‹ Le siècleChapitre 96 sur 173 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LISETJE, FRONTIN.

FRONTIN

Eh! bonjour, raon enfant.

i.isr.TTC, avec humeur.

Bonjour, monsieur Frontin.

F&ONTTN.

Monsieur!. . Hum ! pour gronder, tu l'y prends lion malin. Çà, dis-moi donc un peu quelle mouche le pique? Qui peut..

LISETTE

Rien.

FRONTIN

Quoi donc?...

LISETTE

Rien.

1 UOMIN

Aujourd'hui.

cliose rare !

LISETTE

Ecoutez , insolent !

Vous êtes laconique

Je suis ce qu'il me plaît , enteodec-vous?... Vraiment, li faut vous consulter pour parler ou : e 'aire... .Avec la plus grande volobi

Oui, je suis furieuse, et n'en lais point mystère :

De tout ce que je vois , ma colère s'aigrit.

Di9>noi : monsieur ton maître a-t-il perdu l'espril ?

Comment , morbleu ! demain Fierval épouse Uorlense'

Et lorsque nous prouvant son amour, sa constance,

D'Albiiis doit tout oser pour rompre un. nœud fatal ,

Tranquille spectateur du bonheur d*an rival,

On le croirait ravi de ce bel h\ menée!...

De quels êtres , bon Dieu ! me vois-je environnée !

Un vieillard insensé subjugué par un fat ,

Immolant sans pitié sa (illeàce pied-plat!

Une jeune innocente , une imbécile idole ,

Qui ne sail qu ! émir sans dire une parole !

Un amant hébél • qui voit , sans s'émouvoir,

Un lien qui devrait'le mettre au désespoir'

In coquin de valet, pour compléter l'histoire ,

Qui sait , pour tout talent , manger, dormir et boire,

Voilà parmi quels gens les destins irrités

Me forcent a passer les jours qu'ils m'ont comptés '

\ oilà pour quels objets l'on voit sans lin . sat

Lisette prodiguer ses soins . t son adresse!

Cela ne peul durer plus longtemps ; c'en est fait.

. ,d ensorcelé . maîtresse , amanl , valet , A votre mauvais Si'.rt je vous livre avec joie,

■ bon cœur, ci ni fois , au diable vous envoie!

Tout a l'heure, admirant ton si lé ,

tremblait pour ta sat i : mal les funestes atteintes...

Taquin

LISETTE

ruo\Ttv Mais me voilà revenu de mes ciainl

R0UGE1 DE LISLr'.

El j'ai , sur ce sujet, l'e -prit bien enrep

Or, daigne m'écouter, j'aurai t'ait en deuxmotî :

i n général romain:, (je crois que c'est Turent

Guerroyant autrefois contre lin ;;iand capitaine ,

Le suivait , l'observait , sans l'attaquer jamais ,

El le lit... à la fin , tomber dans... ses filets.

Tu vois que ce Turenne était un babile homme

Eh bien! ma chère enfant, de Fromin , c'est toul comme.

LISETTE

La peste du bavard :

FltONTIN.

D'Albins avec fureur, De l'orgueilleux Fierval contemplait le bonheur; Nous étions bien tentés de lui rompre en visière !.. Mais tou maître , têtu comme un vieux militaire , Eût pris , sans en douter, fait et cause pour lui. Au lieu d'un vain éclat qui n'eût fait que du bruit , Nous avons , unissant la finesse a l'audace , Doucement amené le Fierval dans la nasse ; Rien ne peut à présent le- tirer de nos rets.

nsr.TTr..

Comment?...

FRONTIN

Hier au soir, en sortant des Français , Nous le vîmes...

LISETTE

On vient... Grâce à ton verbiage , Je ne puis, à cette heure, en savoir davantage. Géronte avec Fierval sortira ce matin.

Que d'Albins vienne alois avec son cher Frontin : Ma maîtresse demeure, et nous pourrons sans peine...

FRONTFX.

J'entends... (il l'embrasse.) Adieu , mon cœur.

LISETTE

Adieu, monsieur Turenne.

ntin - rt.

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