‹ Le Sidérolithique Suisse: Contribution à la Connaissance des Phénomènes d'Altération Superficielle des SédimentsChapitre 26 sur 80 · SE · texte numérisé non relu

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MESTRAE

Tous les gisements sidérolithiques actuels importants sont ceux que leur position à protégés contre la destruction, Les plissements synelinaux (fig. 1 et 2 PI. I), certains accidents tectoniques (fig. 3 et 4) sont, en effet, les facteurs influents de la réparlition géographique du Sidérolithique suisse actuel, tandis que l'antichinal, le plateau (fig. 2) en sont les facteurs restricteurs. De là, cette distinction des gisements sidérolithiques en types divers, traduisant à la fois leur importance et leur origine, comme le type régulier ou synchnal (fig. 1), le tvpe tectonique (fig. 3 et 4) ou les divers types arasés (fig. 2) plus où moins conservés et parfois totalement détruits.

La répartition géographique actuelle est par suite fonction de deux grands facteurs :

1° La répartition primitive, déjà localisée et irrégulière.

20 L'érosion et l’abrasion postérieures.

En d’autres termes, elle traduit l'influence du relief primitif et fait ressortir le travail d'élaboration, d'évolution du modelé jurassien actuel.

LES MATERIAUX SIDÉROLITHIQUES

A. Le fer.

Comme leur nom seul l'indique, le fer est l'élément dominant et caractéristique des matériaux sidérolithiques, bien que certains d’entre ces derniers puissent en être totalement dépourvus, par exemple, les sables siliceux blancs, ainsi que Je l'ai fait observer précédemment.

Il y existe sous des formes assez variées :

1° A l'état d'imprégnation superficielle ou profonde, colorant diversement suivant son degré d'oxydation et l'intensité de son action, les argiles, les sables, les terres réfractaires, les galets et les calcaires des terrains en contact avec lui.

20 Comme composé ferrugineux proprement dit, -constituant les minerais en grains, les concrétions, les masses amorphes disséminées dans les argiles, les coulées compactes, quelquefois mamelonnées de quelques crevasses ou les conglomérats, dont 1} imprègne le ciment calcaire.

Le fer sidérohithique est un composé très complexe, indépendamment même de son oxydation propre: il n'est jamas pur. C'est un sesquioxæyde de fer hydraté, de la formule générale

2 [Fe, O:, 8 H 0] du groupe minéralogique de la limonite, de la variété des hématites brunes. Sa dureté est excessivement variable, suivant les composés: très faible dans les ocres, elle peut atteindre près de 6 dans les combinaisons silicatées. Il en est de même pour sa densité : toutefois, plusieurs minerais

MERS m'ont donné 3,7 (Delémont, Candern). I est en général sans aclion sur la boussole et son pouvoir magnétique, d’ailleurs très faible et très rare, est dû à d’autres composés. Des analyses assez précises et quelques essais n'y ont pas révélé la présence des matières radio-actives.

IL est connu depuis longtemps déjà et les minéralogistes lui ont donné différents noms, à savoir :

Minera ferri subaquosa globosa des Anciens.

Fer oxydé rubigineux globuliforme de Häuy.

Fer pisiforme de Brongniart, de Thirria, de Voltz...

Limonite oolthique de Beudant.

Minerai d'ailuvion de quelques auteurs.

Hydrate de fer globulaire de Cordier.

Minerai de fer en grains.

La mine, la mine de fer des mineurs jurassiens !).

Fer pisohthique des modernes.

Fer sidérolithique de Thurmann.

Bohnerz de Brochant, de Mérian.

Erbsenerz, rundeserz de quelques auteurs.

Pea-[ron stone, pisiform-clay.. des Anglais.

Hicitetes

Il a été confondu avec les minerais d’alluvion, avec ceux des lacs, des marais, (Sumpferz, Morasterz), des prairies {Wiesenerz) et aussi avec les minerais oohthiques des terrains secondaires (Toarcien), désignés sous le nom de « minettes » ?).

Aujourd'hui, c'est exclusivement le minerai de fer en grains, pisolithique ou sidérolithique et plus généralement en Suisse et en Allemagne, le bohnerz.

1) Cette appellation populaire de « mine » est assez curieuse, d'autant plus que pour les minerais oolithiques, à grains plus petits, existe celle de « minette ». Ces expressions n'ont été qu'assez rarement utilisées par les auteurs.

?) La minette oolithique n'a aucun rapprochement possible avec la roche de ce nom des Vosges ou de lOldenwald, qui est une variété

de syénite micacée.

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