‹ Le siècle de la renaissanceChapitre 11 sur 51 · M LE · texte numérisé non relu

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d'Etal «lu même nom devenu* ensuit Yil-

leroj el qui se sont pendant tro transmis de père en fils les cfa Je-. François I .1 pour , . . iiniiis d'honneur », une trentaine, menus offices, tels que (••■lui d'appoi m'il

demande et surtout de parer les juvénile et de leurs beaux costumes d'argent.

Puis vient la chapelle du roi avec le grand aumôni< qui est cardinal, le maître de l'oratoire, qui est un le confesseur du souverain, qui est dominicain; cin aumôniers du roi parmi lesquels I - I ira chercher

évêques qu'il nomme aux opaux du

royaume, conformément au concordat de Bol :ne; enfin ses sept chapelains et ses sept sommeliers de chapelle.

Au-dessous s'étagent les séries inférieures d emp! subalternes plus particulièrement « domestiques ■ : les quatre huissiers de la chambre, manières de personn tout de même; les vingt à quarante valets de chambre; — le titre n'étant pas seulement donné à ceux qui remplissent la fonction, mais aussi à des gens que le roi désire honorer, la qualité s'accompagnant d'une pension annuelle de 240 livres : Clément Marot, François Budé; — un maître de la garde-robe, deux porte-manteaux, sept chantres, sept médecins, six chirurgiens, quatre barbiers, un libraire, de huit à quatorze gens de métier, huit clercs d'office, huit huissiers de salle.

Les cuisines comprennent un personnel considérable, divisé en deux séries : ceux qui s'occupent de la nourriture du prince, a la cuisine bouche, » ceux qui s'occupent de la nourriture du reste de la cour, « la cuisine commun » ; et ce sont pour chacune de ces cuisines, quatre écuvers, six queux, puis potagers, hâteux. sauciers, pâtissiers, garde-vaisselle, enfants de cuisine, barilliers, sans compter les aides, et, au-dessous ou à côté, cette foule de fonctions diverses, cortège inévitable d'une cour compliquée, fruiterie, fourrière,

tapissiers, maréchaux de logis, musique — tambourins, litres, joueurs de cornet ou autres instruments, — trésoriers et le reste.

L'écurie est à part, commandée par le grand écuyer Galiotde Genouillac ayant sous ses ordres vingt-cinq écuyers d'écurie, tous gentilshommes dirigeant une année de cochers et de palefreniers. Car Dieu sait si l'écurie de François Ier doit être nombreuse pour fournir aux déplacements perpétuels du souverain et de son monde !

A part aussi, le personnel des chasses, non moins nombreux: un capitaine des toiles et cent archers destinés à disposer des toiles dans des parties de foret pour les envelopper, — on rabat le gibier dans ce clos et on le tire, — cinquante chariots, douze veneurs, des valets de chiens; plus de cent chiens et limiers; puis la fauconnerie et ses trois cents oiseaux deproie, entretenus par cinquante aides-fauconniers, cinquante gentilshommes sous les ordres du grand fauconnier, René de Cossé.

Chacune des reines, reine de France, reine de Navarre, chacun des princes a des maisons, satellites de celle du roi, sinon aussi fastueuses, au moins aussi hiérarchisées. Les reines ont, en plus, des dames, une dame d'honneur qui est, pour Claude de France, — rencontre ironique ! — Mme de Cliateaubriant; des dames proprement dites, quinze pour Claude, dix pour Marguerite; des demoiselles d'honneur, qu'on appelle « filles demoiselles », seize pour la première, huit pour la seconde. Les filles du roi ont dix-neuf dames, dont trois gouvernantes, sans parler des nombreuses femmes de chambre.

Aux (ils du roi sont attachés deux gouverneurs, cinq chanceliers, dix maîtres d'hôtel, trois gentilshommes, quatorze enfants d'honneur et une foule de serviteurs analogue ceux du roi.

Cette esquisse rapide ne serait pas complète, si nous ne mentionnions la garde du roi, quatre cents archers de la garde, dont trois cents Français et cent Ecossais, origine

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Ces cérémonies, il faut se les figurer dans tout Féi lai habita d'or et d'argent ahV ,

chant sur le cadre blanc, noir et « tanné ■ de la livrée du prince. A la vérité, François Ier a eu un peu de peine à

trouver à Paris un logi nable pour semblable

ments. 11 n'habite pas le Louvre, vieille forter sombre, incommode, encombrée au milieu d'un don énorme qui obscurcit les salles et les rend h - Louvre, d'ailleurs, ne sert que de prison et réside plutôt aux Tournelles près de la Bastill - de

constructions disparates de tous âges et de tous fouillis de salles et de cours sans grandeur et sans corn: dite; ou bien il s'installe au Palais, le logis du parlement. Il y a au Palais une grande salle, la salle des procureui deux vaisseaux gothiques, ornée des statues en bois sculpté et peint de tous les rois de France, qui est en somme la plus belle salle de Paris; et c'est là principalement que François Ier reçoit. On tend les murs de tapisseries; s'il s'agit de l'audience solennelle donnée à quelque ambassadeur, on dresse un échafaud garni de tentures, au fond, près de la table de marbre, échafaud sur lequel se place le fauteuil, ou, comme on dit en ce temps, « la chaire » du roi; s'il s'agit d'un banquet, d'un bal ayant lieu le soir, on remplit la salle d'une profusion de cierges « de cire ardente pendant en croix par le haut »; et, dans ce cadre de somptueuses tapisseries, sous le flot de lumières tombant de la voûte, scintille et miroite la profusion des costumes dorés des seigneurs ou des dames de la cour. A défaut de la grande salle du Palais, François Ier recevra dans la maison de

l'évêque de Paris, derrière Notre-Dame. Il donnera encore des banquets dans la cour de la Bastille;, toute la cour tendue de tapisseries sur lesquelles sont attachées des guirlandes de lierre, douze cents torches illuminant ; on appelle cela une fête « à torches ardentes », et après le banque! suit un bal. Avec les dîners et les bals, la grande fête d^>> courtisans est encore la joute, qui a lieu devant l'hôtel des Tournelles, au milieu d'échafauds couverts de tapisseries sur lesquels prennent place des dames en toilettes élégantes, pendant (pie les chevaliers habillés de pied en cap de ces magnifiques armures damasquinées dont nous avons conservé des exemplaires remarquables, rivalisent d'adresse, de vigueur et d'endurance. Deux fois par semaine, François Ier aime à réunir sa cour en une joyeuse et brillante assemblée C'esl un peu politique chez lui. Plus tard, sa belle fille Catherine de Médicis écrira à Charles IX: « J'ai ouï dire au roi votre grand-père (François Ier) qu'il fallait, pour vivre en repos avec les François et qu'ils aimassent leur roi, deux jours les tenir joyeux, sinon ils s'emploient à autres choses plus dangereuses. »

En réalité, le roi reste peu à Paris : il ne sait rester nulle part; d'humeur très changeante, il va et vient perpétuellement, toujours en voyage, demeurant à peine quinze jours au plus en un endroit et repartant au hasard d'un côté ou d'un autre. Et la cour entière doit le suivre; immense « attirail » exigeant un train considérable; Benvenuto Gel Uni écrit dans ses Mémoires qu'il faut douze mille chevaux, et quand la suite est complète, dix-huit mille pour mener tout ce monde! Au dire de Soranzo, l'ensemble représente une masse de six mille cavaliers et de douze milie piétons. Or, la vie n'est pas plaisante au cours de ces pérégrinations extraordinaires. Si l'on arrive le soir dans un pays où il n'y a que peu ou pas de maisons, force est de camper, de dresser des tentes, des baraques en toiles; cela ressemble quelque peu, ajoute Cellini, qui en souffrit beaucoup, à des installations « de bohémiens » ! Chacun pâtit. Seul le roi ne parait

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I is tapis velus que l'on met en tei pied d'Orient) et nettoyer les habillem manque de rien ; il • nihait : « D un \ ill

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comme s'il eût été dans Paris En b al la Fra

Charles-Quint en était étonné M;ii> la suite gémit et ré mine. Les seigneurs se ruinent à ces déplacements dis] dieux où tout leur représente des frai>

sadeurs étrangers qui ne quittent pas le roi en a M

tarissent pas de plaintes amères. En créant la première « moderne, François Ier a conservé l'humeur errante des ] miers Capétiens vagabonds.

Or, cette existence voyageuse lui coûtait très cher, à lui aussi. Il n'a jamais regardé à la dépense. François 1 est un des rois de France qui ont le plus gaspillé d'argent, de la façon la plus magnifique peut-être, mais la plus inconsidéi et la plus insouciante.

Ce gaspillage, il l'apporta dans tout. Il adorait le luxe pour le luxe lui-même. Nous avons dit qu'arbitre de l'élégance, il dirigeait la mode : la mode fut, de son temps, extraordinairement onéreuse. Tout ce que François Ier avuit sur lui était en or: en or, les breloques nombreuses dont il aimait à se couvrir; en or, ses éperons, sesmiroirs, les boutons et les agrafes de ses vêtements; la mule qu'il montait avait une housse garnie d'or et une bride de soie plaquée d'or, avec des boutons d'or sur les houppes; ses habits étaient en drap d'or, brodé, frisé, profilé d'or, comme des ornements sacerdotaux. Il couvrait ses doigts de bagues, de diamants, de rubis. Il portait du linge de la plus fine toile de Hollande, des chemises brodées de soie noire que l'on conservait dans des étuis de maroquin parfumé. Les objets ser-

LA COUK DE FRANÇOIS l- 97

vaut à son usage familier étaient en àrgenJ : encrier, flacons, chandeliers, vaisselle, rebec (instrument de musique dont il jouait) et pupitre; on ne comptait pas ses élégantes fourrures de zibeline ou de martre; le fourreau de son épée était de velours blanc. Certaine année, son tailleur présenta une note de 15 000 livres.

Il fallut qu'autour de lui la cour suivît l'exemple. Aux jours de belles cérémonies, les deux cents gentilshommes de la garde étaient vêtus de drap d'or, tandis que le roi paraissait tout blanc, en toile d'argent, et qu'à côté de lui se tenait le chancelier de France en robe de cérémonie avec un manteau écarlate; les pages et les gens de l'écurie étaient aussi en blanc, moitié velours, moitié toile d'argent; courtisans et dames devaient rivaliser de splendeur et d'éclat, y mettre jusqu'à leur dernier écu; et tout en admirant le public se moquait; à la place Maubert, les moralités jouées sur les planches raillaient les seigneurs « qui emportaient leurs terres sur leurs épaules ».

C'était surtout le roi qui se ruinait. En un autre temps que cette période de notre histoire dans laquelle la fortune publique a été large, la misère due au gaspillage eût été extraordinaire.«II n'est pas très aisé d'avoir des chiffres sûrs, la comptabilité, comme on va le voir, n'ayant pas pu être rigoureuse. Les revenus réguliers paraissent avoir été de 3 millions d'écus d'or. Sur le papier, les dépenses semblaient s'équilibrer : on prévoyait au compte du roi 50 000 écus pour ses habillements, dons, dépenses courantes ; 50 000 écus pour ses menus plaisirs; 200 000 pour l'entretien des gardes; 70 000 pour la reine et sa maison; 300 000 pour le dauphin; 40 000 pour la chasse. Mais, en réalité, François Ier donnant ou commandant fl réflexion ni réserve, le chapitre des dépenses s'étendait indéfiniment. Les guerres dispendieuses, les pensions payé< l'étranger, les sommes remises au roi d'Angleterre, contribuèrent à approfondir le gouffre: il est impossible de savoir ce que le règne de François Ie' a coûté. Dès 1518, le déticit

LE SIlV.LE l)K LA RENAISSANCE.

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était de 4 261 20 0 les m

emprunta le monde

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de grand livre ; on aliéna ; on i

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que le gouvernement n'a I >ute '. M

prospérité était telle que l< I sans troj

miner; un ambassadeur italien admirait feur i sion; à

sa mort, François [aftrouva le moyen de la -serenco:

coffres plus de deux millions d'or! Le désordre du dans ses finances devait faire au moins une victime: ce fut

ublançay. L'histoire de Semblançaj es1 c de l'insouciance et de la légèreté du prince dans ses lages, comme elle éclaire le mode et l'organisation de l'administration du temj

On a raconté que Semblançav avait été perdu par Louise de Savoie, laquelle l'avait empêché d'expédier à Lan' se battant en Italie, certaine somme d'argent réclamée par celui-ci, afin de se venger des dédains à son égard de Lautrec quelle aimait, ce qui aurait amené la défaite du malheur à la Bicoque. Cette version est controuvée. Vieux serviteur blanchi dans l'administration des finances, Jacques de Beaune de Semblançay, fils d'un simple marchand de Tours, avait été successivement trésorier au service d'Anne de Bretagne, général (receveur général) du Languedoc en 1495, de la Langue d'oïl en 1509, et en 1518 était devenu une manière de surintendant des finances du royaume avec la « chai connaissance et intendance du fait et maniement de toutes nos finances », comme "disait l'acte royal. Il gérait les deniers du roi et en même temps la fortune privée de Louise de Savoie. C'était un personnage considérable. Malheureusement pour un financier, s'il avait de l'habileté, il n'avait pas d'ordre ; sa comptabilité laissait à désirer. Lorsque les prodigalités de François Ier endettèrent le trésor royal et qu'il fallut user d'expédients afin de remplir celui-

ci. les opérations de trésorerie compliquées achevèrent de brouiller la gestion de Semblançay. Il ne s'en préoccupa | A tort ou à raison, en outre, il crut que Louise de Savoie entendait que sa fortune vînt en aide, dans les cas extrêmes, au trésor royal épuisé, et il usa de cette permission, — réelle d'ailleurs, en principe. Le résultat fut beaucoup de confusion. Aussi, lorsqu'on fut sur le point d'envoyer de l'argent à Lautrec, il se trouva que le trésor royal devait à la cassette de Louise de Savoie une somme équivalente à celle qui allait passer les monts, et qu'au lieu de gagner l'Italie, l'argent resta à la mère du roi. Les emprunts, les aliénations, les ventes d'offices se succédaient et tous autres procédés du même genre : les difficultés des finan publiques ne faisaient que croître. En 1522, le déficit fut de 2 500 000 livres. Le roi, moins attentif à la manière dont il dépensait à pleines mains qu'impatienté de la gène perpétuelle dans laquelle étaient ses finances, au dire de Semblançay, s'avisa enfin que le même Semblançay était extrêmement riche, qu'il paraissait de jour en jour devenir plus opulent, qu'il achetait des domaines immenses, bâtissait des châteaux et faisait parade d'une fortune étrange. L'inquiétude et le soupçon saisissant le roi, il demanda à son « surintendant » des comptes; l'autre répondit d'une façon évasive. François Ier et Louise de Savoie insistèrent et, à plusieurs reprises, revinrent à la charge. Finalement le roi, lassé des atermoiements dilatoires de Semblançay, nomma une commission qui fut chargée de revoir et d'apurer les pièces de comptabilité. Après bien des tergiversations, Semblançay produisit ses dossiers. La commission les examina. Elle prononça que les pièces étaient en règle. Les choses demeurèrent en l'état. Deux ans se passèrent, lorsque au bout de ce temps, un commis de Semblançay mis en pris pour un délit quelconque, avoua, par vengeance, que son maître lui avait fait faire, à lui et à d'autres, des actes faux, des bordereaux antidatés, des quittances falsifiées, en somme que Semblançay avait suborné et corrompu ses sous-

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ordres, afin d< er la comptabilité qui avail 61

à la commission Franc* • I qu'un pi i

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Ce fut un spectacle lamentable, que relui de ce vieilli — Semblançaj avait Boixante-quinz* . — dont

tence avait été si enviée, conduit a de M '-on.

Il mourut le 11 août 152*3 i\ec constance et courage. Le lieutenant criminel du Chàtelct, Maillart, qui le conduis tremblait plus que lui :

Et Semblançay fut si ferme vieillard

Que l'on cuidoit au vrai qu'il menât pendre

A Montfaucon le lieutenant Maillait,

comme disait Marot. C'était la revanche ou la rançon des magnificences de la cour !

Des effets de ce gaspillage financier de François Ier, tout ce qui était fêtes a disparu. lien reste à peine le souvenir à demi effacé. Pour la gloire du prince une partie et non ! i moindre a subsisté, c'est ce que le roi a fait à l'égard des lettres — le Collège de France toujours vivant en témoigne; et à l'égard des arts — les châteaux subsistants bâtis p;.r lui l'attestent.

L'intérêt que François Ier a porté aux lettres et aux arts est bien provenu un peu, comme chez les mécènes italiens de son temps, du souci de paraître grand et généreux par une intelligente protection accordée aux artistes ; mais il y a eu chez lui plus que de cette orgueilleuse pensée de Louis XIV de rendre son règne illustre au moyen de l'éclat provoqué ou soutenu des littérateurs, des peintres, des architectes, deb sculpteurs ; il y a eu un goût personnel et désintéressé pour les belles choses. Elevé dans le luxe délicat des

œuvres d'art, il a gardé toute sa vie une prédilection marquée à l*égarcl de ce qui était forme élégante; il avait du discernement ; il s'est plu à provoquer dos créations, à les suivre, à les corriger. Ce n'est donc pas seulement à titre d'homme riche et prodigue multipliant les commandes, permettant aux artistes de produire sans compter, qu'il a eu sa part dans le mouvement artistique considérable de siècle; par ses préférences il a contribué en une certaine mesure au développement des modes nouvelles qui peu à peu s'introduisaient; son exemple a incité grands seigneurs et financiers à l'imiter. Il a eu son influence sur le développement de la Renaissance en France.

Cette influence a été moins importante à l'égard de la littérature. La littérature de la première moitié du XVIe siècle est trop personnelle pour qu'une action quelconque ait pu être exercée sur elle. Il n'y a pas lieu de parler du talent de François Pr à écrire. Il composait des vers ; il échangeait des épitres rimées avec sa mère, sa sœur, Mmc de Chateaubriant ou Anne d'Heilly; il a laissé des rondeaux, des madrigaux, des chansons, des épigrammes. C'est de la versification médiocre plus que de la poésie.

Mais il était à même d'apprécier les bons vers. Il sut reconnaître, protéger et encourager le poète le plus en renom de son règne, Clément Marot, bien du temps par son humeur indépendante, sa nature très française, ses poésies aisées et gracieuses qui rappellent joliment la vie <l<is champs. La reine Marguerite qui le goûtait infiniment lui avait fait une pension de 155 livres; François Ier lui donna le titre de valet de chambre avec une pension de 240 Ih Le roi suivait ses compositions; il le poussa à donner une traduction en vers des psaumes, qui en effet parut Mais I ment Marot était de tendance luthérienne ; les psaumes qui eurent un succès considérable dans le monde protestant et que tous les huguenots du xvie siècle chantèrent, lui valurent de vives attaques à la suite desquelles il dut prendre le chemin de l'exil; il allait mourir à Turin en 1544.

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