SAME
Toutes ces considérations ravivèrent une vieille querelle ‘)}, déjà soulevée contre Thurmann, au sujet de l’expression même de sidérolithique. Certains proposaient tout simplement de la supprimer, puisqu'elle ne désignait aucun étage proprement dit; mais qu'elle convenait à une série de niveaux. S'il était facile de supprimer, 1l était difficile de remplacer et aujourd'hui encore et aussi pour le même moüf, cette expression, si imparfaite soit-elle, ne saurait être rejetée.
D'après cet exposé historique, on pourrait croire que la conversion du D' Greppin fut brusque et subite; mais j'ai déjà dit, que chacun de ses stades fut provoqué par de nouvelles découvertes de fossiles à Develier, à Delémont, à Moutier en 1862, ou par les publications de Rütimever etc. Il y a cependant encore une autre cause. La théorie de Gressly, ne fut pas si généralement admise que certains esprits, plus posiüfs, ne cherchassent une interprétation moins fantaisiste. Très tôt déjà, le professeur bâlois A. Müller ?) proposait une explication de la formation des éléments sidérolithiques par le phénomène de la dissolution des roches par des eaux acides. En voulant préciser d'avantage l'hypothèse de Müller, Kœæchlin *) ne faisait guère que la compliquer, y introduisant les actions complexes de nouveaux phénomènes chimiques.
C'est à Müller et à Kæœchlin surtout, comme le témoigne sa correspondance, que le D' Greppin dut les premiers pas de sa conversion. Sans doute, les ossements, les fossiles, la stratfication des couches: dans les dépôts qu'il observait déjà dans son < Terrain sidérolithique », lauraient amené un Jour à ce même résullat: mais lous nous savons com-
‘) Levarrois : Note sur les minerais de fer en grains p. 183. 1870,
*) À. Mürrer : Ueber der Entstehung der Eisen und Manganerz im Jura, À I p. 98. 1853.
*) Kœcnrin-ScarumserGer: Notes géologiques sur le Haut-Rhin, p. 729. 1856.