‹ Le siècleChapitre 165 sur 173 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Quelques personnes nous ont fait l'honneur de nous demauder ce qu'était devenu le hérss de cette histoire depuis son retour en France, vers la fin de 1812. Dernièrement encore, un de nos lecteurs nous a adressé de Bordeaux, au nom de sa jeune et auguste familla, une lettre volumineuse où, entre autres questions qu'il nous pose in-franco, se trouve celle de savoir si Robert-Robert est un personnage réel, comme vous et tous, ou de pure invention comms les sirènes et les centaures.

A cette question, qui nous a coûté un franc cinquante centimes de port, nous nous sommes empressé de répondre que ce personnage n'était pas du tout mythologique ; — qu'il avait réellement existé, comme Don Quichotte, comme Gil- Blas, comme Lovelace, comme Candide, comme tous les héros de roman, passés, préseus et futurs, lesquels ne sont pas le moins du monde imaginaires, c'est convenu ; — que de plHs il avait été, non-seulement, ainsi que nous l'avons vu, bon fils, bon neveu, bon pupille, bon frère, bon ami, bon camarade, bon généra), bon roi même, ce qui est encore bien plus rare, mais aussi bon citoyen, bon propriétaire, bon agriculteur, bon garde national, etc.; — et qu'enfin, parmi toutes les bonnes qualités qui l'adornaietit ainsi, Robert-Robert avait surtout [habitude d'affranchir ses lettres.

Mais nous comprenons que ces explications sont trop sommaires pour avoir satisfait la curiosité de nos honorables correspondais. Nous croyons donc convenable d'y joindre quelques nouveaux détails, ce qui aura le double avantage de répondre complètement aux questions qui nous ont été adressées, et d'aller au-devant de celles qui pourraient nous arriver encore. Nous serons d'ailleurs aussi bref que possible.

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