‹ Le Sidérolithique Suisse: Contribution à la Connaissance des Phénomènes d'Altération Superficielle des SédimentsChapitre 5 sur 80 · PRIE PE · texte numérisé non relu

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couverts par des formations du grès suisse (mollasse) ou par un schiste lignitiforme à planorbes et coquillages d’eau douce ». Is savaient également, par Ebel surtout, que ces mêmes bohnerz reposaient sur les formations jurassiques, mais qu'ils pouvaient aussi, par les fentes et les crevasses, pénétrer en leur intérieur, plus ou moins profondément. En d'autres termes, ils avaient reconnu aux dépôts de bohnerz, un substratum et un superstratuin ; mais par malheur, leurs observations furent méconnues, à tel point, que les géologues français qui poursuivaient les mêmes études, mirent plus de dix ans pour arriver au même résultat !

Peu après Mérian, Voltz !), indiquait une exploitation de gypse, au-dessus d’un banc de bohnerz, dans les terrains tertiaires. Ce géologue qui connaissait très bien l'Est français, paraît avoir reconnu un des premiers en France, la position exacte des minerais de fer pisiformes. Toutefois, son influence fut insuffisante pour faire abandonner les vieilles idées ; mas elle est bien visible et on la reconnait facilement dans l'évolution progressive d'un de ses disciples et amis : l'ingémieur der mines E. Thirria.

Alexandre Brongniart, dans un travail très intéressant sous plus d’un rapport, mais combien étrange parfois, essaya de démontrer le parallélisme des brèches osseuses et des minerais pisiformes, qu'il considérait comme de même posiüon géognostique. Peu après dans sa classification des terrains, déjà si remarquable, 1l plaça les brèches osseuses ferrugineuses du Jura et de la Provence dans ses « Terrains clastiques » et les minerais pisiformes, dans les « plusiaques », deux étages voisins de sa « période diluvienne où celysmienne », tandis que les bohnerz, qu'il distingue très nettement, sont en pleine série médio-jurassique dans les terrains « izémiens-pélagiques », du niveau du € Dichter Jurakalk mit bohnerz des Allemands » ou de la « Greath Oolith des Anglais ».

1) Vorrz: Aperçu de la topographie minéraloyique de l'Alsace:

ED e) Le:

On a vivement incriminé Brongniart de cette classification et Je n'ai pas la prétention de vouloir le disculper totalement; son erreur incontestablement manifeste, n'est cependant pas, pour lui, aussi illogique que certains l'ont prétendu, IT attribue les terrains clysmiens à des phénomenes de transport et d'alluvion et par conséquent les minerais pisiformes qu'il considère comme dus à des actions analogues, en font nécessairement partie. Par contre, il est étrange vraiment, que cet auteur qui avait visité le Jura suisse et dont il a laissé plusieurs coupes, qui connaissait Mérian ou tout au moins ses études sur les bohnerz, puisqu'il en fait mention, admette d'une façon générale, que les minerais pisiformes sont < superficiels où tout au plus recouverts par des terrains d'alluvion ou par des roches également clysmiennes ». C'est récuser tout superstratum aux minerais en grains et par conséquent donner à leur classification une base sans caractère positif. On a prétendu que Brongniart avait été victime d'idées préconçues ; mais 1l semble plutôt que son erreur résulte d’une généralisation forcée. Du fait que pour l'ordinaire, les gisements de l'Est et même du Centre de la France sont superficiels et non recouverts, il admettait une position analogue pour tous les gisements minéralogiquement et géognostiquement semblables !

C'est une confusion grossière sans doute; mais qui voudrait cependant lui en faire un reproche ? Je ne pense pas que ce soient ceux qui, en disciples inconscients peutêtre, mais plus ou moins esclaves cependant, ont soutenu presque jusqu'à aujourd'hui, les principes à peine modifiés de cette même opinion ?

On doit encore à A. Brongniart ?) une explication, ou du moins une tentative d'explication de l'origine et du mode de formation des minerais de fer pisolhthiques, qu'il attribue

1) Az. Broncnrart: Tableau des terrains, p. 27, 121, 122, 227

?) A, Bronexrarr: Nofice sur les brèches osseuses, p. 410. 1828 et Observations additionnelles, 1899.

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à une précipitation chimique de l’oxyde de fer des eaux thermales, venant de la profondeur terrestre. Longtemps admise, cette hypothèse n’a plus que de ràres partisans, du moins telle que la soutenait son auteur. Elle sera étudiée en détail dans la suite de ce travail.

Les idées de Voltz, déjà défendues par E. Thirria, mais méconnues, comme celles de ce dernier d’ailleurs, par Brongniart, reçurent une première confirmation par les travaux du professeur F. Walchner, de Carlsruhe. Thirria dès 1828 avait distingué les bohnerz, des minerais remaniés et de ceux d’alluvion ‘}. Brongniart n'en tient pas compte et en plaçant les bohnerz dans le Dichter Jurakalk, 1l suit servilement P. Mérian, qui leur avait reconnu cette position dans le Jura argovien. Des dépôts « géognostiquement semblables » se trouvaient ainsi répartis entre diverses couches stratigraphiques, par suite d’une confusion où même d'ignorance. Walchner ?) eut le mérite de justifier le premier cette répartition, en reconnaissant dans le Brisgau, aux environs de Kandern, deux niveaux différents et superposés pour les bohnerz ; le premier, pouvant être considéré comme une dernière formation jurassique, voisine de celle de la Craie, peut-ètre même intermédiaire entre ces deux formations, comme on l’admettait pour le « Green Sand » des Anglais: le second plus récent, résultat d'une dislocation partielle ou même totale et d’une translocation des dépôts antérieurement constitués.

Reprenant alors ses idées premières, Thirria fit pour la Franche-Comté « un ‘Terrain du fer pisiforme »*), le 4° de la formation jurassique, reposant sur le calcaire à Astartes Sow, « le Kimmeridge-clay » et « le Portland-stone » de son

7) E. Trirria: Voir in Bronguiart p. 19 de la Notice sur les brèches, 1898.

*) FA, Warcuner: Mémoire sur les minerais des environs de Kandern, 1830.

*) E. Tairria: Notice sur les terrains jurassiques de la Haute- Saône, 1830.

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3° étage. Mas bientôt, 1l le sépara totalement du Jurassique pour en faire un intermédiaire analogue au « Green Sand », avant reconnu un superstratum marno-calcaire à planorbes, paludines ete. C'était en 1830 et Mérian avait publié ses Beiträge zur Geognosie en 1821!

Dans le Centre de la France, un autre ingénieur des mines, Malinvaud !), observait, à la même époque, au-dessus de nunerais de fer en grains de la vallée de FAubois, un calcaire d'eau douce, par malheur sans fossiles, mais paraissant du niveau de celui de Beauce.

Les vieilles idées cependant imprégnaient toujours encore les doctrines qu'infirmaient de plus en plus les nouvelles découvertes. Le superstratum des minerais de fer en grains, — car jusqu'alors on ne s’occupa guère des autres matériaux qui les accompagnaient —, signalé par Mérian après Ebel et Escher, renié par Brongniart, est enfin retrouvé par Thirria à la suite de Voltz, puis par Malinvaud. Il est donc dès lors reconnu pour le Jura (Mérian). pour la Franche-Comté (Voltz, Thirria) et le Cher (Malinvaud), et cependant l'influence de Brongniart n’est pas près de disparaître et pendant de longues années encore, le fer pisolithique restera confondu avec les minerais diluviens, comme le témoignent les manuels de d'Halloy ?}, de d'Aubuisson de Voisins *), etc.

Cependant, une ère nouvelle semble s'ouvrir. 3. Thurmann de Porrentruy crée et propose pour les minerais pisiformes, l'expression sidérolithique *). L'intention de mon illustre compatriote était certes légitime et louable; 1l importait de préciser par une dénomination rigoureuse et exacte, ces

1) Marivaun: Les minerais de fer de la vallée de l’Aubois, p. 547. 1553.

?) Omarius D'Harrov: Eléments de géologie, p. 182 — 1831.

*) p'Aupuisson DE Voisiss: Traité de Géognosie, t. Il, 477, 1829.

4) J. TaurmAnNN proposa l'expression nouvelle à la réunion de la Société géologique de France de 1836 à Strassbourg, à celle des Naturalistes allemands à Stuttgart et aussi à celle des Naluralistes suisses à

Soleure,

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minerais si divers, pisiformes pour les uns, d'alluvion pour les autres. Malheureusement, le but ne parait guère avoir été atteint et par ailleurs, le choix même de l’expression n'était pas heureux. Le niveau géologique des minerais pisolithiques n'est pas constant et en outre, ce n’est pas le seul qui, dans le Jura, soit ferrugineux. Thurmann qui le savait parfaitement n'a done même pas l’excuse de Lavoisier donnant aux corps nouveaux qu'il découvrait, des noms qu'il croyait caractérisés par des propriétés particulières (oxygène, azote, etc...)

A plusieurs reprises depuis, on a proposé d'abandonner cette dénomination qu'aucun motif sérieux, il faut le reconnaître, ne justifie. Pourquoi en effet, par exemple, appeler sidérolithiques, des sables qui ne contiennent pas trace de fer, qui sont de la silice à peu près pure ? Et d'ailleurs, l'ensemble des dépôts est loin de garder toujours le même aspect, la même allure, la même composition et par conséquent la même appellation, groupe des matériaux très divers. De plus, il n'y a pas qu'un seul sidérolithique, mais souvent une succession plus ou moins régulière. Walchner avait déjà reconnu deux assises, plus tard Jordan en indiquera cinq, pour le Lyonnais ! En résumé, l'expression n'a aucune préaision, elle peut mème causer de la confusion ; rien ne justifie son choix. Et cependant, quelque défectueuse et 'impropre qu'elle soit, pour la mémoire de son auteur, elle doit être maintenue, mais appliquée non plus à un échelon de l'échelle stratigraphique, mais exclusivement à un phénomène, à une formation géologique. Il n'y a pas un étage sidirohthique : aucune généralisation stratigraphique, aucun synchronisme général ne sont possibles; mais il y a un accident minéralogique qui s'est produit à diverses époques, parallèlement à d'autres formations géologiques et qui a formé des Sidérolithiques. En d’autres termes, le Sidérolithique nest pas un étage, si ce n’est quelquefois pour une région nettement délimitée, peu étendue et encore faut-il éviter toute généralisation ; mais il y a une modalité, un faciès sidérohthique continental.

C'est uniquement dans ce sens que cette expression sera employée dans le cours de ce travail. Sa traduction allemande n’est donc plus bohnerz, mais Siderolithicum. Le bohnerz est l’équivalant de fer en grains, du minerai pisohthique où pisiforme, mais ni lune ni l'autre de ces expressions ne sauraient être appliquées à l'ensemble des dépôts, à moins d'user de synecdoque !

Avant dénommé son nouvel étage, Thurmann chercha ensuite à reconnaître son parallélisme avec les Bohnerz de Mérian, le Nagelfluh jurassique de quelques auteurs et le Green Sand des géologues anglais !). De son côté, H. de la Bèche? parait partager la même opinion, puisqu'il groupe dans le « Weald-Clay », le bohnerz ou Iron-Stone, les Kurzarwka de Pologne de Pusch *) et le « Green Sand ».

Les géologues neuchâtelois qui venaient de créer, avec Thurmann, leur étage néocomien, attiraient l'attention des travailleurs. Voltz, Thirria allèrent l’étudier sur place et à son retour, ce dernier ‘) pensait que le fer pisiforme pouvait être contemporain du Jura-Crétacé de la Franche-Comté el synchronique de ses assises inférieures. Thurmann ‘) de son côté, remarquait que la présence du Sidérolithique correspondait à l'absence du Néocomien, d'où 1l en concluait le synchronisme des deux formations, tandis que Simon ‘), confirmant toutes ces vues donnait une coupe de Sidérolithique, enclavé dans la craie de la Côte d'Or.

Vers cette époque 1838, commenca à paraître, un livre assez oublié aujourd'hui, mais qui eut un retentissement énorme, par la notion des faciès qu'il introduisait dans la

1) J. Taurmanx : Essai sur les soulèvements, 2% cahier p. 87.

?) H. pe La Bècue: À Geological Manual. Pisiform iron... p. 245. *) Puscu: Esquisses géognostiques, p. 218. 1830. 4) E. Taurrra: Sur le terrain Jura-Crétacé de la Franche- Comté, p. 95. 1836.

5) J. Taurmann: Essai sur les soulèvements. p. 37. 1830.

6) Simon : èn Bull. Soc. Géol. France, p. 375, IX, 1838.

mire

science. Ce sont les Observations géologiques sur le Jura soleurois de Amanz Gressly. La dernière partie plus spécialement consacrée au Sidérolithique, ne parut qu'en 1841. L'influence de ce livre fut énorme au point de vue que concerne ce travail; Gressly était un observateur de prenner ordre et un géologue distingué, mais il écrivait peu. Son hvre ne contient pas moins une quantité considérable de renseignements précieux ; il représente l'effort le plus important depuis Brongniart. Mais tandis que l'œuvre de ce dernier fit en quelque sorte école, celle de Gressly après avoir été soutenue avec enthousiasme, fut généralement tôt abandonnée et les exagérations du géologue soleurois eurent le mérite d'ouvrir elles-mêmes, à l'étude du Sidérohthique, sa vraie voie, semble-t-1l !

Pour Gressly, le Sidérolithique appartient à la base du Crétacé. Dans les régions soleuroises et bernoises du Jura, les formations crétaciques ne sont que très peu représentées, elles font même complètement défaut. Le Sidérohthique luimême n’est pas fossilifère pour l'ordinaire et au moment où Gressly publhait ses « Observations géologiques », les dépôts n'avaient encore fourni que de rares vestiges d'organismes permettant de leur attribuer un âge déterminé. Enfin, nous venons de voir que certains géologues, comme J. Thurmann, Thirnia et quelques autres, considéraient le Sidérolithique comme une formation crétacique. D'ailleurs Gressly lui-même en rapportant à cette formalion le Sidérohithique soleurois, prévoyait déjà, qu'il n'y avait pas qu'un seul niveau sidérohthique, mais qu'il était possible d'en rencontrer plusieurs, superposés où distribués plus où moins sporadiquement « depuis la fin de l'époque jurassique jusqu'à l'époque mollassique » !)},

Mais ce qui caractérise particulièrement l'œuvre de Gressly, — au pont de vue qui nous occupe, — c'est son hypothèse à la fois hydrotermale ef semi-plutonique de l'origine et du mode de formation des matériaux sidérolhthiques.

1) A. Gresszy; loc. cit. p. 988,

L'œuvre n’est pas absolument personnelle: Gressly subit l'influence de Brongniart, dont il emprunte les doctrines, se contentant de les développer, je dirais volontiers de les pousser à l'extrême. Comme ce dermer, c'est un catastrophiste et un partisan de la formation per ascensum des minerais en grains. Il est plus facile, car il n'y a pas à s'occuper des preuves, de faire venir du centre terrestre inconnu, des produits dont la provenance peut être contestée, que de rechercher parmi les processus dont nous sommes témoins, celui qui à pu les aceumuler; mais ce serait une grossière injustice que d'attribuer à ces deux savants un pareil mobile. En défendant le principe d’une origine intra-terrestre, ils ne faisalent que suivre, comme nous le verrons plus loin, les idées générales de leur époque. Leur œuvre n’est pas parfaite : elle laisse trop de place à l'imagination, mais au point de vue du travail réalisé et des observations accumulées, elle mérite d'être signalée. Brongniart et Gressly sont les fondateurs et les maîtres de la vieille école sidérolithique : ils eurent de nombreux et enthousiastes disciples, qui toutefois deviennent de plus en plus rares. Sans doute, on pourrait leur reprocher, à l'un et à lautre, d'avoir pour ainsi dire accaparé les esprits, au point que, durant de longues années, leurs doctrines transformées en principes à peine contestés, paraissent arrêter toute initiative personnelle ! Mais le reproche ne semble pas réellement fondé 1). Leur influence a pu orienter les esprits, même servilement peutêtre ; toutefois elle fut cependant incapable d'arrêter les géologues dans leur travail d'observation. Faut-il la considérer comme néfaste, parce que en imposant des hypothèses, elle a mis une limite aux rêéveries plus spéculatives que scientifiques, parce qu'elle a réduit les travailleurs à la

1) EE par ailleurs on pourrait faire le même reproche à tous ceux qui ont proposé une théorie où même seulement une méthode nouvelle. Tout le monde sait pour l'ordinaire, que ce sont les disciples qui vont plus avant que le maître. Consulter: La Science géologique de M. de- Launay. Introduction.

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seule observation des faits? Je ne le pense pas. À propos des hypothèses elles-mêmes, il faut bien le reconnaître — et l'accueil qui leur a été fait le prouve assez, — elles étaient conformes à l’enseignement général d'alors et on ne saurait demander aux savants de devancer leur époque.

Les « Observations géologiques » ne sont cependant pas exclusivement spéculatives. Une partie considérable du livre mérite son nom et mérite d'être lue par tous ceux qui s'intéressent aux phénomènes de l'érosion continentale. Il est regrettable que Gressly n’ait pas publié plus tard, une continuation de cette première étude. Il n'écrivait pas très volontiers, mais fort heureusement, ses anus, Thurmann, Quiquerez, Greppin, nous ont conservé la majeure partie de ses observations |

L'âge crétacique du Sidérohthique venait à peine d'être admis, que de nouvelles constatations permeltaient de le faire remonter seulement au tertiaire. Rozet !} d'abord, puis E. Thirria ?) dans la Côte d'Or, relevaient une couche de minerai pisiforme enclavée dans un calcaire d'eau douce fossiifère, Thirria reprenait ainsi ses premières idées et aussi celles de Voltz: c'était en 1838 et cependant jusque vers 1850, la plupart des géologues continuèrent de considérer les bohnerz comme appartenant au niveau du « Green Sand ». I est vrai que si Voltz *) avait été très affirmauf, c'était dans une communication verbale, passée inaperçue.

Favre !), par exemple, pensait que le Sidérolithique élait plus récent que le Crétacé-inférieur, tandis que Elie de Beaumont 5): et Dufrénoy ‘) d’après les notes de leurs cours

1) Rozer: Sur le terrain crayeux et le banc de minerai des environs de Dijon, p. 148. 1838.

*) E. Tuirria: Minerai de Magny, p. 375. 1838.

Vorrz: Mentionné par Kæchlin-Schlumberger Bul. Soc. Géol. France p. 729. 1856.

1) Favre : Considérations sur le Mont-Salève, p. 50. 184.

*) Eux pe Braumonr: le cours n’est que lithographié et daté de 1858, voir p. 318,

°) Dorréxoy: Son cours de 18#4 est également lithographié.

de l'Ecole des Mines et des Ponts et Chaussées, le plaçaient avec les géologues anglais, dans la « formation wealdienne » : B, Studer !) le laisse dans le crétacé, mais Alcide d’Orbigny ?) dans sa classification de 1852, le rapporte encore au niveau du «< Néocomien avec le calcaire ferrugineux de Marcon ».

A cette même époque, parut un petit mémoire du à un disciple de Gressly, au D' A. Quiquerez *). C’est en quelque sorte la continuation des « Observations géologiques ». Mais Quiquerez va plus loin encore: cependant à côté des exagérations, 1l y à des observations intéressantes, dont beaucoup demanderaient à être vénifiées, ce qui est aujourd'hui souvent malheureusement impossible: Ce mémoire marque dans la bibhographie, le dernier grand effort de la vieille école sidérohthique : le catastrophisme va faire place à l’évolutionisme, qui avec À. Müller déjà et Kœæchlin, avait vainement essayé de se frayer un passage. L'orientation nouvelle est provoquée par deux faits principaux, mais non nouveaux : l'admission du superstratum sidérolithique et les découvertes d'ossements dans les dépôts.

En France, E. Thirria 4) après avoir fixé l’âge des dépôts de la Côte d'Or par les calcaires à lÿmmées, paludines et planorbes de Magny et de Mirebeau, établit leur analogie avec ceux du Berry.

En Allemagne les géologues de la Souabe, du Wurtemberg arrivent au même résultat et Jäger, le D' Frass 5), Quenstedt font connaître la faune à Palæotherium des gisements de Mooskirch, de Salmendingen.. dans lAlbe.. etc.

En Suisse, la vieille école de Gressly, Quiquerez, Thurmann, est à la veille de recevoir les premiers grands coups,

1) B. Sruner: Geologie der Schweiz, p. 271. 1853.

?) Arc. n'Ormieny : Cours élémentaire de Paléontologie. t. If, p. 192. 1852.

#) A. Quiquerez: Recueil d'observations, 1852. 1) E, Tarrria: Sur les similitudes. V, Index bibliographique, 1851. 5) D' Frass: Découvertes d’ossements, p. 266. 1852.

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