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LE COUTE SOBIESKI .A SA FILLE

A Varsovie.

Ha Lucile ! pourquoi prendre ainsi plaisir à effrayer tes parents? Non ce n'est plus délicatesse d'ame, c'est folie de s'opposer de la sorte à une union après laquelle tant de personnes soupirent.

Tu refuses la main de Gustave, crainte qu'il ne vienne à douter de ta tendresse; c'est bien à présent qu'il a raison d'en douter, puisque ta préfères ta vaine gloire à la conservalio:i de ses jours. Il est beau, sans doute, de s-voir se résoudre à de pénibles sacrifices ; mais il est injuste d'en faire au un aux dépends d'autrui.

Vois combien de malheureux tu as fait! La vie n'est plus pour ton amant un présent des dieux ; tes connois=ances, tes

amis, les proches, sont dans la peine; ta mère est dans l'affliction. Fille dcnalur.'e! crains que par ton opiniâtreté tu ne portes encore la mort ('ans mou cœur !

De Sandomir, le 23 mars i'H.

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