4 mois 200.000 sous ; et cette fortune avait eu pour point de départ la vente d’un rat mort. Mais, s’il avait agi ainsi, c’était pour avoir entendu un banquier, Cullaçreshthin dire : avec ce rat mort un homme avisé pourrait nourrir sa famille et bien mener ses affaires. Il alla donc remercier le sage conseilleur et lui offrit la moitié de son gain. Le banquier lui donna sa fille et le fit héritier de tous ses biens en même temps que de sa position de banquier (çreshthin).

Cullaçreshthin était le Bodhisattva.

1 Cullakasetthi ou Cullasetthi, en sanscrit Cullaçreshthin, signifie le Petit Çreshthin. Le personnage était ainsi nommé parce qu'il avait succédé h son père en qualité de çreshthin, c’est-à-dire de banquier, ici de trésorier du roi.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Page 1