‹ Le siècleChapitre 112 sur 173 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

LISETTE, HORTENSE, GLRONTE, F 1ER VAL, ÏRONIIN.

GÉRON'TE, en entrant, à Fierval.

Pour la première fois, ces gens à robe noire Ont fait voir, grâce au ciel, un peu d'activité ; Enfin, tout est fini; j'en suis bien enchanté. Frontin, que fait ton maître? Il doit être des nôtres ; (A Lisette et Hortense, en riant.) Sans doute il va venir. Eu ! dites-moi, vous autres : A-t-on bien écouté les sublimes discours De ce docte orateur, Cicéron de nos jours?

HORTENSE

Oh ! nous faisions du temps un bien meilleur usage : Nous nous entretenions de ce rare courage Dont monsieur...

GÉROXTE.

Ah ! vraiment, cet exploit inouï Lui fera dans le monde un honneur infini. Comme on va le prôner ! les journaux, le Mercure, Le transmettront bien vite à la race future. Dans tout Paris, je gage, on en parle déjà. Je ne suis point du tout étonné de cela ; Et j'en ferai l'aveu, cette action hardie Me paraît...

FIERVAL

Epargnez au moins ma modestie; Vos éloges sont trop au-dessus du sujet : Qu'ai-je fait après tout? ce que tout autre eût fait.

HORTEXSE.

Tout autre!... oh ! non, monsieur.

GERONTE.

Non, Fierval, n^o, sjus doute; Je fus un vrai César autrefois ; mai- , écoule : Se trouver tout-à-coup cinq fripons mit les brcs, Ne point perdre la tête en uu tel embarras ; Se tirer, sans secours, d'une pareille aîiire, Ce n'est point là l'effet d'un courage vniLï r€; Et si le vrai mérite était récompensé, Aux plus hauts rangs bientôt je te Terrais plajé. Hais entroBs; je suis las. mon cher, ne te déplaise; Nous pourrons là-dedans jaser plus i u. t:e ai:e.

(A Li«ette.) Toi, sitôt que d'Àlbins paraîtra dans ces lieux, Tu le feras entrer.

LISETTE, bas a Horunse qui la regarde tristrraent.

Allons, courage !

HORTENSE, à part.

Ali ! D'e;;x !

(Fierval donne la main a Hortense ; Géronle entre ivec eux dans le salon.

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