I . : le liaison fui j » I » 1 -- sérieu - : i
p <lo deux capitaines «K- cette de Fois qu
trouve but tous les champs de bataille du temps : Odel de Foix, vicomte de Lautrec, vingl luis i.i, André de Foix, seigneur «le Lesparn d'un coup de
feu, avait été mariée jeune, en 1 509, au Bi eton I Laval, Bire de Chateaubriant C'était une gi créature, brune, plantureuse, solide. Elle écrivait poésies, plus abondantes que délies il l'esprit
cultivé. Mais elle était coquette de sentiments, peu tinguée, manquait de réserve ut n'aimait pas son mari Les préférences du roi pour elle datèrent dé 1516, au de Marignan : ce furent des relations peu tranquilli lesquelles furent échangés beaucoup de vers — la mode ce temps-là étant de s'écrire en vers — et beaucoup d'aigreurs : elle, vive, impérieuse, jalouse; lui, insouciant et rieur. Elle l'ut un peu encombrante :
Gi-gist un rien, là où tout triompha...
écrivait avec raison plus tard Marot en composant son épitaphe. La comtesse de Chateaubriant fut remplacée ver- 1523 par la duchesse d'Etampes, qui était tout son opposé.
Anne de Pisseleu, demoiselle d'Heilly, plus tard duchesse d'Etampes était, en 1523, une blonde et pâle jeune fille de dix-sept ans, charmante, distinguée, mince et gracieuse, demoiselle d'honneur de Louise de Savoie, aussi tendre et retenue que l'autre était véhémente et en dehors. François Ier la remarqua dans l'élégante petite troupe des filles d'honneur de sa mère; il dissimula son émotion. Louise de Savoie et Marguerite la devinèrent. Au moment du départ du roi pour Pavie, la cour ne savait rien; elle apprit tout au retour. La rivale, Mme de Chateaubriant, lut hors d'elle; elle s'emporta, répétant qu'Anne
d'Heilty avait les cheveux crêpés; il fallut que François i r lui signifiai la rupture et son congé, ce qu'il fil par une lettre rimée, dans laquelle il la comparait à une « bète insensée ».
Accomparée à la beste insensée,
Fut envoyée, avec, aux champs paître !
écrivait ironiquement la reine Marguerite. La nouvelle affection du prince qui devait durer vingt-quatre ans, jusqu'à la mort, lui procura un attachement fidèle et intelligent, une amie exquise, spirituelle, aimante et calme. Après la mort de Louise de Savoie, Mme d'Etampes lut nommée gouvernante des filles du roi, Marguerite et Madeleine, qui avaient dix et sept ans, témoignage singulier d'estime et d'affection. En 1534, à vingt-huit ans, elle avait été mariée à Jean de Brosse, comte de Penthièvre; le roi donna aux époux le comté d'Etampes qu'il érigea en duché deux ans après.
Ce fut surtout au milieu de ce groupe de femmes que François Ier vécut, ne les quittant pas, se plaisant en leur compagnie, se faisant suivre d'elles dans ses voyages.
Il faudrait ajouter ses filles. 11 a eu de la reine Claude six enfants : trois garçons : François, Henri et Charles; trois filles : Louise, Madeleine, Marguerite, Des trois garçons, l'aîné mourut assez brusquement en 1536, après avoir bu un verre d'eau trop froide à la suite d'un exercice violent; le troisième, le duc d'Orléans, fut emporté, en 1545, à vingt-trois ans, d'une maladie épidémique contractée près d'Abheville; le second, Henri, est celui qui va devenir Henri II. Des trois filles, Louise mourut n'étant encore que fiancée; Madeleine fut reine d'Ecosse; à sa mort François Ier avait encore près de lui Marguerite, de
vingt-deux ans, qu'on n'avait pas pu arriver à marier, et qui, intelligente et 1res bien douée comme sa tante, savait le latin, le grec, l'italien. Ce fut une charmante enfant que son père aimait beaucoup. Elle complétait le cadre agréable qui entourait François Ier et qui le distrayait.
LE DE LA l'.l.NM-
Devant l'insouciance du prin
tout :iiix | «•( ftU
conseil ml »l<- li 1
prirent une plac< d érable. Au début du
il quatre ou cinq t Brion, Montchenu, Montmorency. A la i brillante
campagne contre Charles-Quint, Monta pondérant. Il avait au gouvernement près de lui 1 !
Chabot de Brion et le chancelier Poyet II y mésintelligence. Montmorency et Poyet d' nt Brion le perdirent, le firent chasser et lui firent faire son A
son tour, Montmorency connut la di ne la poli-
tique, qu'il avait préconisée, d'entente avec l'empereur, eut échoué : Poyet fut entraîné dans la même chut- v ps la fin de sa vie, François Ier avait placé toute sa confiance dans l'amiral Claude d'Annebaut, un bon capitaine, plein d'honneur, un peu bègue, mais très brave homme, et le cardinal de Tournon. Il ne voyait plus que par leurs yeux, s'en remettait à eux du soin de diriger les affaires, approuvait tout ce qu'ils faisaient. « Il ne prend plus aucune décision, écrivait l'ambassadeur vénitien, il ne fait aucune réponse qu'il n'ait écouté leurs conseils; en toutes choses il s'en tient à leur avis, et si jamais — ce qui est fort rare — on donne une réponse à quelque ambassadeur, ou si l'on fait une concession qui ne soit pas approuvée par ces deux conseillers, il la révoque ou la modifie. » Ayant ainsi trouvé dans son manque d'application aux affaires, deux administrateurs auxquels il pouvait délaisser le souci du gouvernement, François Ier était libre de s'abandonner à la vie de son choix, la vie de cour, de plaisir et de voyages.
La cour de François Ier a été la première en date de ces royales réunions de seigneurs et de grandes dames toujours parés, toujours en fête, qui, par leur air de joie perpétuelle, le souci de la représentation, le brillant et l'éclat, sont demeurés si longtemps un achèvement raffiné de la vie sociale. Le cadre même de la cour, avec ses fonctions et ses
titres, existait depuis très longtemps, s'était lentement formé à travers les siècles du Moyen âge et durera sans 'beaucoup de changements ou d'adjonctions nouvelles, jusqu'à Louis XIV et jusqu'à Louis XVI. En donnant aux femmes une place spéciale, en provoquant le souci clic/, tous d'être magnifiquement paré et en multipliant les assembl François Ier a, pour ainsi dire, vivifié ce cadre et lui a donné ce caractère de grandeur, de richesse et d'élégance dont l'apogée a été atteint au temps de Louis XIV. « Une cour sans dames, écrivait Brantôme, est un jardin sans aucunes belles fleurs. » Les femmes ont particulièrement brillé sous François Ior ; mais, à côté, un luxe de personnel, de titres, de « domestiques, » entoure le roi d'un cortège sans nombre pour rehausser sa dignité et accroître son prestige. Parcourons rapidement cette galerie.
Sous la direction du grand maître de la maison du roi qui fut successivement Boissy et Montmorency, voici le service particulier du souverain hiérarchisé : le chambellan, qui gouverne la chambre du roi; les quatre gentilshommes de la chambre, qu'on appellera plus tard les premiers gentilshommes, servant chacun par quartier, c'est-à-dire trois mois par trois mois, ne quittant jamais le prince et ayant douze pages de la chambre sous leurs ordres; toute une phalange ensuite de gentilshommes de la chambre les secondant, le nombre en a varié de vingt à cinquante-quatre. Puis viennent une vingtaine de maîtres d'hôtel, chargés de la partie matérielle de la vie du roi, la nourriture surtout, • — ce sont des gentilshommes encore — et ayant sous leurs ordres pour l'accomplissement de leurs fonctions une trentaine de panetiers, vingt-cinq échansons, quinze valets tranchants. Ce qui est secrétairerie, corresponda: papiers d'État est du ressort de sept secrétaires de la chambre parmi lesquels on trouve la famille célèbre Robertet, François, un filleul du roi, Jean, tous casés par Florimond, l'ancêtre; puis un Nicolas de Neuville, qui ouvre la série interminable de ces sécréta ires du roi et